L’Aventure de Marty – Chapitre 2 (Version sans images)

Aventures de Jouets – Version sans images du Chapitre 2 de L’Aventure de Marty

Lien vers la version avec images

Lien vers le Chapitre 1

Lien vers les avertissements sur le contenu


Près de deux semaines après la victoire de Marty et de ses compagnons contre le puissant Zombos, nos héros avaient fini de construire leur petite maison en bois dans la Prairie Verte juste à côté du nid de Vert. Les capacités magiques du groupe de Marty furent souvent d’une grande utilité lors de la construction, ils prenaient désormais le temps de l’admirer.

Marty : « Elle est bien notre petite maison dans la prairie ! »

Bleu : « Marty ! On vient à peine de se lever et tu commences déjà à faire des références ridicules ! Donne-nous un peu de répit ! »

Marty : « T’as dormi treize minutes depuis que je t’ai réveillé pour te dire que tu ressemblais à Moby-Dick, mais en bleu et moins gros ! C’est suffisant, non ? »

Bleu : « Non… »

Bleu se mit à fortement bâiller, et Vert fit de même.

Marty : « Râleur de gaucher jamais content ! Et puis, ça me fait penser que Moby-Dick est gros comme ma… »

Bleu : « Non ! Ne finis surtout pas cette phrase ! »

Marty : « Comme ma biographie de Charles Dickens ? »

Bleu : « C’est mieux… »

Marty : « Ou comme ma… »

Bleu : « Non ! »

Marty : « Ma figurine de Dick Grayson ? »

Bleu : « Ouf… »

Marty : « Ou comme… »

Bleu : « Non… »

Marty : « Mon Blu-Ray de Dick Tracy ? »

Bleu : « J’ai eu peur… j’ai cru que tu allais dire… »

Marty : « Comme mon bit ! »

Bleu grimaça de rage.

Bleu : « Tu es un homme mort… »

Marty : « Quoi ? Je parlais des bits de mes consoles ! »

Bleu : « Tout à fait… »

Marty : « Même que les prochaines auront plus de mille bits ! Mille bits ! »

Bleu : « Ah oui… ça fait beaucoup de bits… sinon ça change quoi concrètement ? »

Marty : « Bah… Il y a trois pixels qui sont plus nets, le chiffre de la résolution est plus gros, le chiffre des images par secondes est plus gros… Le chiffre de la console est plus gros… Les lettres de l’espace du disque dur sont plus grosses, et surtout plus dures… Les titres des jeux sont plus gros comme il y a écrit “Remastered” partout… Et surtout, les bits sont plus gros ! Et c’est ça qu’on adore ! Quand c’est plus gros… Et le prix aussi est plus gros ! Huit cent quatre-vingt-dix-neuf dollars, maintenant. Mais c’est le prix à payer pour être un vrai gamer ! “This is for the pigeons players” comme ils disaient, je crois ! Je me demande bien ce que ça veut dire ! Mais je suis sûr que ça implique beaucoup de bits ! »

Bleu : « Comme je plains ton monde… Et pitié, arrête de répéter cet autre mot s’il te plaît… »

Marty : « C’est cher, mais on se sent gamer ! D’ailleurs, j’ai entendu dire qu’ils allaient faire un remaster du remaster du remake du remaster du portage de Super Ultra Call of Doodie Whatever Warfare X-4-2-3 VR HD Remastered Remastered Resurrection Revenge Definitive Edition Arcade Battle Royale Returns Deluxe Ultimate Hyper 3D DS 64 U Pro Advance Turbo G 2026 & Knuckles ! J’ai trop hâte ! En plus, il coûtera que cent dix-neuf dollars ! Et pour soixante-neuf de plus, il y a même le season pass qui aura les trois premiers DLC des cinq cent quatre-vingt-dix-neuf prévus ! Une affaire ! Une affaire en or… beaucoup d’or… »

Bleu : « Je peux presque déjà entendre les moutons bêler… »

Marty : « Ça, c’est normal, il y a un troupeau “en marche” juste à côté ! »

Bleu : « Je me disais bien… Bêtises à part, il faut bel et bien avouer qu’on peut être fier de cette maison ! »

Marty : « Meh, la mienne est meilleure… et plus grosse. »

Bleu : « Tu pourrais être un peu reconnaissant au moins, finalement, c’est nous qui avons fait la moitié du travail ! Contrairement à ce que tu avais promis ! »

Marty : « C’est pas vrai ! J’ai fait toute la baraque ! »

Bleu : « Tu as juste compté les morceaux de bois qu’on t’a ramené et tu as tenté de les assembler comme des châteaux de cartes ! »

Marty : « Moi, au moins, je fais des châteaux, monsieur le paysan et sa baraque en bois mi-maison, mi-cabane ! »

Bleu : « Peut-être qu’on aurait pu effectivement en faire un si tu y mettais du tien pour les vraies choses utiles ! Si tu avais aidé ne serait-ce qu’un peu, “bah, déjà, on aurait une cabane !” »

Marty : « “Ah ! Ça veut dire que les poiscailles ne savent pas faire une cabane ?” »

Bleu : « “Non ! Pas du tout ! Non ! Non ! C’est pas ça que j’ai dit !” »

Marty : « “Bah, un peu quand même !” »

Bleu : « Trêve de références à peine drôles, et si l’on faisait quelque chose d’intéressant pour une fois ? »

Marty : « Je sais ! Et si l’on allait… collecter plein de nourriture dans la forêt ? »

Bleu : « Ah ! Ça, c’est intéressant ! Pas comme toute l’action qu’il y a quand on se bat et l’humour douteux de nos conversations ! Allons-y ! »

Marty : « Super ! J’avais vraiment envie de me faire chier aujourd’hui ! »

Bleu : « Ça ne te ressemble absolument pas de répondre comme ça, Marty ! »

Marty : « “C’est génial ! Je prends mes affaires !” »

Bleu : « Ah, voilà ! Une référence pourrie, là c’est naturel ! »

Marty : « On y va ! »

Vert couina deux fois d’une voix qui évoquait un « oui ».

Bleu : « C’est d’accord, allons-y ! »

Marty : « OK, je prends le matos. Ou en d’autres termes, “Squalala ! Nous sommes partis !” »

Marty mit ainsi son chapeau jaune et prit la pelle. Munis de paniers en bois, ils partirent tous les trois en direction de la Forêt Clichia. Même Vert avait un panier qu’il portait sur sa tête.

Marty : « “Un fennec vert, qui marchait dans l’herbe, je l’attrape par le cul, je le montre à ces faux-culs, ces faux-culs me disent…” »

Bleu : « “Finis cette chanson, fais encore un chant, ça fera un ardillon, dans ton fondement.” »

Marty : « Quel casseur d’ambiance, celui-là ! Et puis, “échec de rime !” »

Bleu : « Mes rimes ont un minimum de richesse au moins, pas comme les tiennes qui sont plus que répétitives ! »

Marty : « Et c’est quoi un ardillon ? Monsieur le gros malin qui veut montrer sa grosse culture ! »

Bleu : « Regarde ce qu’il y a sur mon dos et tu auras un indice ! »

Marty regarda le dos de Bleu et sembla froncer les sourcils.

Marty : « Une fourmi ? »

Bleu : « Ce que tu peux être bête… Je parlais des pointes ! »

Marty se gratta la tête et sembla hésiter un instant.

Marty : « Donc c’est un rhinocéros ? »

Bleu se fit une facepalme d’une nageoire.

Marty : « Un hérisson alors ! Un hérisson bleu ! Qui court vite ! »

Bleu : « Rappelle-moi pourquoi on travaille ensemble, déjà ? »

Marty : « Parce que je suis le plus costaud et le plus beau gosse ! »

Bleu : « Non ! L’autre raison ! »

Marty : « Car t’as besoin de moi pour vaincre Zombos ? »

Bleu : « Voilà, celle-là ! Je l’avais oubliée ! »

Marty : « Fais gaffe, t’as sûrement Alzheimer ! Ou la maladie de l’otarie folle ! »

Bleu : « La bonne nouvelle, c’est que c’est sûr qu’elles pourraient jamais t’atteindre ces maladies, il faut déjà un cerveau pour qu’il y ait un effet… »

Marty : « Mais j’ai un cerveau ! Même plusieurs cerveaux ! Tous super intelligents ! »

Bleu regarda Vert qui parut intrigué, puis se regarda lui-même.

Bleu : « Oui, en effet… C’est juste qu’ils ne sont pas là ou où l’on s’attend à les trouver… »

Marty : « Sur ce, allons nous trouver un coin tranquille pour commencer cette foutue putain de récolte de merde ! »

Bleu : « Parle un peu poliment… enculé. »

Ils s’enfoncèrent dans la forêt, ils choisirent un espace assez dégagé, encerclé par les arbres pleins de fruits en tous genres.

Marty : « Ça devrait faire l’affaire ! Remplissons nos paniers de cette bouffe pour bobo gaucher végane ! »

Vert couinait d’excitation.

Bleu : « Joli ! Enculé ! »

Marty : « On a dit d’éviter les gros mots, l’hippopotame… Euh, l’hypocrite ! »

Bleu : « Mais non, ce n’est pas vulgaire dans mon cas. Moi je viens du Sud, et là-bas “enculé” est une ponctuation ! Enculé… »

Marty : « Sympa… enculé. »

Ils récoltèrent tous joyeusement en continuant à enchaîner les jurons. Marty remplissait aisément son panier ; Vert grimpait aux arbres, tel un écureuil et faisait tomber les fruits dans le panier qu’il avait laissé par terre et le panier porté juste en dessous par Bleu. Cachées dans les feuillages des arbres, deux silhouettes murmuraient.

Inconnu : « C’est le moment… »

Vert couina de manière étonnée.

Bleu : « Quelque chose ne va pas ? »

Marty : « Qu’est-ce qu’il y a, les paranos ? »

Inconnu : « Maintenant ! »

Les deux silhouettes sautèrent soudainement et tentèrent de frapper Marty en pleine tête. Marty esquiva rapidement comme s’il s’y attendait, il attrapa fortement la patte d’un des deux individus et s’en servit pour marteler avec une grande violence le second. Ces deux individus n’étaient nul autre que Blobor et Scarab, les deux stupides sbires du terrible Zombos.

Bleu : « Pas encore eux… »

Marty : « “Le sang de vos morts vous mangerez !” Euh… Je veux dire… Regardez qui voilà… deux sous-merdes ! »

Bleu : « Marty ! »

Marty : « Pardon, deux minables ! Enculé ! »

Blobor : « C’est pas vrai ! »

Scarab : « Comment est-ce que ça a pu arriver ? »

Bleu : « La discrétion n’est pas votre fort, vous savez. »

Marty : « Et vous puez la merde surtout ! »

Vert couina agressivement. Les deux assassins incompétents commençaient à se redresser.

Blobor : « Tout est encore de ta faute, Scarab ! »

Scarab : « Mais c’est pas ma faute, c’est ta gélatine qui a glissé sur ma patte ! »

Marty remarqua un objet au sol qu’avaient laissé tomber ses ennemis, c’était une sorte de patin à roulettes métallique formé de sorte à être placé sous une chaussure. Scarab avait essayé de s’en servir comme un marteau improvisé pour assommer Marty.

Marty : « Oh, et je vois que vous avez laissé un petit cadeau pour moi ! »

Scarab : « Non ! Ne le prends pas ! »

Marty : « Je vais le prendre ! »

Scarab : « Non ! »

Marty : « Oui ! »

Marty s’en empara tout en conservant son puissant sourire moqueur.

Marty : « Intéressant… Plus qu’un deuxième pour compléter la paire ! »

Blobor : « Tu ne l’auras pas, celui-là ! »

Marty : « “Si.” »

Blobor : « “Non.” »

Marty : « “Si !” »

Blobor : « “Oh, non !” »

Marty : « “Si…” »

Blobor : « “Non…” »

Marty : « “Si.” »

Blobor : « “Non !” »

Scarab : « Qu’est-ce qu’il se passe ? »

Bleu : « Oh, excuse-les, c’est leur instant spécial références. »

Scarab : « Ah… »

Marty : « Envie d’une petite baston, “les morveux” ? »

Blobor : « Ne crois pas que ça sera si facile ! Champis ! Montre-toi, maintenant ! »

Champis, qui était depuis le début dissimulé derrière un arbre, sorti enfin de sa cachette avec son habituel sourire crispé. Bleu et Vert se mirent aux côtés de Marty.

Blobor : « Et maintenant que je te connais bien, le morveux, je ne commettrai plus l’erreur de ne pas commencer le combat sous ma forme finale ! Tu connaîtras désormais dès le départ mes plus puissants tours ! »

Il s’inversa pour passer à sa forme alternative.

Marty : « Forme finale ou pas, tu restes un minable, finalement ! Bien… Amenez-vous ! »

Blobor : « Tu vas être servi ! »

Scarab et Blobor engagèrent le combat contre Marty pendant que Bleu et Vert commençaient leur lutte contre Champis. Scarab attrapa Blobor et le lança sur Marty. Blobor se recouvrit de ses pointes dans le but de blesser mortellement Marty. Ce dernier le bloqua avec sa pelle et exécuta un puissant renvoi sur son ennemi gluant qui fut éjecté et renvoyé dans la direction de Scarab. Le scarabée n’était pas assez rapide pour esquiver et se contenta de retenir son camarade en allongeant ses pattes pour l’attraper. Les piquants de son allié parvinrent tout de même à lui embrocher très légèrement certaines pattes quand bien même il tentait de rétracter aussi vite que possible ses pointes.

Scarab : « Ouille ! »

Blobor : « Bon sang ! »

Marty : « “Retour à l’envoyeur !” Autre chose en stock, les moches ? »

Scarab : « Oui ! »

Toutes les pattes de Scarab s’allongèrent et étreignirent Marty qui ne pouvait presque plus bouger, il se débattait autant qu’il pouvait ce qui secoua bien le scarabée à la taille surnaturelle.

Scarab : « Blobor ! Empale-le ! »

Blobor changea son corps à nouveau qui gonfla et prit beaucoup de hauteur, et une fois couvert de pointes, il s’avança lentement vers Marty.

Scarab : « Plus vite ! Je vais pas le retenir longtemps ! »

Blobor : « Désolé, imbécile de coléoptère, mais c’est difficile pour moi de me déplacer rapidement sous cette forme ! »

Scarab : « Collé-oh quoi ? »

Marty : « À tes souhaits ! »

Blobor : « La ferme, et concentre-toi ! Cette fois, nous allons en finir d’un seul coup ! »

De l’autre côté du combat, le champignon et les bêtes s’affrontaient à coup de charges, de roulades, de morsures, et de bonds violents. Vert donna un coup de tête à Champis qui fit exactement pareil. Bleu tira ses pointes magiques sur Champis qui se mit à briller et explosa laissant derrière ses nuages de spores comme d’habitude. Vert eut le temps de s’éloigner, mais se prit tout de même en partie l’explosion. Champis se reconstitua. Vert et Bleu étaient relativement lassés du combat. Ils avaient gâché une certaine quantité d’énergie en attaquant et en esquivant les attaques kamikazes du champignon anormal, il s’était lui-même assez considérablement épuisé à force de répéter ce procédé d’explosion et de régénération. Bleu, assez essoufflé, regarda autour de lui pour évaluer la situation et constata dans quelle crise semblait se situer actuellement Marty.

Bleu : « Vert ! Il faut qu’on aide Marty de toute urgence ! »

Vert couina affirmativement et avec détermination. Ils accoururent aussi vite qu’ils pouvaient pour aider leur ami. Champis, frustré, les poursuivis. Vert qui sentait son opposant lui courir après, attrapa dans sa gueule un grand morceau de bois et le lança rapidement derrière lui, ce qui fit trébucher avec succès le champignon imprudent dont la face se retrouva au sol. Blobor était à présent très proche de Marty.

Blobor : « Ha, ha, ha ! Tu ne peux pas t’échapper ! »

Marty semblait s’apprêter à lui répondre.

Bleu : « Ça, c’est ce que tu penses ! »

Blobor : « Quoi ? »

Bleu embrocha soigneusement trois des six pattes de Scarab, et Vert mordit une quatrième et tira Scarab autant que possible, celui-ci dû finalement abandonner l’allongement de ces pattes et se retrouva collé à Marty. Blobor qui devina la suite se dégonfla aussi vite que possible pendant que Vert s’apprêtait à lancer Scarab. Finalement, il se prit quelques piquants sur son dessous et Blobor fut déstabilisé. Marty fonça vers lui et l’attrapa par ses derniers piquants pour le lancer lui aussi, mais cette fois-ci sur Scarab qui fut ainsi bien blessé.

Marty : « Merci, les gars, mais vous avez ruiné ma botte secrète ! J’allais leur montrer un nouveau tour ! J’allais bien les avoir ! »

Bleu : « Le jour où tu seras réellement piégé dans une situation comme ça, tu seras bien content qu’on t’aide ! »

Marty : « Mais oui… Bon, finissons le ménage. »

Il attrapa les pattes non blessées de Scarab et fit tournoyer l’insecte qui cogna Blobor au passage tout en l’emportant, sa gélatine affaiblie devenant bien gluante dans sa forme finale. Marty finit par les jeter contre un arbre, puis les cogna de force avec sa pelle, ils étaient à présent presque assommés en plus d’être couverts de diverses blessures.

Scarab : « Je vois… des étoiles… qui tournent… »

Blobor : « Je crois que je vais vomir… Morveux de mes deux ! »

Marty : « Comme quoi, il n’y a pas que des avantages à ta “forme finale”, il y a aussi pas mal de défauts ! Ton corps dégueu ne réagit pas toujours comme tu t’y attends sous cette forme ! Tu devrais plus t’entraîner, le feignant. Mais même avec mille ans d’entraînement, tu ne pourrais pas me blesser, car je suis parfait ! »

Blobor : « Peste… »

Champis arriva enfin vers eux, et cracha un puissant nuage jaune très épais de ses spores, Marty et ses amis ne voyaient presque plus rien en plus de tousser sans arrêt.

Marty : « Bordel… ça pue vraiment la chiasse cette connerie ! »

Bleu : « C’est horrible ! »

Scarab : « Fuyons d’ici ! »

Les trois vauriens partirent à toutes jambes, du moins avec celles en état de marche qui leur restaient, sans que les héros puissent faire quoi que ce soit et continuaient à tousser sous l’effet du nuage de spores. Alors qu’il se dissipait, Marty eut le temps d’entrevoir dans quelle direction les fuyards se rendaient.

Marty : « Rattrapons-les ! »

Bleu : « Pouah ! Ses spores sont dégueulasses ! Courons, maintenant. Il ne faudrait pas les laisser s’enfuir ! »

Vert cracha un peu de vapeur jaune et couina affirmativement. Les trois partirent à la poursuite des sbires de Zombos à travers le nord-ouest de la forêt, ils rejoignirent la Forêt Champinogène, mais semblaient avoir perdu la trace des fuyards.

Marty : « Ils sont partis par où, exactement ? Hors de question de laisser s’échapper ces losers ! »

Bleu : « Comment peut-on faire pour les retrouver ? »

Marty : « C’est pas moi qui vais trouver la réponse à la question, puisque je la pose aussi, gros malin ! »

Bleu : « Calme-toi, on va trouver quelque chose ! Oh, si seulement j’avais un super odorat pour flairer leur piste… attends… »

Vert flairait le sol à la recherche d’une odeur particulière.

Bleu : « Mais c’est bien sûr ! Vert ! Guide-nous jusqu’à ces fauteurs de troubles avec ton flair ! S’il te plaît ! »

Vert couina affirmativement avant de se mettre devant eux pour suivre l’odeur des sbires, ils reprirent la traque, lentement, mais sûrement.

Marty : « Le bon côté de l’autre champi qui pue de la gueule, c’est qu’on peut retrouver son haleine de chacal à des kilomètres ! »

Ils franchirent la dernière partie de la forêt située à l’ouest et se terminant en forme de champignon. Ils découvrirent un grand bâtiment très étrange aux allures assez futuristes. Il était coloré d’un doré métallique. Des ornements de forme arrondie étaient rouges et tachetés de jaune, et il en était de même pour le sommet identique à un chapeau de champignon. D’étranges réservoirs vitrés immenses et remplis d’un liquide jaunâtre plein de bulles qui évoquaient des spores étaient situés sur les parois de la partie inférieure de la structure. Cette même partie avait la forme d’un tronc de champignon doté de racines. Le bâtiment était entouré par une autre forêt, mais elle est uniquement remplie de champignons géants qui partageaient les mêmes couleurs que Champis pour la majorité d’entre eux. Étrangement, la zone était devenue soudainement très sombre, et des petits orbes violets et jaunes bizarres flottaient dans les airs.

Marty : « C’est quoi ce bordel de hippie foncedé ? Bleu ! Combien de champignons hallucinogènes t’as foutus dans ma boisson ce matin ? »

Bleu : « Pas plus que d’habitude… Pour tout t’expliquer, cet endroit est la Forêt Mushxic… toujours aussi sombre que dans mes souvenirs… Cette forêt est comme maudite, et sa brume de spores à l’étrange propriété de prendre vraiment tout son effet qu’en s’en approchant, et tout devient bizarrement très sombre. Déjà que les lieux sont peu visibles quand on est loin… Cet endroit est très dangereux et rares sont ceux à s’y aventurer, tant il est facile de s’y perdre, et étant donné que la brume est toxique sur le long terme… On raconte aussi que des champignons ont muté en d’étranges abominations incroyablement toxiques… »

Marty : « Merci pour le cours de géo, la morue, mais il faut vite se bouger si l’on peut crever de ces saloperies, même si ça doit n’avoir aucun effet sur un bonhomme comme moi ! »

Il se mit soudainement à tousser.

Marty : « Saleté de champignon dans la gorge… euh, de chat. »

Bleu : « Cesse donc de faire ton intéressant, et allons là-dedans… mais tout de même prudemment… »

Marty : « Je serais aussi discret qu’un caméléon ! »

Bleu : « Je dirais plutôt un sanglier en rut… »

Ils s’approchèrent de la grande double porte d’entrée métallique qui s’ouvrit automatiquement en l’approchant. Elle révéla un couloir en forme de tube et d’une peinture couleur crème avec une large rayure rouge qui traversait le milieu du sol et du plafond. Les murs étaient ornés de nombreuses fenêtres qui révélaient le même liquide que dans les réservoirs visibles à l’extérieur. Ils pénétrèrent dans la structure.

Marty : « C’est très “design”, tout ça… »

Bleu : « Ça ressemble peu au style de Zombos… et quand bien même je l’ai déjà vu utiliser de la très haute technologie, ce serait dur de penser qu’il soit derrière tout ça… Cette structure doit être assez récente. Vu la taille, je pense qu’on l’aurait vue avant, et ce même avec l’obscurité qui enveloppe la forêt… J’ai un mauvais pressentiment… »

Marty : « Tu te fais du sang d’encre pour rien la pieuvre ! »

Ils avancèrent à l’intérieur et arrivèrent à un croisement au bout du couloir.

Bleu : « On prend… »

Marty : « À droite ! »

Bleu : « Trop prévisible… »

Ils prirent donc à droite et suivirent le couloir qui était courbé. Une porte se trouvait à mi-chemin et s’ouvrit à leur passage, révélant une grande salle encadrée par le cercle de couloirs. Elle portait les mêmes couleurs que les couloirs, et les rayures nombreuses rejoignaient un grand cercle rouge au milieu. De nombreuses vitres en forme de rayures verticales qui révélaient le liquide jaune se trouvaient sur les murs de la salle. De multiples vitres verticales descendaient depuis le centre du plafond circulaire. Il y avait un grand réservoir de liquide jaune au plafond à l’emplacement de ce même centre. Ce réservoir était en forme de tube vitré fermé en bas par un grand bout métallique rouge. Un autre grand réservoir vitré était au bas du sud de la salle, le groupe mené par Marty s’en approcha.

Marty : « Mais c’est quoi ces conneries de merdes à la fin ? »

Bleu : « Je l’ignore. Au vu de l’apparence de ce liquide, on dirait que c’est lié aux spores de la forêt, ou peut-être de Champis… mais je n’ai aucune idée de ce à quoi ça peut servir. »

Marty : « Comme d’hab, tu sers à que dalle ! »

Bleu : « Tu as une idée toi peut-être plutôt que de faire ton râleur ? »

Un bruit de porte se fit entendre, et Vert couina pour alerter ses amis. Les trois sbires venaient d’arriver dans la salle par la porte au nord. Une sorte de lien lumineux sortait des bras de Champis et atteignait Scarab et Blobor qui semblaient désormais presque en pleine forme et se dirigeaient vers le centre de la salle.

Blobor : « Ils sont là ! »

Scarab : « Mais c’est eux ! Comment ils nous ont suivis jusqu’ici ? »

Blobor : « Aucune importance, nous avons une solution parfaite cette fois-ci contre ces insectes ! »

Marty : « Vous ne vous en sortirez pas comme ça, les gredins ! »

Bleu : « Il n’y a aucune échappatoire ! »

Blobor : « Ha ! Nous avons une petite surprise pour vous, les morveux ! »

Scarab : « Oui ! Euh… C’est où qu’on appuie ? »

Blobor : « Le bouton rouge ! Crétin ! »

Scarab : « Ah, oui ! »

Ils reculèrent un peu et Scarab appuya sur le bouton rouge d’une télécommande. Le bout du tube au-dessus d’eux s’ouvrit en quatre parties, et trois formes arrivèrent dans le réservoir avant de tomber au sol en sortant du tube, laissant tomber une certaine quantité de liquide jaunâtre avec elles. Ces trois formes étaient identiques à trois créatures un peu trop familières…

Bleu : « Mais… mais… ces trois-là… ils nous ressemblent ! »

Vert couina d’étonnement.

Marty : « On dirait un autre champi moche ! Un autre chaton-écureuil ! Et un autre poulpe piquant ! »

Bleu : « On a un nom, tu sais… »

Marty : « Oui ! Euh… Jean-Claude ! »

Bleu : « Bon sang… »

Les trois doubles se redressèrent. Leur apparence était en effet identique à celle de leur modèle, mais certaines de leurs couleurs étaient assez irrégulières à certains endroits de leur corps. Le double de Champis présentait lui d’étranges moisissures sur le haut de son visage et sur chapeau.

Scarab : « Alors vous en pensez quoi ? »

Blobor : « Je vous présente vos trois nouveaux meilleurs amis ! Verht ! Bleuh ! Et Champhis ! »

Marty : « Mais c’est presque les mêmes putains de noms, bandes de feignants ! »

Bleu : « Toujours plus créatif que “Bleu” ou “Vert”… »

Marty : « C’est pas le moment le calmar ! »

Bleu : « J’ai l’air d’un calamar ? »

Marty : « Arrête de chipoter le cachalot ! »

Bleu : « Bizarre, j’ai cru entendre quelqu’un crier au loin “Kakarot”… »

Marty : « Comment vous avez fait, les tapettes ? C’est pas possible que des nazes comme vous maîtrisiez le clonage ! »

Blobor : « Nous ne le maîtrisons effectivement pas, mais nous avons pu tout de même parvenir à un résultat ! Vois-tu, le morveux, cette forêt regorge de ressources étranges, et ce bâtiment tout autant ! Il ne vient même pas de ce monde ! Et cette forêt délicieusement malsaine elle-même n’est pas devenue ce qu’elle est depuis plusieurs siècles sans une intervention extérieure ! Mes ancêtres y sont d’ailleurs nés ! »

Marty : « Cool ta vie. »

Blobor : « Nous avons exploité ce que tous ces lieux avaient à nous offrir, et nous avons pu fabriquer ces clones à partir des substances trouvées ! »

Marty : « Et de tous les clones à faire vous n’avez ni copié mon corps de rêve ni votre boss ? Vous êtes cons ! Mais de toute façon, je ne peux être qu’unique ! »

Blobor : « Il y a une raison, le morveux grossier. Vois-tu, bien que ces substances et celles extraites de Champis et de ma propre gélatine qui partagent des propriétés similaires peuvent régénérer presque n’importe quoi ou former d’autres corps, le procédé reste très limité et les clones ne tiendraient pas longtemps. Il faut pour ça des données génétiques en provenance de la cible à cloner pour pouvoir faire des clones parfaits. Nous en manquions, et ces clones ne sont donc pas parfaits et moins puissants, mais c’est suffisant pour qu’ils ne meurent pas de leur imperfection génétique ! Champis et tes deux amis en raison de leur lien naturel avec ces terres ont été les candidats idéaux, car ce laboratoire était capable d’exploiter leurs données en analysant la région ! Nous avions prévu des clones de nous-mêmes, mais mon corps est trop instable pour être analysé et cloné. Les autres étaient bien trop faibles ou trop puissants, et ont des gènes trop complexes à exploiter pour le temps dont nous disposons. Et concernant Scarab… qui voudrait le cloner ? Un est déjà de trop ! »

Scarab : « Youpi ! Je suis unique ! »

Blobor : « Encore heureux… Nous prévoyions une armée de clones, y comprit de ta pathétique face en exploitant les restes de ta carcasse. Mais le Laboratoire Myconinve n’est que de passage et partira dans très peu de temps. Mais nous avons toujours des échantillons qui nous seront bien utiles plus tard ! Et nous pourrons créer une armée clonée toute-puissante, qui cumulée à nos forces et à ces clones ici présents, permettrons d’écraser brutalement et sans pitié tous les pathétiques moucherons de votre genre ! »

Marty : « “OK.” »

Blobor : « Si vous nous excusez à présent, nous avons à faire, maître Zombos nous a ordonné de vérifier quelque chose de toute urgence, c’est bien dommage de ne pas assister à votre extermination, mais c’est comme ça ! Maintenant, amusez-vous bien ! »

Blobor et Scarab partirent avec un rire fou et sadique.

Marty : « Deux Champis, et des clones de vous deux… ça va swinguer ! »

Il prit sa pelle et sortit sa lance et se mit en position, Vert couina et se mit en posture agressive.

Bleu : « Oh, un autre moi… Je sens que je vais devenir fou ! Mais il faut que je réussisse à me battre moi-même ! »

Bleu prit son expression sérieuse en fronçant ses paupières très peu visibles comme il le faisait toujours à chaque combat.

Marty : « Je m’occupe des deux champis dingos, prenez les autres imposteurs de mon cul ! »

Bleu : « Quelle brillante tactique, comme toujours… »

Marty chargea vers les deux champignons sur pattes, tandis que les clones s’écartaient pour ne pas se prendre l’une de leurs explosions et se dirigèrent vers Bleu et Vert. Les deux champignons jumeaux se mirent tous deux à briller et Marty les frappa en même temps de ses armes avant de faire un pas en arrière et de se couvrir. Ils explosèrent et commencèrent leur processus de régénération. Marty remarqua que le clone était plus lent à se reconstituer que son homologue. Cependant, un liquide jaunâtre semblable à celui vu dans le laboratoire persistait au sol au niveau du lieu de son explosion. Marty supposa qu’il s’agissait d’une sorte de liquide corrosif. Une fois reconstitués, ils se mirent à cracher des projectiles corrosifs vers Marty. Encore une fois, les attaques issues du clone se comportaient différemment, ses projectiles étaient moins gros et moins rapides, mais les traces qu’ils laissaient sur ce qu’ils touchaient étaient bien plus persistantes. Marty esquiva avec difficulté tant Champis et son double le mitraillait de boules corrosives. Marty se retrouva près du mur et Champis se dirigea vers lui, prêt à exploser. Marty se mit en position de garde pour se protéger autant que possible. Mais à la suite de l’explosion de Champis, Champhis arriva et explosa encore plus près ce qui fit que Marty se cogna au mur sous l’effet explosif en plus d’être assez légèrement blessé. Il se ressaisit rapidement, et en profita pour mettre hors-jeu Champis qui venait de se reconstituer en l’assommant d’un très puissant coup de pelle et en continuant à le frapper au sol. Il planta ensuite la lance sur le chapeau de Champis.

Marty : « Au menu d’aujourd’hui, brochette de champignons moisis ! »

Il lança Champis aussi fortement que possible sur Champis ce qui le fit tomber en se prenant son allié sur la face, Marty se mit ensuite devant eux, prêt à répondre de leurs prochains mouvements. Pendant ce temps, Bleu et Vert combattaient leurs clones, ils avaient un léger avantage de puissance sur eux, même s’ils étaient encore surpris par les techniques similaires de leurs adversaires. Vert se mit à couiner violemment plusieurs fois et Verht couina furieusement, c’était l’occasion de constater que la voix des clones était également légèrement plus grave.

Bleuh : « Toi ! Imposteur ! Je vais t’anéantir ! Je suis le vrai Bleu ! »

Bleu : « Silence, usurpateur ! Moi au moins je ne suis pas artificiel ! »

Bleuh : « Traître ! »

Bleu : « Menteur ! Tu ne voleras pas mon identité ! »

Les bêtes vertes s’échangèrent des morsures et des coups de griffes et les deux autres tentaient autant que possible de se piquer en utilisant leurs pointes. Vert et son clone se mirent à briller d’une lumière vert émeraude et des petites lames magiques vertes en demi-cercles apparurent au-dessus d’eux. Verht en avait moins, mais elles paraissaient plus dangereuses en raison de minuscules dents sur les côtés des lames. Ils lancèrent leurs lames qui se brisèrent entre elles en entrant en contact. Ils continuèrent en tentant des lancers différents, et au fur et à mesure quelques lames de Vert passaient à travers celles de Verht pour le toucher ou du moins parfois le forcer à esquiver. Bleu et son clone combattaient désormais de façon semblable avec leurs pointes magiques. Les champignons avaient poursuivi leur affrontement avec Marty avec beaucoup de difficulté, ils étaient à présent à bout. Marty s’approcha d’eux avec ses armes, et Champhis siffla d’une voix désespérée.

Marty : « Abandonne ! »

Il le fit tomber en arrière d’un coup de pelle. Il se redressa avec difficulté. Marty qui s’ennuyait regarda dans la direction de ses camarades et eut une idée en voyant leur affrontement. Marty posa le chapeau jaune en position à l’envers sur une zone assez proche des champignons, et posa le jaune lui aussi à l’envers non loin des combats. Marty revint vers ses ennemis et les provoqua. Les deux champignons qui n’avaient plus d’autres options décidèrent de tenter de s’exploser sur lui. Marty recula tout en se moquant d’eux, les deux passèrent sur le chapeau jaune sans s’en rendre compte tant ils étaient focalisés comme toujours sur leur but. Ils furent très surpris de réapparaître plus loin sur le chapeau rouge et étaient incroyablement confus. Marty fonça et les attrapa par surprise tout en continuant à courir vers ses alliés. Champis et son clone se mirent à briller tout en paniquant. Bleu et Vert furent surpris de voir Marty aller vers eux tout en tenant ces deux bombes sur pattes. Marty se dépêcha de vite lancer avec autant de force que possible chacun d’entre eux entre les projectiles magiques.

Marty : « Chaud devant ! »

Bleu : « Mais tu es fou ! »

Bleuh : « Quoi ? »

Champis et son double explosèrent au contact des projectiles ce qui causa de grandes explosions de jaune, de vert et de bleu sous forme de nuages et de particules, et ce qui repoussa toutes les bêtes en arrière. Le tout finit par se dissiper et les champignons se reformèrent, épuisés.

Marty : « Prends-en de la graine, Michael Bay ! »

Bleu : « Tu es dingue ! »

Marty : « Alors ça vous plaît les feux d’artifice ? »

Bleu : « Non ! Pas quand on s’en prend au visage par surprise ! Tu aurais pu mieux prévenir ! »

Marty : « Mais ça aurait gâché tout l’intérêt ! »

Bleuh : « Mais quel malade ! »

Marty : « Alors la bleusaille, on est sur le cul ? »

Bleuh : « Comme tu es grossier ! »

Marty : « Comme tu es gros ! »

Bleuh : « Tu es ridicule ! »

Marty se mit à chanter.

Marty : « Vive les péquenauds ! Vive les péquenauds ! »

Bleuh : « Absurde ! Laissons tomber, on part ! Hors de question de les affronter jusqu’au bout maintenant. »

Les trois clones partirent avec Champis vers la porte au nord. Marty et ses alliés tentèrent de les poursuivre, mais Champhis se retourna vite pour cracher son nuage de fumée jaune, ce qui leur permit de s’enfuir, car cela stoppa encore une fois la bande de Marty.

Marty : « Mais pourquoi ils utilisent pas cette fumée plus souvent si c’est si efficace ? Oh, suis-je bête ? Parce qu’ils sont cons ! »

Bleu : « Sûrement, car ça les handicaperait presque autant que nous. C’est difficile de respirer et de voir là-dedans… »

Ils avancèrent autant que possible tout en toussant pendant que la fumée se dissipait peu à peu. Marty récupéra ses chapeaux, et ils franchirent la porte puis celle juste en face dans le couloir circulaire. Ils retrouvèrent les clones et Champis ainsi que Blobor et Scarab dans une salle en forme de champignon et munie de nombreuses machines semblables à des ordinateurs. Les clones disparurent en franchissant chacun leur tour un téléporteur au centre de la pièce.

Marty : « Vous disiez ? L’extermination… tout ça… »

Scarab : « Ça ne peut pas être vrai… Aïe ! Mon popotin a toujours mal ! »

Blobor : « Vous avez gagné cette fois, mais plus tard nous vous réduirons en cendres ! »

Scarab : « Ouais ! Vous… Vous avez gagné la guerre, mais pas la bataille ! Euh… Non, attends… On dit ça comment, déjà ? »

Blobor : « Oh, tais-toi, Scarab ! Champis, ramène-toi par ici, on file ! »

Champis répondit d’un sifflement relativement hostile puis se mit à fixer calmement le groupe de Marty.

Blobor : « Champis ? Que fais-tu, imbécile ? »

Marty : « Qu’est-ce que t’as ? Tu veux encore te battre ? »

Champis siffla négativement.

Bleu : « On dirait qu’il veut venir avec nous. »

Marty : « Vraiment ? On peut te faire confiance, tronche de cake ? Tu vas pas encore nous exploser à la tête ? »

Il siffla doucement puis hocha son chapeau légèrement.

Marty : « Bon, bah, bienvenue au club. »

Blobor : « Misérable traître… »

Scarab : « Oh non ! Un copain de moins ! »

Bleu : « Vu comment vous l’avez sûrement traité, ça m’étonnerait qu’il fût heureux de travailler avec vous. Sans parler de votre faiblesse, j’imagine bien que Champis apprécie les plus forts, même avec Zombos de votre côté il n’a aucune raison de rester sur un bateau sur le point de couler ! »

Marty : « Ne tente pas mes jeux de mots ! »

Blobor : « Pestes… Tu reviendras la queue entre les jambes quand tu te rendras compte de quel côté sont vraiment les plus puissants ! En attendant, ne t’étonne pas s’il doit t’arriver de partir les pieds devant si un des nôtres venait à être un peu trop brutal en punissant ta trahison ! »

Scarab : « Mais Blobor, Champis n’a pas de queue… »

Blobor : « Ferme ton clapet, Scarab ! Débarrassons le plancher ! Avant que ça ne soit lui même qui décide de partir… »

Les deux prirent effectivement le téléporteur avant que le groupe de Marty puisse agir. Le téléporteur fut ensuite soudainement enveloppé par de l’électricité. Champis siffla, et Marty souffla un coup.

Bleu : « On rentre, Marty ? On est épuisés… On a trop couru et on s’est trop battu, là… »

Marty : « Trop pour les fiottes comme vous, mais pas pour moi ! »

Champis se dirigea vers une sorte de petit coffre métallique dans le coin gauche de la pièce, puis revint après l’avoir ouvert avec une étrange fleur blanche uniquement composée de pétales, cinq pour être exact. Champis la tendit vers Marty.

Marty : « Euh… Merci… j’imagine… »

Bleu : « On dirait bien qu’il te fait une fleur ! »

Marty : « Très drôle. Mais qu’est-ce que cette fleur cucul la praline pour pédales a de si spécial ? »

Bleu : « Cette fleur… ça doit être une fleur de magie, on pourrait en tirer un superbe potentiel ! »

Marty : « Ah… cool ! Je suppose. Bon, allons à la maison maintenant. »

Ils partirent avec leur nouvel allié et leur nouvel objet. Ils revinrent à la Prairie Verte tout en récupérant au passage les paniers qu’ils avaient dû abandonner et firent visiter la maison à Champis. Ils fabriquèrent rapidement un bac à partir de planches de bois inutilisées et creusèrent de la terre à l’aide de la pelle pour le remplir. Ils le placèrent ensuite dans leur grande chambre à l’étage supérieur. Le but de ce bac était de servir de lieu de repos pour Champis, comme celui-ci a besoin de planter son corps dans de la terre pour dormir dans des conditions optimales. Ils mangèrent une partie de leurs récoltes puis allèrent se reposer, lorsque Champis s’endort, son visage et ses membres disparaissent et des petites spores jaunes tombent lentement en continu des dessous de son chapeau. Le jour se leva, et le groupe fit de même.

Marty : « Tout le monde a bien dormi ? »

Bleu : « Yep… J’étais tellement crevé que je me suis endormi en un rien de temps dans mon bassin. »

Vert bâilla, et Champis siffla doucement deux fois.

Marty : « Mmm… Je prends ça pour un oui général. Aller, au boulot maintenant ! On a des provisions à récolter ! »

Bleu : « Oh, la flemme… »

Marty l’attrapa par la queue et le souleva.

Bleu : « Mais ! »

Marty : « Si vous venez pas, les gars, je vous tire de force ! Partagez le supplice, un peu ! »

Bleu : « Oh… »

Vert fit le couinement le plus fatigué du monde. Le groupe constata que des petits champignons aux couleurs de Champis avaient poussé vers les bords de son bac.

Marty : « Ce truc s’est reproduit ? Si oui il faut vite le tuer avant qu’il se multiplie plus ! »

Bleu : « Du calme. J’en ai déjà vu, ça ne grandira pas beaucoup et ça ne bougera pas. Ce sont des champilings. Ils peuvent effectivement se reproduire, et ce à assez grande vitesse, mais ils sont inoffensifs et délicieux. Ils sont hautement nutritifs, cependant il n’est pas bon d’en consommer une grande quantité à la suite. »

Marty : « Car ils sont hallucinogènes ? »

Bleu : « On peut dire ça. »

Marty : « Ça défonce. »

Ils passèrent toute la journée à récolter nourriture et matériaux, ils avaient désormais assez de provisions pour plusieurs semaines. Ils venaient de revenir à leur maison, et il faisait nuit à présent, on pouvait entendre des sons d’insectes et d’oiseaux résonner autour de la prairie.

Bleu : « Je… suis… mort ! »

Vert s’allongea au sol.

Marty : « C’était crevant ces conneries ! Mais au moins, on a ce qu’il faut pour un bon moment ! Maintenant, on va se la couler douce en prenant quelques jours de repos, puis on va botter le derrière des autres zigotos ! »

Champis siffla d’une manière légèrement agacée.

Bleu : « Je suis crevé et j’aimerais vraiment, mais vraiment te répondre oui. Mais vu toute cette histoire de clones, j’ai le pressentiment qu’il vaut mieux se dépêcher avant que les autres fourbes n’aient le temps de préparer quelque chose d’encore plus dangereux ! »

Marty : « Pour une fois que je propose au gaucher de rien branler, il refuse ! Vous êtes vraiment jamais contents, les bobos-islamogauchers ! »

Ils rentrèrent à l’intérieur en continuant à enchaîner des blagues politiques de piètre qualité. Ils se reposèrent la nuit. Le jour se leva et le groupe sortit.

Bleu : « Alors le plan ? »

Marty : « On fonce dans le tas ! »

Bleu : « Pourquoi je m’attendais à cette réponse ? »

Marty : « On y va ! »

Bleu : « Mais où ? On ne sait même pas où ils sont ! »

Marty : « J’avais pas pensé à ça… et merde ! »

Bleu : « Peut-être qu’on pourrait essayer au moins de prendre la Grande Route au nord de la Forêt Champinogène ? En plus, c’est juste à côté de l’ancien repaire. On peut toujours vérifier rapidement par là s’ils y sont au passage, puis on aura plus qu’à aller vers le nord. C’est vraiment dans ces zones-là que les troupes de Zombos avaient tendance à opérer ! »

Marty : « Mais je vais pas me déplacer pour rien moi ! »

Bleu : « Et après c’est moi le fainéant de gaucher… Une meilleure idée, feignasse ? »

Marty : « Je l’avais bien dit qu’on aurait mieux fait de rien foutre ! Mais personne ne m’écoute jamais ici ! »

Champis se mit à siffler répétitivement comme s’il semblait vouloir dire quelque chose.

Bleu : « Tu sais où aller, Champis ? »

Champis hocha son corps autant que possible pour répondre affirmativement.

Bleu : « C’est vrai que tu as travaillé avec eux ! Tu dois en savoir beaucoup sur toutes leurs planques ! »

Marty : « Et tu pouvais pas le dire plus tôt ? On te suit ! Mais fais pas trop le fier… »

Marty s’équipa, et ils avancèrent rapidement en suivant Champis. Celui-ci les dirigeait finalement vers la Grande Route. Ce qui était autrefois un grand chemin de terre entouré par les arbres était désormais une route asphaltée. Ils marchèrent vers le nord, et après plusieurs dizaines de minutes de marche, ils entendirent un bruit de moteur qui venait de derrière eux.

Bleu : « C’est quoi ce bruit ? »

Marty : « On dirait qu’un véhicule vient vers nous. »

Bleu : « Un véhicule ? »

Marty : « Ce serait trop long à t’expliquer. »

Bleu : « Non, c’est bon, je sais ce que c’est, ça fait juste depuis très longtemps que j’en ai avait pas entendu parler… »

Ils aperçurent le véhicule en se retournant. Il s’agissait d’un camion américain peint aux couleurs militaires. Il était de taille étrangement assez petite puisque l’unique pot d’échappement en haut du camion n’arrivait que vers le cou de Marty. Il utilisait en tant que remorque un skateboard de taille anormalement grande, et qui était dépourvu de roues avants, il ne restait du truck avant que l’embase et un kingpin. Ce dernier était inséré dans une fente à l’arrière du camion ce qui permettait d’utiliser le skateboard comme une remorque. Un soldat se trouvait sur la planche à roulettes. Il était minuscule, et portait un costume blanc et un casque de la même couleur. Ses bottes étaient noires, et il avait deux poches également noires sur l’avant de son pantalon ainsi que deux autres sur l’arrière. Il se tenait sur un socle blanc de forme assez rectangulaire, et il tenait entre ses mains un lance-roquettes noir. Le camion passa devant eux.

Marty : « Il manque vraiment un truc au truck du skate de ce truck ! »

Bleu : « Parle dans notre langue, je te prie… »

Marty : « “Connard d’Américain ! Il a qu’à parler dans notre langue, comme tout le monde !” »

Le camion passa à toute vitesse et le soldat tira rapidement une petite roquette dans la direction du groupe de Marty.

Marty : « Sautez ! »

Ils évitèrent de justesse l’explosion, mais Champis lui n’avait pas été assez suffisamment rapide et il fut éjecté dans les airs. Marty et les autres furent surpris de le voir voler vers le camion à toute vitesse ; le bas de son corps se désintégrait peu à peu sous forme de fumée jaune pour le propulser comme une fusée. Il atterrit miraculeusement sur le skate, et il explosa brutalement dessus dès le moment où son chapeau fit contact avec la planche. Ceci fit tomber le skate et le soldat, et fit déraper le camion qui se prit le tronc d’un arbre sur le pare-chocs. Le véhicule avait pris pas mal de dégâts. L’arrière et le pot d’échappement étaient assez endommagés, et la face avant avait aussi pris un sacré coup, le pare-chocs était d’ailleurs tombé. Les héros coururent vers le véhicule qui tentait de se remettre sur la route, mais le soldat eut le temps de reprendre ses esprits. Il se releva, et tira rapidement une roquette devant eux pour leur faire barrage. Il se mit vite en place à l’arrière du véhicule, et ils repartirent à toute allure. Marty s’empara du skateboard pendant que Champis se reconstituait. La planche avait un logo blanc écrit en anglais sur le dessus. Le dessous était rouge avec des trucks bleus et un grand logo de crâne et d’ailes d’oiseau aux couleurs grises et avec des noms de marque blancs et noirs sur des motifs de bandeaux de couleur turquoise.

Marty : « Stylé, ce skateboard ! Ça devrait être pratique pour les suivre… mais on le fait rouler comment ? »

Champis siffla, et il déforma son corps qui se transforma lentement en forme de la partie manquante du skateboard, les roues étaient en forme de chapeau de champignon aux couleurs emblématiques de Champis.

Marty : « Waouh… je savais pas que c’était possible ça… »

Bleu : « À mon humble avis, maintenir sa substance sous cette forme doit être dur pour lui, le pouvoir ne devrait pas durer très longtemps… profitons en tant qu’il peut tenir ! »

Une voix au fort accent belge cliché retentit, provenant apparemment d’un haut-parleur du camion.

Camionneur : « Salut les tapettes ! »

Marty : « Il va voir de quel bois je me chauffe celui-là ! Tout le monde à bord ! On va lui montrer qui est la tapette à ce faible froussard ! »

Bleu : « Il serait peut-être temps d’essayer la magie ! »

Marty : « Dans ce cas, c’est l’heure de voir ce que ce petit bijou pour bisounours peut faire ! »

Marty brandit la fleur de magie. Les compagnons de Marty se mirent à briller de leurs couleurs respectives. Dans le cas de Champis, c’était également tout le dessous de la planche qui s’était mis à briller avec des spores qui l’enveloppaient. Marty se mit sur le skateboard, et Bleu juste derrière lui. Vert couina avec détermination, et se mit derrière la planche et plaça sa tête de sorte à pouvoir la pousser. Une puissante aura verte se dégagea de lui alors qu’il commençait à pousser le skateboard, et les lumières rouges et jaunes en provenance du dessous de la planche s’intensifièrent. Vert couru tout en poussant. La combinaison de son pouvoir à celui de Champis donnait une grande vitesse au « véhicule », ils étaient en train de rattraper le camion ennemi.

Bleu : « Ça va vraiment trop vite ! »

Marty : « Ça déchire ! Encore plus vite les gars ! »

Bleu : « Non ! Je crois que je vais vomir… »

Marty : « Bon, sers un peu à quelque chose, le gaucher fragile, et fais-nous un petit tour de magie ! »

Bleu : « Compris ! »

Bleu fut entouré d’une grande aura bleue qui enveloppa le skateboard dans une sorte de grande barrière sphérique et il tira des piquants magiques dans la direction des ennemis. Le soldat se mit à tirer sur eux aussi vite que possible pour les stopper. Vert y ajouta des orbes verts magiques, et Champis émit quelques spores explosives dans leur direction, ce qui stoppa toutes les roquettes et ralentit le camion qui se prit quelques dégâts. Ce dernier commençait à émettre un peu de fumée.

Marty : « On les a presque ! »

À ce moment, Champis émit quelques sifflements de douleur et il revint à sa forme normale, ce qui lui fit lâcher prise.

Marty : « Bordel de… »

Ils chutèrent violemment, et regardèrent impuissamment le camion s’éloigner. Champis siffla de manière épuisée.

Bleu : « Et mince… »

Marty : « Et merde… »

Bleu : « Tant pis… »

Vert bâilla d’épuisement.

Marty : « Attendez… j’ai l’impression d’entendre quelque chose… »

Ils entendirent deux voix peu audibles, après avoir cherché autour d’eux ils aperçurent une grande cabane dans les arbres à leur gauche, une échelle permettait d’y accéder.

Bleu : « Oh non, on dirait que c’est encore ces deux sales petits vauriens. »

Marty : « Ils ont le don pour se retrouver par hasard là où l’on est, ces nigauds. »

Bleu : « On monte leur payer une visite ? »

Marty : « Non, on monte leur foutre une raclée ! »

Ils montèrent à l’échelle et virent enfin leurs vieux ennemis qui étaient de dos, en train de discuter face à une fenêtre, la cabane contenait aussi une petite table assez mal assemblée et un lit en paille.

Blobor : « Ha, ha ! Notre prochain plan marchera à coup sûr… »

Scarab : « Ouais ! Ils ne vont pas le voir venir ! Sauf si ça se passe comme la dernière fois… et aussi la première fois… »

Marty : « Alors, vous voulez la raclée numéro quatre, ou pas ? »

Scarab : « Mais… mais… mais ? »

Blobor : « Non, pas encore vous ! Pas maintenant ! Et surtout pas ici ! »

Marty : « Et si. Alors, vous préférez quoi ? Mort lente ou douloureuse ? Je suis sympa, je vous laisse le choix ! »

Scarab : « Euh… la lente ! »

Blobor : « Silence, imbécile ! C’est nous qui allons leur donner une mort douloureuse ! »

Marty : « Bon puisque c’est dur de vous décider… Bleu ? »

Bleu : « Oui ? »

Marty : « “Fais un tonneau !” Euh, plutôt, viens et enroule-toi, on va faire ça vite fait. »

Il enroula Bleu qui prit la forme d’une boule piquante, il brandit la fleur magique qui fit briller la boule d’une puissante aura bleue, Marty prit sa pelle.

Scarab : « Oh non ! »

Marty : « Oh oui ! »

Blobor : « Non ! Non ! Non ! Non ! »

Marty le propulsa à toute force avec sa pelle à la manière d’un batteur de baseball. Bleu vola à une vitesse ahurissante vers eux et cogna si fort les deux vauriens qu’ils passèrent à travers le bois du mur, laissant un grand trou. Bleu s’écrasa contre un arbre qui tomba sur le sol, avec Bleu encore planté sur l’arbre tombé. Vert couina d’une manière impressionnée.

Marty : « Oh… my… god… ça, c’est de la puissance ! »

Bleu se détacha après avoir repris sa forme normale, il avait l’air presque assommé. Marty se pencha depuis le trou et cria pour l’appeler.

Marty : « Tout va bien, bouboule ? »

Bleu paraissait à moitié sonné.

Bleu : « Oui… Fais un peu plus doucement la prochaine fois… »

Marty : « On va descendre ! Attends un peu en bas ! Oh, tiens… »

Marty remarqua que Blobor et Scarab avaient laissé le deuxième patin sur la table de la cabane.

Marty : « Enfin ! Ça va bien patiner maintenant ! Je pense qu’on devrait se poser un peu ici, mais allons voir comment va Bleu. »

Ils descendirent pour rejoindre Bleu, Scarab et Blobor partirent aussi vite que possible après s’être redressés.

Blobor : « Filons d’ici ! »

Scarab : « Au secours ! »

Marty : « “Jeanne ! Au secours !” Séparons-nous, trouvez un truc à faire pendant que je m’occupe de leur cas ! »

Bleu : « Mais c’est trop imprudent Marty ! »

Marty : « Geronimo ! »

Marty partit à toute vitesse à la poursuite des deux autres.

Bleu : « On se retrouve près du skate ! Sois prudent ! Oh… bon… ça tombe bien, j’ai un peu faim… on va chercher de la bouffe ? »

Champis et Vert répondirent affirmativement.

Bleu : « Yeah ! On y va les copains ! »

Ils partirent, Marty prit à l’ouest de la route dans la forêt, et les autres à l’est.

Marty : « “Je vais vous faire courir moi, vous allez voir, rouquins, vas ! Hein ! Pédés !” »

Ils avaient disparu dans la forêt.

Marty : « Ça, c’est typique des fragiles ! Comme ils sont trop impuissants pour se battre, ils se cachent ! Pour se plaindre des autres, y a du monde, mais pour faire face aux autres hors de leur maison de bourgeois, là y a plus personne ! Ces bolosses ! »

Marty continua à chercher dans la forêt. Pendant ce temps, les bêtes croquaient tout ce qu’elles trouvaient de comestible sur leur passage dans la forêt. Elles arrivèrent à la bordure de la forêt et aperçurent les clones en train de s’entraîner en testant leurs attaques contre des arbres sur un terrain où l’herbe se faisait rare. Vert couina de manière étonnée.

Bleu : « Eux ici ? Ils sont tous partout décidément ! Au moins, ça nous confirme plus ou moins qu’ils sévissent bel et bien dans cette région. »

Champhis les remarqua et siffla furieusement, ce qui alerta ses alliés.

Bleuh : « Encore vous ? J’aurais dû me douter qu’il allait y avoir des perturbations ! »

Verht couina fortement tout en se hérissant les poils. Champis siffla de manière curieuse.

Bleu : « Oui Champis, il faut qu’on leur donne une leçon… »

Ils chargèrent les un contre les autres. Leurs doubles s’étaient visiblement améliorés, ils combattaient autant physiquement que magiquement. Ils étaient presque sur une parfaite égalité, chaque camp ne pouvait prendre l’avantage sur l’autre qu’en exploitant les subtiles différences entre leurs pouvoirs. Cependant, le groupe mené par Bleu prit rapidement l’avantage en combinant leurs pouvoirs magiques, les clones furent surpris par les combos de lames, de pointes, et de spores magiques explosives qu’ils se prirent.

Bleu : « Pourquoi obéissez-vous à Zombos ? C’est un monstre ! Il ne fait que vous exploiter ! »

Bleuh : « Il est notre créateur ! La moindre des choses est de punir les ennemis de notre fondateur ! »

Bleu : « Es-tu stupide ? Vous êtes nés pour obéir à un oppresseur qui veut anéantir la vraie source de votre essence : nous ! »

Bleuh : « Obéir à son maître est la seule chose essentielle ! Pour qui te prends-tu, hypocrite ? Tu obéis toi-même à un maître ! Hautement vulgaire et irrespectueux qui plus est ! »

Bleu : « Il n’est pas notre maître. »

Bleuh : « Alors, qui est-il alors ? »

Bleu : « Notre ami. »

Bleuh resta silencieux, surprit par la réponse.

Bleu : « Il n’en a peut-être pas l’air, à nous faire des demandes sans jamais nous dire “s’il te plaît ?” et sans demander notre avis au préalable ; à toujours répondre de manière si grossière et inamicale… et pourtant, il est notre meilleur camarade. Aussi offensant et désagréable qu’il puisse être, au fond, il est quelqu’un de bien, et sur qui l’on peut compter quand on en a besoin. Tant que nous et Marty travaillons main dans la main, nous pouvant tout accomplir. Et même quand nous sommes séparés, il suffit d’accorder sa confiance à chacun pour réussir. C’est en s’entraidant et en se faisant confiance mutuellement qu’on arrive à franchir tous les obstacles. Je pense qu’au fond, vous avez dû au moins vous rendre un peu compte inconsciemment de toutes ces choses-là en travaillant vous trois ensemble… Et si vous n’arrivez pas à aller plus que loin que ce que vous êtes actuellement, c’est car vous ne vous considérez vous-même que comme des pions d’un même maître. À simplement devoir vous associer entre vous pour accomplir de basses besognes. Mais jamais vous ne vous entraidez véritablement, jamais vous ne vous prêtez bel et bien confiance entre vous… Joignez-nous, et nous pourrons stopper le mal causé par tous les types comme Zombos, ensemble, nous ne pourrons pas y arriver si facilement seuls, pas sans vous ! En étant amis, nous pourrons accomplir de si grandes choses ! Venez ! Vous apprendrez tant de choses, rien que sur vous-même ! Je suis certain qu’au fond vous le comprenez, car en y pensant, au final vous êtes des reflets de nous-même ! Et malgré tout, des reflets avec leurs propres petites différences. Non pas des imperfections, mais des traits qui font de vous des individus à part entière, qui sont plus que de simples clones ! »

Bleuh ne dit rien un instant, puis se tourna vers ses alliés et les regarda un instant.

Bleuh : « Les gars, laissez tomber… On part… »

Il se retourna vers son jumeau.

Bleuh : « Nous nous reverrons… Sois prêt d’ici là… “frère”… »

Bleu resta silencieux et les regarda tous partir, Bleuh posa un objet sur une souche d’arbre en passant à côté d’elle en s’en allant. Vert et Champis exprimèrent leurs félicitations.

Bleu : « “Frère”… si surprenant de sa bouche… Nous devons les sauver de Zombos. Pour le moment, revenons à notre point de rendez-vous. »

Ils constatèrent que les clones avaient laissé derrière eux un poisson étrange sur la souche d’arbre. Le poisson ne possédait aucun œil, mais des creux à la place, et il n’avait aucune écaille, mais une peau argentée et une sorte de plaque métallique arrondie dans la bouche.

Bleu : « Ce poisson… c’est un poisson mystique. Il est à moitié inanimé et à moitié vivant. Il peut aider au combat avec sa magie, et se solidifier sous la forme d’une arme avec la substance métallique magique qu’il contient. Cela va bien nous aider au combat ! Merci… “frère”. »

Ils partirent. Pendant ce temps-là, Marty avait trouvé une caverne dont l’entrée disposait d’un panneau métallique sur lequel était représenté un grand « Z » stylisé de couleur turquoise. Trois points rouges étaient dessus, un au centre de la lettre, et deux sur les extrémités.

Marty : « Quel logo de merde ! Ça doit appartenir à Zombos ! Je vais leur apprendre à refaire la déco… en utilisant le scarabée et le tas de morve comme pots de peinture ! Au moins, je sais où ils sont, maintenant ! Je vais allégrement aller les bolosser ! »

Il entra dans la caverne. Après quelques instants de marche, il atteignit une zone plus large et rectangulaire éclairée par quelques flambeaux dont certains étaient d’une très faible hauteur. La caverne se poursuivait sur un passage au fond à droite de la zone. L’ombre de Scarab était projetée sur le mur en face de Marty par la lumière d’un des petits flambeaux.

Marty : « Laissez-moi deviner qui est là… Le gros bousier puant ! Sors, que je te fracasse ! »

Marty s’approcha et s’apprêta à attaquer avec sa pelle, mais il se rendit compte que l’ombre appartenait en fait à un gros scarabée ordinaire qui s’était placé devant le flambeau.

Marty : « Très drôle… »

Il continua, et entendit de plus en plus les voix de ses ennemis en train de chuchoter au fil de son avancée. Il se retrouva finalement dans un grand espace circulaire rocailleux. Scarab et Blobor étaient au centre et étaient encore une fois de dos. Une sorte de tas de gemmes se trouvait devant eux. Marty fit semblant de tousser.

Marty : « Blobor et Scarab ! C’est l’heure de la tannée numéro quatre ! »

Scarab : « “Où est cette fichue quatrième tannée ?” Euh… Quoi ? Il est encore là ! »

Blobor : « Qu’importe ! Nous avons une petite surprise pour toi, trouble-fête ! Admire le Gemax ! Une créature minérale magique très rare et au grand pouvoir ! Je me demande ce que tu peux faire contre sa magie et le sabre que nous lui avons laissé ! Bonne chance, microbe ! »

Deux lumières blanches surnaturelles émergèrent du sol sous Blobor et Scarab, et ils disparurent. Marty vit le tas de gemmes étranges de plus près. Les gemmes étaient transparentes et de couleur marron et en forme d’hexagones. Elles étaient reliées par des ficelles de tissu protégées par des anneaux métalliques blancs transparents, formant quatre membres reliés à un double bout de tissu central. Chaque membre était fait de cinq gemmes, toutes séparées par un anneau. La deuxième gemme de chaque membre était plus grosse et la dernière était bien plus grande et en forme de cristal en plus d’être attachée au reste par deux ficelles couvertes de deux petits anneaux marron transparents. Le Gemax s’éveilla et tendit deux de ses membres vers les côtés comme s’ils étaient des bras. Il lévitait désormais légèrement au-dessus du sol. Un sabre à la couleur dorée qui était précédemment plantée dans le sol se mit à bouger et à voler vers le bras droit du Gemax qui s’empara de l’arme.

Marty : « Voyons voir ce que tu vaux, le tas de cailloux ! »

Silencieusement, le Gemax flotta vers Marty, puis fonça sur lui à toute allure pour tenter de le couper en deux avec le sabre. Marty réussit à bloquer à temps avec sa pelle et sa lance même s’il fut pris un peu par surprise. Le bras gauche du Gemax se chargea d’une énergie magique blanche et frappa Marty au visage ce qui le poussa assez loin.

Marty : « Pas mal, petite enflure de caillasse ! À mon tour maintenant ! »

Marty revint à la charge et enchaîna à toute vitesse les coups avec ses deux armes. Le Gemax parvenait à esquiver chaque coup à la perfection avec une agilité surnaturelle. Marty se concentra sur chaque mouvement du Gemax pour discerner parfaitement sa façon de bouger ; il cherchait la faille qui lui permettrait de placer un coup au bon moment. Il continua jusqu’à ce qu’il vit une lueur blanche émaner du bras gauche du Gemax. Le Gemax tenta de frapper Marty avec son bras magique, et Marty tira profit de l’occasion pour frapper le bras qui portait le sabre à toute vitesse grâce à sa lance. Le sabre tomba plus loin et se planta dans le sol, et le Gemax perdit quelque peu l’équilibre ce qui permit à Marty de le cogner bien fort avec sa pelle. Le Gemax tomba et l’énergie accumulée dans le bras fut relâchée puis tirée vers le plafond. Ceci causa la chute de grands morceaux de roche et força Marty à courir pour ne pas se les prendre sur la tête. Marty rangea la pelle et récupéra le sabre, il le brandit fièrement.

Marty : « Brillant… Enfin une arme qui a de la gueule ! »

Marty posa ses deux chapeaux pendant que le Gemax se remettait du coup, le Gemax lévita de nouveau et fonça vers Marty avec deux de ses membres brillants d’une lumière blanche.

Marty : « Essaye un peu de me toucher ! »

Il attaqua Marty qui se téléporta entre ses chapeaux. Il se moqua autant qu’il pouvait de son opposant qui tentait désespérément de placer une attaque, puis lui asséna par surprise un coup avec le sabre. Il continua à le frapper quelques fois de plus pendant qu’il était déstabilisé. Le Gemax fit éclater l’énergie accumulée dans ses deux bras pour se libérer en se propulsant, puis se plaça le plus haut possible de sorte à être hors d’atteinte. Il commença ensuite à tirer des projectiles magiques vers Marty.

Marty : « Descends un peu, sale lâche ! »

Marty lui jeta la pelle et le Gemax l’immobilisa dans les airs avec ses pouvoirs. Marty prit les chapeaux puis les lança vers lui, le Gemax fit à nouveau la même chose.

Marty : « Mauvaise pioche… »

Marty se téléporta directement sur l’un des chapeaux. Il eut le temps de placer un grand coup de lance qui fit tomber le Gemax, qui lui-même retomba par terre avec les objets. Le Gemax eut le temps de se remettre à léviter avant que Marty ne se relève, et il commença à charger de grandes concentrations d’énergie magique tout en allant au plafond. Il tira deux projectiles magiques étranges sur les chapeaux, Marty comprit que le Gemax avait désactivé la possibilité de les utiliser comme des téléporteurs.

Marty : « Il est malin le petit rocher sur pattes à ce que je vois… C’est pas du jeu, tas de caillasse ! Est-ce que moi je coupe tes pouvoirs ? Est-ce que moi je te vole ton sabre ? Euh… Oublie la dernière ligne ! Alors t’as rien trouvé de mieux, hein ? Neutraliser les pouvoirs des autres car on est pas assez fort ! Prends donc ça ! »

Marty serra la fleur de magie bien fort dans sa main gauche, et lui lança tout ce qui lui passa sous la main. Il envoya la pelle, la lance, les chapeaux, les patins à roulettes, mais le Gemax évita à chaque fois avec ses esquives incroyables. Marty lança la fleur qui s’était mise à briller depuis plusieurs secondes. À l’instant même où le Gemax esquiva la fleur, celle-ci dégagea une grande onde magique bleue qui sembla neutraliser la lévitation du Gemax puisque celui-ci tomba vers le sol. Marty se plaça au meilleur emplacement possible avant la fin de sa chute et lui infligea un coup de sabre dévastateur au niveau des jointures de chaque membre. Marty se mit à le frapper autant que possible pendant qu’il était au sol, mais celui-ci finit par briller en blanc puis finit par disparaître.

Marty : « Tu abandonnes, c’est ça ? Trop prévisible ! »

Voyant qu’il n’y avait plus personne, Marty reprit son matériel et partit, avec sa nouvelle arme dans la main, en sortant, Marty se rendit compte qu’il faisait déjà très tard. Il retrouva enfin ses amis auprès du skateboard, Bleu sourit chaleureusement et Vert accourut vers Marty en couinant de joie et d’excitation, Champis exprima un sifflement assez affectif.

Marty : « Tu m’as manqué aussi, mon petit Vert ! »

Bleu : « Tout va bien, Marty ? Tout s’est bien passé ? Alors, qu’as-tu trouvé ? »

Marty : « Un sabre bien classe… et quelques rats… ou devrais-je dire bousiers. »

Bleu : « Oh, je vois de qui tu parles… nous, nous avons trouvé un allié magique à moitié vivant et l’on a encore une fois rencontré et battu nos clones. »

Marty : « Et moi j’ai tabassé un tas de pierres magique… »

Bleu : « C’est nouveau, ça… »

Marty : « Ces trous de balle appellent ça un “Gemax”… »

Bleu : « Tu as vaincu un Gemax ? Impressionnant ! Ces êtres sont surpuissants ! Tu as eu de la chance de n’en croiser qu’un seul, à plusieurs ils sont extrêmement dangereux. »

Marty : « Il y en a d’autres de ces saloperies ? »

Bleu : « Oui, mais ils sont peu nombreux suite à la disparition quasi totale de leur espèce. Zombos a dû promettre de grandes choses pour que l’un d’eux accepte de l’aider au risque de mettre en danger sa vie. Soit, c’est qu’il fait ça car il a été menacé par quelque chose de bien plus dangereux… Au passage, je viens d’avoir une idée concernant le skate ! On devrait improviser des roues en utilisant les patins ! Comme ça Champis n’aura pas à se tuer à la tâche et sera en forme pour aller combattre l’ennemi ! Justement, il serait temps d’aller les attaquer en plein cœur, je suis sûr que leur base principale doit être par là ! On se repose d’abord ? »

Marty : « Bien sûr ! Mais la flemme de rentrer à la maison ! C’est archi loin ! »

Bleu : « “Bah, déjà on a une cabane”, pour ça ! »

Marty : « “Ah !” »

Après que Marty a mangé à la suite de quelques petites récoltes dans la forêt, ils se rendirent dans la cabane, et s’y reposèrent la nuit malgré les conditions précaires. Ils se levèrent le lendemain, et utilisèrent leur moyen de locomotion « réparé » par Bleu et Marty afin de continuer rapidement sur la route. Marty et Bleu étaient sur la planche. Marty portait -non sans écœurement- Champis sur son dos, et Vert courait derrière et poussait de temps en temps le skate en utilisant sa magie pour le maintenir à une bonne allure. Ils arrivèrent finalement dans une base militaire de petite taille. Il y avait deux hangars, trois bâtiments, plusieurs chemins pour véhicules et pour soldats, et un terrain d’entraînement derrière les structures. Ils pouvaient apercevoir bien plus loin un immense bâtiment au moins deux fois plus grand que le Repaire de Zombos. Celui-ci avait un look assez futuriste et était intégralement recouvert d’un métal gris, il était pourtant d’une forme semblable à celle d’un château. Le centre de la structure portait sur son toit une version géante du logo de Zombos sur une pointe. Le bâtiment était couvert de pointes sur ses extrémités inférieures et supérieures. Ils aperçurent le camion et le soldat au lance-roquettes. Ils étaient cette fois accompagnés d’un soldat en plastique intégralement vert. Il était au moins deux fois plus grand que le soldat au lance-roquettes, mais il faisait tout de même près de trois têtes de moins que Marty. Il était lui aussi sur un socle, mais qui était de couleur verte et de forme plus grande et plus arrondie. Sa combinaison comprenait un casque et des jumelles. Il était équipé d’une mitraillette à air comprimé, et d’un talkie-walkie militaire dont l’antenne était très endommagée et tordue.

Marty : « “Attends, il veut appeler ses troupes et il a pas de talkie-walkie qui marche ? Non, mais allô quoi !” »

Bleu : « Refais une imitation de cette morue… »

Marty : « “Ah !” »

Bleu : « Et je t’envoie en avaler un filet entier… avec le filet inclus ! »

Marty : « Filet de viande ? »

Bleu : « Non ! De pêche ! »

Marty : « À l’eau ? À l’eau ? À l’eau ? »

Bleu : « Et si l’on se concentrait sur ce qu’on est censés faire ici ? »

Marty : « Allô ? Allô ? Allô… Allô ? »

Bleu : « Soupir… soupir… soupir… »

Le grand soldat dit quelque chose à son allié, puis partit vers le bâtiment le plus à l’est. Le soldat au lance-roquettes s’en alla vers un hangar à l’ouest pendant que le camion partit vers l’est.

Marty : « Ces troufions se sont séparés… faisons de même ! »

Bleu : « Quelle idée de génie… »

Marty : « Merci, je sais ! »

Bleu : « Mes poumons-branchies n’en peuvent plus de soupirer… »

Marty : « Souffle un peu, le bleu ! »

Bleu : « Surtout pas… »

Marty : « Salaud de gaucher jamais d’accord ! Allez voir ce qu’il y a dans ce bâtiment au centre pendant que je vais payer… comment on dit déjà ? »

Bleu : « Payer une visite ? »

Marty : « Payer une raclée ! Voilà, c’est ça ! Payer une raclée ! »

Bleu : « Mais c’est pas du tout ce que j’ai dit ! »

Marty : « Je sais que tu as eu des problèmes avec ta petite amie, Jean-Claude… mais il faut l’oublier et enterrer ces souvenirs… »

Bleu : « Marty… »

Marty : « J’entends par là aller l’enterrer elle de force ! »

Bleu : « Marty ! »

Marty : « Mais je sais que c’est hyper dur de lui enfoncer ce cercueil dans la bouche ! Mais fais des efforts, crois en tes rêves ! Et tu y arriveras ! “Fais-le ! Juste, fais-le ! Fais que tes rêves deviennent une réalité !” »

Bleu : « Marty ! Secoue-toi un peu ! La raclée ne va pas se faire toute seule ! »

Marty : « Arrête de te plaindre ! Elle était une super fête cette raclette dans le cimetière ! »

Bleu : « Ravi de t’avoir connu Marty. »

Bleu et les autres partirent accomplir leur objectif pendant que Marty restait là.

Marty : « Il est vraiment lourd ce gars avec sa fiancée morte depuis six cent soixante-six ans ! Tu trouves pas, Roger ? Hein ? La roquette du soldat Ryan ? Mais c’était dégueulasse, ça ! Je vais lui faire bouffer ses roquettes jusqu’à indigestion, celui-là ! Il va vraiment comprendre sa douleur, crois-moi sur parole ! À la revoyure, Roger ! Passe le bonjour à Rémi-Francis-Raoul ! Ouais ! T’es le meilleur, gros ! Allez, salut ! »

Marty partit enfin accomplir sa mission. Il entra dans le hangar et le soldat se retourna soudainement en l’entendant entrer. Le fameux soldat doté d’un lance-roquettes se mit à parler avec l’accent québécois le plus cliché possible.

Soldat-Roquette : « Tabernacle ! T’es qui, toué, la face de fif ? »

Marty : « Désolé, mais je ne comprends qu’une seule langue, et c’est l’américain ! »

Soldat-Roquette : « Mais moué bien parlure la langue, l’épais en costume de beu ! J’ai pas la guédille au nez comme toué, moué au moins ! »

Marty : « T’es canadien, “toué”, non ? »

Soldat-Roquette : « Non, bordel de tabarnak de crisse d’ostie de calvaire de ciboire de marde dégénéré de sacrament de criss de câlisse ! Je suis québécois, tête de quenouille, t’entends ? T’es crissement à côté de la track, c’est pas si dur à comprenure quand même ! T’entends ? »

Marty : « Alors, un, j’ai rien compris ; deux, commence pas avec les “t’entends”, ou on va devoir parler du “roi” dont “la chaîne touchait sa raquette de tennis” ! »

Soldat-Roquette : « Mais c’était pas du tennis dont il parlait, tête d’épais ! »

Marty : « Vous avez qu’à parler avec un bon accent comme tout le monde, bon sang de bordel de “criss” ! »

Soldat-Roquette : « Non, c’est à toué le câlice de faire un effort pour comprenure ! »

Marty : « La langue est aussi faite pour le goût, et je vais faire la goûter la tienne à la lame de son sabre ! Et tu pourras rien faire, le résidu de canadien, car j’encule à sec tous ceux qui se mettent sur ma route ! Et surtout les camions de merde avec un Québécois aux roquettes sur un skate derrière… N’est-ce pas ! »

Soldat-Roquette : « Comme t’es frais chié, toué ! Attends un peu pour voir ! »

Le Soldat-Roquette tira une roquette vers Marty qui n’eut d’autre choix que de vite quitter le hangar pour éviter tous les dégâts. Marty s’écarta un peu du hangar. Il vit passer une autre roquette qui continua son chemin jusqu’aux collines qui entouraient la base.

Marty : « Mais c’est qu’il encule les mouches, lui ! Heureusement que le bousier est pas là, il nous aurait fait son pire jeu de mots… »

Une alarme se mit à retentir.

Marty : « Et merde ! “Il appelle les hendeks !” Il faut que j’aille m’assurer que Jean-Claude et Roger n’ont rien ! »

Marty s’en alla en courant, et le Soldat-Roquette sortit, et le visa avec son arme.

Soldat-Roquette : « Mais qu’est-ce que tu fais, toué ? Quelle face d’épais, celui-là ! Ramène un peu ta tête de fif par là ! »

Le soldat tira une roquette, mais Marty continua sans crainte. Il rejoignit le bâtiment où se trouvait Bleu et les autres. Il monta les étages et arriva dans un couloir aux nombreuses portes, l’une d’elles était déjà ouverte et Marty alla la voir. Le groupe de Bleu était à l’intérieur.

Marty : « Vous vous la coulez douce là-dedans ? »

Bleu : « Laisse-moi deviner, jeu de mots sur l’eau qui coule comme je viens de la mer ? Bref… Qu’est-ce qu’il se passe dehors, Marty ? »

Marty : « Oh, rien… juste un trou du cul canadien… et toute la base en putain d’état d’alerte ! T’es sourd, Jean-Claude ? »

Bleu : « On avait entendu. Mais “comme tu es si fort et si beau”, on s’est dit que tu pouvais gérer le problème à toi tout seul ! »

Marty : « Très marrant ton sarcasme sarcastiquement sarcastique, Jean-Claude ! Mais on a des ennuis ! »

Bleu : « Tu ne veux pas voir avant ce qu’on a trouvé ? Regarde cette carte ! »

Une carte était accrochée au mur. Elle indiquait toute la région qui allait du Quartier Général de Zombos au nord, à la Forêt Champinogène au sud. Marty reconnu la Forêt Mushxic, ainsi que le Laboratoire Myconinve gribouillé sur la carte, la Grande Route, la Forêt Ouest et la Forêt Est qu’ils avaient explorés en se séparant bien plus tôt, la Caverne Gemax, et la Base Militaire.

Marty : « C’est cool la géo… mais c’est de la merde. Vous avez pas trouvé mieux ? »

Bleu : « Eh bien, il y a cette casquette de flic sur le bureau, mais ça vient des “poulets”, donc je suis sûr que tu n’en veux pas ! Maintenant que j’y pense, je me demande bien ce qu’elle fiche ici… »

Marty : « Ah, si ! Pouvoir infiltrer les keufs de l’intérieur pour les tabasser ensuite à coup de matraque dans le fion ; ça me semble une bonne idée ça ! Et puis ce sera toujours mieux que ces chapeaux pour fragiles que je me coltine depuis le début ! »

Il s’empara de la casquette de policier qui se trouvait sur le bureau. Elle était noire et avait un logo de policier de couleur doré. Elle était un peu trop grande.

Marty : « Là, j’en impose ! Respectez mon autorité ! »

Bleu : « C’est bon tout ça, maintenant que tu as eu enfin le look glorieux que tu attendais, si on allait apprendre les bonnes manières à ces militaires de pacotille ? »

Marty : « Tu oses défier mon autorité suprême, citoyen ? »

Bleu : « Non, mais ce n’est pas l’heure pour la rigolade, “monsieur l’agent” ! »

Marty : « Tu fais le guignol avec un représentant des forces de l’ordre, petit délinquant ? Suce ma matraque ! »

Bleu : « Mais c’est un sabre… »

Marty : « Et tu continues à te foutre de ma gueule, mon petit ! Tu vas prendre cher au poste, mon petit gars ! »

Bleu : « Marty… arrête tes délires… »

Marty : « Il refuse d’obtempérer ! Tu vas y passer du temps en garde à vue, c’est moi qui te le dis ! Je vois en plus qu’il a ramené son gang de canailles ! Qu’est-ce qu’on faisait ? Du trafic illégal de champignons hallucinogènes à ce que je vois ! Votre tronche va passer un bon moment en taule ! »

Bleu : « Marty, cesse donc de faire le clown ! »

Marty : « Tu me prends pour un clown en plus, le voyou ! Il suffit ! Je vous emmène sur-le-champ au commissariat ! Vous allez passer un sale quart d’heure ! »

Bleu : « C’est ça… Vous venez, les copains ? »

Vert et Champis répondirent affirmativement et suivirent Marty jusqu’à l’extérieur avec Bleu. Les militaires répondaient tous les deux présents ainsi que le camion à une certaine distance face au bâtiment. Le soldat vert s’adressa à son allié avec un fort accent français.

Général : « Intrus repérés ! Préparez-vous au combat ! »

Soldat-Roquette : « À vos ordres, mon Général ! »

Bleu : « C’est un général ? On dirait un simple soldat ! »

Marty : « Fais chier, ils ont ramené le comité d’accueil ! Passe-moi mon flingue, Roger ! »

Bleu : « Euh… qui est Roger ? »

Marty : « Merci mon gars ! On peut toujours compter sur toi ! Prenez ça dans votre tronche ! »

Marty sembla tirer avec un pistolet invisible vers les militaires tout en imitant les bruitages de tir d’un pistolet de la manière la plus ridicule possible.

Soldat-Roquette : « Euh… chef… qu’est-ce qu’ils foutent ces couillons ? »

Général : « J’en ai aucune putain d’idée, soldat ! »

Bleu : « Je n’aurais jamais pensé poser un jour cette question à quelqu’un, mais combien de tonnes de drogues as-tu prises aujourd’hui, Marty ? »

Marty : « Ah ! Je savais que vous étiez impliqués dans une affaire de trafic de drogues ! Ça va très mal se passer pour vous ! Mais d’abord, je vais continuer à les arroser ! Piou ! Piou ! Piou ! Piou ! Bang ! Bang ! »

Général : « OK… enclenchez la procédure de rapprochement pacifique, soldats ! »

Soldat-Roquette : « Oui, chef ! »

Le Soldat-Roquette monta à l’arrière du camion et ils s’approchèrent tous les trois du groupe de Marty.

Général : « Bonjour… vous pouvez me dire ce que vos foutues tronches de cons ont pensé pour venir dans une putain de base militaire sans aucune autorisation ? »

Soldat-Roquette : « Approche pacifique très réussie, mon Général ! »

Général : « Merci du sarcasme, soldat ! »

Marty regarda le Général avec un sourire moqueur fixe, et il resta parfaitement immobile.

Général : « Tu te fiches de ma gueule, mon petit Américain venu d’un autre temps ? »

Marty resta silencieux, et ne bougea même pas un cil.

Général : « “Je te file trois secondes, tu entends ? Exactement trois secondes, pour m’effacer ce putain de sourire de ta gueule de con, ou je te fais gicler les yeux des orbites, et je t’empaffe le crâne !” »

Marty : « Attends, mais tu es Français ! »

Général : « Ça te pose un problème, soldat ? »

Marty : « Bah alors, il est où votre drapeau blanc ? »

Général : « Très marrant, le Ricain. Quand ton peuple de gros porcs puants impérialistes sera capable de faire ne serait-ce que la moitié des exploits militaires que nous avons accomplis dans l’Histoire, là vous pourrez parler un peu ! »

Marty : « Ouais, vous faites des exploits en capitulation ! Nous, on fait le double de tout ce que vous pouvez faire, les bouffeurs d’escargots ! »

Le Général regarda le ventre de Marty du coin de l’œil.

Général : « Ah, ça, pour faire le double… »

Marty : « Elles sont bonnes les grenouilles ? »

Général : « Toujours mieux que ce que proposent vos centres d’engraissement ! »

Marty : « Tu sais pas ce que sont les bonnes choses ! “Nous, c’est le gras !” Comme ils disent au McQuinnDo ! “Venez comme vous êtes !” »

Général : « Et repartez comme le triple de ce que vous étiez ! »

Soldat-Roquette : « Elle est crissement à chier votre bouffe de marde ! C’est mieux les poutines ! »

Marty : « T’es mal placé pour parler de bouffe toi ! La roquette c’est dégueulasse et c’est ce que bouffent les animaux ! Nous, on doit manger les animaux, pas leur bouffe ! Et puis c’est pas cher le McQuinnDo ! »

Soldat-Roquette : « Mais tsé, c’est pantoute parce que ça coûte pas beaucoup de piasses ta marde, que c’est mieux ! »

Camionneur : « De toute façon, les frites c’est la vie ! »

Général : « Assez de blablas ! Le boss nous a donné pour ordre de vous éliminer à vue si vous entrez dans ce territoire où votre présence n’est pas autorisée ! »

Marty : « Eh, bah, c’est pas très réussi jusque-là ! »

Général : « J’ai été suffisamment indulgent avec ton petit groupe, le guignol à tête de Playmobil ! »

Marty : « Le truc c’est que j’en suis un, en fait ! T’es raciste, c’est ça ? »

Général : « Bien moins que toi, hypocrite ! »

Marty : « “Hypocrite” ? Tu reprends les mots de ton gourou franc mâcon de collabo islamogaucher co-communiste et soumis aux migrants ! Il manque plus que “tartuffe” ! »

Général : « Déjà, je ne vote pas pour Jean-Cul, et puis c’est pas tes oignons de savoir pour qui je vote ! Le redneck fasciste ! »

Bleu : « Mais pourquoi vous battre en parlant quand on peut se battre pour de vrai ? »

Marty : « “Parce que c’est notre projet !” »

Bleu : « Cette réponse est si “fainéante, cynique, extrême”. »

Général : « Bienvenue chez nous ! »

Marty : « Il est très “bottom-up” votre pays. »

Général : « J’aurais plutôt tendance à dire “top-down”. »

Marty : « C’est la faute aux cocos, ça encore. »

Général : « Et aux fachos. »

Marty : « Et aux gauchos. »

Général : « Et aux veaux. »

Marty : « Et aux parigots. »

Général : « Et aux maux. »

Marty : « Et aux rots. »

Général : « Et aux mots. »

Marty : « Et aux beaux. Comme moi ! »

Général : « Et aux zoos. »

Marty : « Et à Nemo. »

Général : « Et aux os. »

Marty : « Et aux eaux. »

Général : « Et aux assauts. »

Marty : « “Non, mais à l’eau quoi !” »

Marty regarda Bleu, et sourit, fier de sa « blague ».

Bleu : « J’ai si honte d’être avec lui… »

Général : « Soldat, vous avez la permission de vous mettre une balle dans le crâne. »

Marty : « Ben quoi ? C’est “rigolo” ma réplique, elle coule de source ! »

Général : « Et tu les as vérifiées tes sources, soldat ? Là, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase, moussaillon… euh, soldat. »

Marty : « Je sais bien que j’ai pas l’habitude de me noyer dans un verre d’eau, mais on peut pas dire non plus que ma blague est tombée à l’eau ! »

Général : « Jette-toi à l’eau, c’est un ordre. »

Bleu : « Bon, euh… On se bat… ou… »

Camionneur : « C’est vrai… on s’emmerde, quoi. »

Général : « Permission de se battre accordée, soldats ! Mettez-vous en position ! »

Soldat-Roquette : « Compris, chef ! »

Le camion se plaça plus loin pendant que le Soldat-Roquette braquait son arme dans la direction des amis de Marty. Ce dernier ne bougea pas d’un pouce alors que le Général avait fait quelques pas en arrière pour braquer son arme sur lui.

Général : « Tu es cuit. »

Marty : « À l’eau ou à l’huile ? »

Général : « Je ne vais pas me gêner pour mettre de l’huile sur le feu. »

Marty : « Ça c’est vraiment remuer le couteau dans la plaie ! »

Général : « Tous ces jeux de mots doivent absolument finir hachés menus. »

Marty : « Et c’est quoi le menu ? »

Général : « Ta langue ! »

Bleu protégea Marty en l’enveloppant derrière une barrière magique au moment où le Général fit feu et vida son chargeur. Le Général commença à recharger son arme tout en reculant et Marty quitta la barrière pour foncer sur lui et le faire tomber d’un bon coup de pelle à la tête. Le Soldat-Roquette tira vers Champis et Vert pendant que le camion tournait en arc de cercle autour du lieu du combat. Vert et Champis tirèrent leurs projectiles magiques pour endommager le camion. Le poisson mystique flotta dans les airs et tira de grandes aiguilles magiques argentées sur les roquettes ce qui les faisait exploser en plein vol. Marty lança sa pelle dans les roues du camion qui finit par se renverser à cause de tous les tirs qu’il essuyait. Marty tenta d’imiter un accent français cliché.

Marty : « “Non ! Je me rends ! Non ! Acceptez cette baguette et ma dignité en offrande, et épargnez-moi ! Pitié ! Nous collaborerons ! Sacrebleu !” »

Général : « Très amusant, le gros ricain… »

Marty : « Alors, “mon Général”, vous avez votre compte ? »

Le Général se releva lentement.

Général : « Soldats, bêtes… et… champignon… “je vous ai compris !” »

Marty : « Je vous hais, compris ? »

Général : « Là, tu parles comme notre président. »

Marty : « “Manu” ? »

Général : « “On l’appelle monsieur le président de la République.” »

Soldat-Roquette : « Comme ça craint ! »

Bleu : « Bon, bah, on a gagné ! C’était… trop facile… »

Général : « Nous abdiquons pour cette fois. »

Bleu : « Et pour l’armistice ? »

Général : « Peut-être plus tard, “vous avez gagné la bataille, mais pas la guerre”. »

Bleu : « Enfin un qui dit bien cette phrase ! »

Général : « Vous méritez bien cette casquette en récompense pour votre victoire, soldats. »

Bleu : « Sinon, vous êtes des militaires, peut-on savoir pourquoi vous êtes si peu nombreux et si “mélangés” ? »

Général : « Pour faire simple, soldat, nous ne venons pas de ce monde, et l’on dirait que votre ami Playmobil non plus. Dans notre monde originel, moi et mon camarade Belge travaillions dans l’Armée Verte, et ce cher “petit, mais vaillant” Québécois venait de l’Armée Blanche. Depuis, en remerciement de l’aide et du matériel qu’il nous a fourni, nous sommes au service de Zombos. Et comme vous pouvez le constater, notre équipement est loin d’être optimal pour des forces de l’armée, mais pour trois braves soldats tels que nous c’est plus que suffisant. »

Bleu : « Je vois… »

Général : « La clé du Quartier Général est dans le bâtiment le plus à l’est, au sous-sol, dernière salle à droite. Servez-vous, c’est votre dédommagement pour cette bataille. »

Bleu : « Oh, merci ! À la revoyure, j’imagine… »

Général : « “Au revoir.” »

Le Général se retourna et commença à partir, soudainement, le son de la Marseillaise retentit par le haut-parleur du camion. Ils s’en allèrent, laissant Marty et les autres seuls dans la base, le groupe alla dans le sous-sol du bâtiment, le sous-sol était visiblement en travaux, abandonnés pour le moment. Le groupe de Marty s’empara de la clé dont la poignée avait la forme du logo de Zombos.

Marty : « On peut dire qu’ils ont mis la clé sous la porte ! »

Bleu : « Tes jeux de mots catastrophiques nous tueront un jour… »

Ils sortirent du bâtiment. Marty tint ses bras derrière son dos, et regarda littéralement de haut ses alliés.

Marty : « Les bleus ! »

Bleu : « Oui, Marty ? »

Marty : « Non, pas toi, Bleu, les bleus ! Il nous faut aller botter le cul de ces lâches et pour ça nous allons aller affronter ces vermisseaux directement dans leur QG ! Des objections, soldat ? »

Bleu : « Oui, votre honneur, pourquoi parlez-vous comme un militaire depuis qu’on s’est battu ici ? »

Marty : « Parce que je fais ce que je veux ! Maintenant, partons ou sinon je vous dévisse le crâne ! Soldats ! Garde-à-vous ! »

Vert plaça se patte droite de sorte à se mettre au garde à vous, et Bleu et Champis tentèrent autant que possible de faire de même avec leurs membres.

Marty : « Rompez ! Maintenant, on y va, soldats ! »

Ils prirent le skateboard et l’amenèrent sur le très grand espace face au Quartier Général. Ils firent comme les deux premières fois pour faire accélérer la planche, sauf que cette fois-ci Champis utilisa ses spores accélératrices combinées à un peu de magie de Bleu et Vert. Ils arrivèrent en un rien de temps devant le bâtiment. L’entrée était une grande herse noire. Une fente en forme de serrure avec le logo de Zombos peint au-dessus se trouvait juste à gauche de la herse. Marty inséra la clé dedans et la tourna. Un mécanisme s’activa et la herse se leva, leur permettant d’entrer. L’intérieur était éclairé par des torches. L’architecture du lieu était un curieux mélange entre architecture médiévale et architecture futuriste. Marty et ses amis avancèrent dans le large couloir d’entrée jusqu’à arriver dans une grande salle. Elle était décorée par de nombreux logos de Zombos, notamment au plafond où se trouvait un grand chandelier aux chandelles dont la flamme était de couleur turquoise. Il y en avait aussi sur les murs avec des bougeoirs muraux dont les flammes des bougies étaient identiques, et également au sol où se trouvait un unique grand logo de Zombos. Il y avait deux herses sur chaque côté à droite et à gauche, et un double escalier en arc de cercle menait à l’étage supérieur ou se trouvait une autre herse, mais qui était déjà ouverte. De la compagnie attendait déjà le groupe de Marty : Blobor, Scarab, le Gemax, ainsi que les clones répondaient tous présents.

Marty : « Je vous laisse le menu fretin, moi je vais essayer de pénétrer là-haut pour aller taper sur Zombos ! »

Bleu : « À vos ordres, boss ! »

Les ennemis barrèrent la route de Marty.

Blobor : « Donc je vois que vous êtes déterminés à continuer… vous allez passer un sale moment. »

Marty : « Je vais vous faire votre fête ! »

Scarab : « Une fête pour nous ? Yahoo ! »

Blobor : « Mets-la en sourdine, Scarab ! “Vous ne passerez pas !” »

Marty : « “Casse-toi, pauv’ con !” »

Ils entendirent le bruit d’un moteur. Il s’agissait du camion militaire qui portait le Soldat-Roquette et le Général à l’arrière. Il eut largement la place de passer et arriva dans la salle pour déposer ses passagers.

Bleu : « Vous revenez déjà ? »

Général : « On dirait bien, soldat ! Ordre du boss, il faut autant de renforts que possible. »

Marty : « On se revoit déjà, les étrangers ? »

Soldat-Roquette : « Tabarnak ! C’est quand est-ce que vous retournez dans vos pays de marde de crisses ? »

Marty : « Oh, fais pas ta salade ! »

Soldat-Roquette : « Si tu crois que je vais me gêner ! »

Marty : « Et puis, c’est toi qui dois rentrer chez toi… “métèque” ! »

Les bêtes s’approchèrent de leurs sosies, Champis siffla agressivement et Champhis fit de même.

Scarab : « Arrêtez de vous voler vos répliques ! »

Bleuh : « On va régler ça… mon frère ! »

Il lui fit un clin d’œil tout en s’approchant un peu.

Bleu : « Oh, je vois ce que tu veux dire, frérot. »

Bleu s’adressa aux autres en chuchotant.

Bleu : « Surtout, n’attaquez pas les clones ! Visez surtout les militaires et les sbires ! »

Vert et Champis acquiescèrent.

Bleuh : « Bien, réglons ça… on va vous abattre… “maîtres” ! »

Blobor : « Quoi ? »

Au moment où les trois bêtes commencèrent leurs attaques aux projectiles magiques, les clones se retournèrent et attaquèrent les sbires les plus proches.

Général : « Ah ! Une mutinerie ! »

Scarab : « Mais ? Mais… pourquoi ils font ça ? »

Bleuh : « On ne va pas vous laisser faire du mal à nos grands frères ! »

Vert et son sosie couinèrent avec détermination. Les militaires étaient incapables de faire quoi que ce soit d’autre que de tirer à l’aveuglette sur les attaques magiques des créatures. Scarab se couvrait autant que possible en allongeant ses pattes pour qu’elles prennent les coups à la place de l’essentiel de son corps. Blobor se déformait autant qu’il pouvait pour esquiver. Le Gemax se suspendit au chandelier et tira ses propres projectiles magiques pour se protéger.

Camionneur : « C’est la cata ! »

Soldat-Roquette : « Bordel ! Mon Général, nous sommes submergés par l’ennemi ! »

Général : « Repli, soldats ! Ce n’est pas une fuite, c’est un repli stratégique ! »

Scarab : « C’est… C’est une catastrophe ! »

Blobor : « Malédiction ! »

Les militaires retournèrent dehors, et les ennemis se firent battre en deux temps trois mouvements les uns après les autres.

Bleu : « Tu vois qu’en coopérant on peut tout faire, mon frère ! »

Marty : « Pas mal du tout ! Maintenant, je vais pouvoir monter ! »

Le Gemax sauta du chandelier, et frappa Bleu de son membre chargé d’énergie magique blanche.

Marty : « Sacrée bifle ! Mais gobe mes baloches ! »

Marty mit hors d’état de nuire le Gemax d’un coup de sabre bien placé.

Bleuh : « Allez, il faut les contenir tant qu’ils sont en situation désespérée ! »

Marty monta à l’étage et franchit le couloir derrière la herse. Il arriva dans une grande salle assez sombre, et uniquement éclairée par quelques bougeoirs dont les bougies avaient encore des flammes de couleur turquoise. Une autre herse se trouvait au fond de la salle, mais bien plus grande et large que les autres. Marty arriva face à son pire ennemi, qui était au centre de la salle.

Marty : « Ça faisait longtemps… Zombos. »

Zombos : « Au moins deux semaines, Marty… la défaite que je t’ai promise t’a manqué ? »

Marty : « “Le sang de tes morts !” Euh, te voir ramper au sol, voilà ce qui m’a manqué. »

Zombos : « Je t’ai naïvement sous-estimé la dernière fois, pourtant je n’ai pas encore utilisé toute ma puissance, et je n’en ai pas besoin non plus aujourd’hui pour t’expédier vers une tombe. Maintenant, c’est terminé pour toi. »

Ils commencèrent à se frapper. Zombos y mit plus de force que la dernière fois, Marty le ressentit dans la ténacité de son adversaire, Zombos résistait au tranchant de son sabre comme s’il le frappait avec un simple bâton. Marty sortit le poisson mystique, celui-ci flotta dans les airs auprès de Marty et tira des projectiles magiques en forme de bulles métalliques sur Zombos. Ceci l’empêcha de se focaliser autant que d’habitude sur les coups de Marty pour pouvoir les parer. Marty combina la lance au sabre et parvint à placer quelques coups, Zombos devint plus brutal et se mit à riposter par des coups de poing. Marty pouvait parer, mais avec beaucoup de difficulté. Le combat dura longtemps, sans qu’aucun ne semble véritablement prendre le dessus.

Zombos : « J’admets ton potentiel, Marty. Tu seras une incroyable recrue dans mon armée ! »

Marty : « Plutôt mourir ! »

Zombos : « Alors, meurs ! »

Le combat reprit encore plus violemment, après un autre échange de coups, Marty jeta ses deux anciens chapeaux et prit en main la fleur magique.

Zombos : « Pas deux fois la même technique, gamin ! »

Marty : « Jamais deux sans trois ! »

Marty jeta la casquette de policier vers un endroit derrière Zombos. Il disparut pour réapparaître au-dessus, et Zombos se retourna immédiatement. Le poisson mystique disparut puis réapparut au-dessus du chapeau jaune pour tirer sur Zombos pendant qu’il était de dos, ce qui l’affaiblit légèrement et le laissa dans une situation inconfortable. Marty courut et se plaça de sorte à faire face au chapeau rouge. Il lança la lance à toute force sur son adversaire, ce que Zombos évita, mais la lance disparut en passant au-dessus du chapeau rouge et réapparut par la casquette de policier. Elle continua sur sa lancée et toucha Zombos par surprise sur le côté droit du crâne. Marty brandit la fleur magique et trois grands orbes lumineux magiques sortirent des chapeaux. Le jaune émit une sphère jaune en forme de bulle qui enveloppa le poisson mystique ; le rouge émit une sphère rouge en forme de boule de feu ; la casquette émit une sphère noire en forme de trou noir. Le poisson mystique se mit à briller et les deux autres orbes foncèrent sur Zombos qui recula, mais les deux orbes entrèrent en collision et explosèrent, ce qui toucha Zombos. Le poisson mystique brilla plus fort, puis cracha un grand rayon bleu magique sur le dos de Zombos. Marty fonça pour lui donner un grand coup de pelle sur la gauche de son crâne, et pour asséner un grand coup de sabre sur le sommet de sa tête ce qui le fit finalement tomber par terre. Zombos se releva assez rapidement et fit trébucher Marty de son pied quand celui-ci s’apprêta à le frapper de nouveau.

Zombos : « Si je ne peux pas te tuer aujourd’hui, dans ce cas “quelqu’un” d’autre pourra le faire ! »

Marty : « Et qui ? Tes sbires incapables d’écraser la moindre fourmi ? Me fais pas rire ! »

Zombos : « Non, ma meilleure alliée, Gargantia, redoute ce nom, même moi je ne peux correctement la contrôler quand elle est furieuse ! Elle va faire de toi un tas de viande hachée ! Et les restes de ta carcasse dont elle ne voudra pas nourriront les rats et les zombies d’égouts ! »

Marty : « Ils paraissent mieux à nourrir que ta gueule puante et putréfiée ! »

Zombos appuya sur la boucle de sa ceinture qui émit un son très étrange et indescriptible. Il se dirigea vers la herse et enclencha un levier juste à sa gauche. Elle se leva. Marty s’approcha un peu et discerna une grande cage ouverte à l’intérieur de l’obscurité qui enveloppait l’autre côté de la herse. Un grognement terrifiant se fit entendre. Une grande bête se trouvait à l’intérieur de la cage. Marty ne pouvait que discerner ses yeux blancs qui brillaient dans le noir et une petite partie de sa silhouette dont la forme évoquait un animal quadrupède qui faisait au moins deux tiers de la taille de Zombos. Elle se dirigea très lentement vers la salle où se trouvaient Zombos et Marty. Ses pas étaient très lourds, tant bien au niveau sonore qu’au niveau des vibrations au sol qu’ils produisaient. Elle franchit l’entrée, devenant enfin parfaitement visible. Gargantia ressemblait à un dinosaure quadrupède semblable à un tricératops en ce qui concerne la forme du corps, mais avec des grandes griffes. Sa tête se rapprochait plus de celle de dinosaures comme les raptors. Sa dentition comprenait huit minuscules dents supérieures et onze grandes dents inférieures, dont cinq bien plus grandes. Comme Zombos, elle avait une peau digne d’un mort-vivant ; la peau de Gargantia était brune et déformée. Cette peau est très irrégulière sur de nombreuses parties de son corps ; la peau de ses pattes prenait un aspect assez rocailleux, le dessous de l’intégralité du corps avait lui un aspect d’écorce d’arbre et était coloré de blanc et de gris. Les formes de ses côtes étaient visibles sur ses côtés, et des pustules se trouvaient sur son dos et sa queue. Des petites excroissances jaunes osseuses étaient présentes sur tout le long de son dos et de sa queue. Une assez petite crête jaune était sur son front, et une crinière jaune de forme écailleuse se présentait sur sa nuque. Elle poussa un rugissement très puissant et intimidant.

Marty : « Au moins, elle est toujours moins moche que toi. »

Zombos : « Tu m’excuseras, je dois aller m’occuper de tes petits amis sauvages, je n’ai pas eu l’occasion de voir ce que certains d’entre eux valaient après tout. Nous nous reverrons en Enfer, et si tu survis je te reverrai dans une autre base… pour finalement te revoir dans un cercueil ! »

Marty : « J’ai hâte de te couper la tête ! »

Gargantia rugit très fortement.

Marty : « Ça va saigner… »

Dans le hall d’entrée, les bêtes devaient à présent se mesurer à un nouvel adversaire pendant que Marty luttait contre la créature. Les militaires qui étaient revenus se mirent au garde-à-vous et le Gemax s’inclina. Les bêtes parurent hautement surprises, particulièrement Bleu qui se mit à s’inquiéter. Zombos s’adressa aux combattants depuis la rambarde en haut de l’escalier.

Zombos : « Je vois beaucoup de rebelles par ici… »

Blobor : « Maître ! C’est un grand honneur pour nous de vous retrouver ! Nous sommes si désolés… »

Zombos : « Tais-toi ! Je ne veux rien entendre concernant votre échec ! Battez-vous jusqu’à la victoire, comme de vrais guerriers ! »

Blobor : « Oui, maître ! »

Scarab : « À vos ordres, maître Zombos ! »

Bleuh : « C’est comme ça que tu t’adresses à ta famille ? »

Zombos : « Ma famille ? Ah, tu es bien innocent, jeune traître ! Mais tu n’as pas tout à fait tort. Bien qu’ils soient sous mes ordres, mes serviteurs et moi-même partageons des liens forts en tant que guerriers alliés par la force du hasard. Nous sommes effectivement un peu comme une “famille”. Si j’ai bien plus d’estime pour mes forces que j’en ai l’air, je suis néanmoins peu clément avec ceux qui trahissent ma confiance. »

Bleuh : « Tu nous as créés, mais on n’est pas nés pour t’obéir ! »

Scarab : « Je ne savais pas que la crise d’adolescence existait aussi chez les clones… »

Blobor : « Reste silencieux, Scarab ! »

Zombos : « Effectivement. Je dois admettre que je suis surpris que vous ayez découvert le libre arbitre plus tôt que prévu. C’est ce qui fait de vous de pures réussites. Cependant, j’ai besoin de votre puissance pour mes plans, et je compte bien la reprendre par la force si vous refusez de vous associer de nouveau à mes troupes. »

Bleuh : « Viens donc la chercher ! »

Bleu : « Zombos ! Tu as intérêt à ne pas avoir fait de mal à Marty ! Où est-il ? »

Zombos : « En enfer, et pourtant toujours vivant… du moins, en théorie… il a peu de chances de s’en sortir face à ma chère bête ! »

Vert couina de rage.

Bleu : « Il va s’en sortir ! Je sais qu’il peut le faire ! »

Zombos : « Ha ! Nous allons voir ça ! »

Pendant que se déroulaient les événements du hall, Marty et Gargantia avaient commencé à s’affronter. La bête était assez lente, mais sa force était purement phénoménale, et pour couronner le tout, sa peau était presque aussi dure que l’acier. Marty avait beau la contourner sans cesse après avoir esquivé ses attaques pour la frapper de ses armes, c’était presque sans effet. Gargantia tenta sans relâche de mordre Marty et de le cogner de tout son poids. Elle n’y arriva pas, mais Marty se prit souvent par surprise ses redoutables coups de griffes qui étaient suffisamment forts pour le projeter assez loin. Gargantia tenta de s’en prendre au poisson mystique. Marty le récupéra à temps avant que la créature ne le dévore. Il se mit donc à accompagner de nouveau Marty en lévitant auprès de lui. Gargantia fonça vers Marty. Elle tenta de le cogner, mais il évita. Elle se retourna vers lui et se prépara à le mordre. Il prit la lance et concentra toutes ses forces pour toucher la créature en plein dans sa bouche. Il parvint à lui faire très mal en plantant la lance à l’intérieur ce qui la fit gémir, mais elle mordit la lance avant que Marty ne puisse la faire sortir. Elle éjecta Marty de son arme puis la lance elle-même en agitant fortement sa tête. Gargantia poussa un rugissement de colère.

Marty : « Tu me fatigues vraiment… voyons tes facultés intellectuelles ! »

Marty profita des chapeaux encore au sol pour l’éviter et l’attaquer par surprise plus rapidement en se téléportant. La créature fut prise par surprise et grogna de manière confuse. Ce fut donc efficace, mais Marty sentit que se téléporter comme ça pouvait finalement contribuer à le fatiguer davantage. Il profita de la confusion de Gargantia pour récupérer les chapeaux et les placer ensemble à un même emplacement. Il plaça le poisson mystique au-dessus d’eux et brandit la fleur de magie. Marty s’en alla immédiatement et attira l’attention de Gargantia ailleurs pendant que les chapeaux généraient les mêmes orbes que plus tôt. Cette fois-ci, les orbes se combinèrent autour du poisson mystique. Une grande lumière multicolore émana de sa bouche, et il se mit à trembler sous la force de l’énergie qu’il concentrait. Gargantia infligea un grand coup de griffe à Marty quand il tenta de se défendre, puis le cogna brutalement avec sa tête ce qui le plaqua contre un mur du côté de l’entrée. Quelques moments plus tôt, les amis de Marty et ses ennemis s’étaient eux aussi affrontés depuis que notre héros avait commencé à combattre la monstrueuse créature de Zombos.

Bleu : « Ta fin approche ! On va te vaincre dès maintenant, “Zom-nul” ! »

Zombos : « C’est facile à dire, mais ce n’est pas facile à faire, blanc-bec. »

Scarab : « Je dirais même, fleur bleue ! Vous avez compris ? Fleur “bleue” ! »

Blobor soupira.

Blobor : « Juste, tuez-le, il ne nous manquera pas… »

Bleu : « Ça peut s’arranger… »

Zombos sauta vers l’étage inférieur et atterrit entre Blobor et Scarab.

Zombos : « Dites-moi, camarades de Marty… êtes-vous prêts ? »

Vert, Champis et leurs doubles exprimèrent leur détermination.

Bleu : « Fin prêts à te renvoyer à ta place, c’est-à-dire dans une tombe ! »

Bleuh : « Exact ! »

Zombos parut satisfait.

Zombos : « Fort bien… »

Il leva son bras droit vers ses opposants et haussa la voix.

Zombos : « Chargez ! Donnez tout ce que vous avez ! Et vos blessures ne sont pas une excuse pour y mettre moins de volonté ! »

Les deux camps entrèrent violemment en conflit. Les bêtes et leurs clones étaient encore suffisamment en état de bien combattre. Cependant, l’affrontement devint bien plus difficile pour le groupe, car les ennemis étaient bien plus déterminés et brutaux avec l’arrivée de Zombos parmi eux pour les motiver. Vert, Bleu et leurs clones se focalisaient sur Zombos et ses deux sbires emblématiques qu’étaient Blobor et Scarab. Le Gemax se mit à distance près du mur de la gauche de la salle pour les attaquer sans prendre trop de risques. Blobor changea la forme de ses côtés pour les changer en marteaux épineux ; Scarab allongea ses deux pattes avant pour attaquer ses ennemis et ses pattes arrière s’approchèrent du Gemax pour qu’il passe sa magie à travers elles. Deux pattes utilisèrent les amas d’énergie magique pour bombarder avec précision le groupe de leurs ennemis, et deux autres accrochées au Gemax propagèrent l’énergie à travers tout son corps ce qui renforça la force de ses pattes.

Bleu : « Mais c’est qu’ils ont plein de nouveaux tours ! »

Blobor : « Voilà l’importance de toujours s’entraîner, les nigauds ! »

Bleuh : « Peu importe, nous savons comment vaincre n’importe qui maintenant ! »

Bleu et Bleuh combinèrent leurs forces pour noyer Zombos sous leurs pointes magiques. Celui-ci fonça vers ses adversaires pour éviter la pluie de pointes. Vert et Verht combinèrent leur magie pour s’envelopper d’un puissant champ d’énergie magique verte alors qu’ils chargeaient vers lui à grande vitesse. Champis et Champhis tirèrent des spores explosives sur le chemin de Blobor et sur les projectiles et pattes avant de Scarab pour les empêcher d’entraver la progression de leurs alliés. Les deux bêtes vertes percutèrent Zombos à pleine puissance, ce dernier se protégea de ses bras quand il sentit la force qui émanait des deux créatures. Il fut repoussé en arrière et se couvrit ensuite la tête autant que possible quand les pointes tombèrent sur lui. Champis et son double tournèrent leur attention vers les militaires quand ceux-ci firent feu sur eux. Ils se mirent à briller et se dirigèrent vers eux sans s’arrêter quand bien même les balles de l’arme du Général criblaient leur corps. En réalité, ils trouaient volontairement certains points précis de leur corps pour laisser passer les balles quand bien même c’était douloureux à faire. Ils s’étaient placés de sorte que les balles atteignent le seul ennemi à l’écart de leurs alliés qui était le Gemax. Les balles ne lui firent pas grand-chose, mais il fut assez déstabilisé ce qui interrompit brièvement la charge d’énergie qu’il conférait à Scarab. Le camion fonça sur eux pour les écraser, mais Champis prit le devant et le renversa en explosant ce qui permit à Champhis de continuer et d’atteindre le Général qui insérait un nouveau chargeur dans son arme.

Général : « Nom d’un… »

Il se retourna et sauta au moment de l’explosion du champignon. Il fut assez blessé, et en voyant quelques retombées corrosives, il resta au sol et se couvrit la tête autant que possible pour ne pas se prendre trop de dégâts. Le Soldat-Roquette s’était discrètement rendu en haut de l’escalier pour viser facilement ses ennemis, mais Bleu et son jumeau s’en était rendu compte. Pendant qu’ils tiraient des pointes magiques vers Scarab et Blobor, ils concentrèrent toute leur énergie pour tirer en plus de grandes bulles magiques bien solides malgré leur apparence qui fit éclater en plein vol les roquettes. Le soldat abandonna et redescendit pour trouver un meilleur emplacement. Les pattes arrière du scarabée se prirent les pointes ce qui lui fit lâcher prise. Blobor évita autant que possible ce qui lui tombait dessus, et il se dirigea vers Bleu et son clone, prêt à les frapper de son marteau.

Bleu : « Pousse-moi ! »

Bleu parvint à prendre sa forme de boule piquante.

Bleuh : « Oh, ingénieux ! »

La corne du front de Bleuh brilla d’une lumière bleue, et il cogna son jumeau avec une grande force. Bleu fut propulsé sur Blobor qui se le prit en plein visage et le fit rejoindre Zombos qui fut lui aussi repoussé en arrière par la même occasion. Ils continuèrent jusqu’à percuter le mur au bas de l’escalier. Scarab attrapa Bleu sous sa forme de boule après s’être stoppé, et le lança vers Bleuh qui esquiva. Bleu reprit sa forme normale, dans un état un peu déboussolé.

Zombos : « Je commence à aimer ce combat ! Scarab ! Blobor ! »

Les deux sbires s’approchèrent de leur maître. Zombos attrapa Scarab par la patte et Blobor prit la forme d’un marteau épineux, mais sans aucun piquant sur le manche pour que Zombos puisse le prendre dans sa main. Il se dirigea vers Vert et son clone qui lancèrent des lames magiques vers lui, ce qu’il parvint à stopper en utilisant Scarab pour se protéger. Ils bondirent sur les côtés au moment où il tapa le sol avec Blobor, ce fut si fort que la vibration se sentit dans le sol sur une bonne distance. Bleuh tira des grandes bulles vers le Général quand il constata qu’il s’était relevé pour l’empêcher de faire feu, et Bleu fit de même avec le Soldat-Roquette qui s’était placé dans un coin au sud de la salle. Champis et Champhis qui s’étaient reconstitué, s’approchèrent du Soldat-Roquette et du Général en brillant. Ils se stoppèrent juste devant eux sans exploser. Les militaires comprirent qu’ils leur donnaient le choix d’attaquer et de se prendre une explosion, soit de rester où ils sont sans rien faire et sans se prendre une explosion. Pendant tout ce temps, le Gemax avait préparé un immense orbe magique. Mais à sa grande surprise, les champignons l’avaient vu quand ils s’étaient reformés, et ils avaient secrètement envoyé des spores magiques très peu visibles qui explosèrent en le touchant. Il tomba, et son orbe partit sur Zombos qui se protégea en utilisant ses camarades, mais prit quand même bien des dégâts de la part de l’explosion. Il lâcha Scarab et Blobor qui étaient hors d’état de combattre.

Zombos : « Vous êtes bien rusés… et j’espère pour vous que votre ami l’est tout autant ! »

Bleu : « Pas d’inquiétudes pour nous ! On sait qu’il a toujours plus d’un tour dans son sac ! »

Zombos : « Je n’en doute plus à présent ! J’attends avec impatience de voir le résultat ! »

Tandis qu’ils reprenaient l’affrontement, Marty était en position critique, il était assis contre le mur et presque immobilisé par ses blessures tandis que la redoutable bête avançait lentement vers lui.

Marty : « Bordel ! Prends ça, saloperie ! »

Il lui lança la pelle qu’elle attrapa entre ses mâchoires puis la jeta plus loin derrière. Il lança ensuite le sabre qui la toucha au front, mais ne lui infligea que peu de douleur, elle continua à avancer.

Marty : « Enfoirée… »

De la vapeur émana de sa gueule et une lumière rouge commença à apparaître lentement au fond de sa bouche. Ses dents chauffèrent et furent enveloppées d’une petite aura orange. Soudainement, une grande lumière multicolore put se voir derrière elle. Il s’agissait du poisson mystique qui avait canalisé presque complètement l’énergie sortie des chapeaux. Les yeux de la bête virent du coin la lumière ce qui l’intrigua, et Gargantia se retourna légèrement pour voir de quoi il s’agissait.

Marty : « Le poisson rend intelligent, et l’inintelligent se mange le poisson ! Dévore ça, boule de pus ! »

Gargantia qui comprenait ce qui l’attendait se retourna complètement et ouvrit la bouche, la lumière à l’intérieur de sa gueule s’intensifia. Marty se précipita pour ramasser le sabre et courut vers la lance encore au sol. Le poisson tira un immense rayon multicolore sur Gargantia qui tira quant à elle un très grand rayon énergétique rouge orangé qui entra en conflit avec celui du poisson. Marty qui avait récupéré les armes sauta sur son dos et planta en même temps dans chaque œil de Gargantia la pointe de la lance et du sabre. Marty quitta très vite son dos alors qu’elle perdait le contrôle de son rayon. Ce dernier fut annihilé par le rayon du poisson mystique qui poussa Gargantia si fort tout en la blessant qu’elle traversa le mur au niveau de l’entrée. Le mur s’effondra alors que le rayon traversa la partie supérieure du hall à la grande surprise de ses occupants. Le rayon s’arrêta à mi-chemin comme le poisson fut à court d’énergie et Gargantia tomba avec fracas en plein milieu de la salle, épuisée par toute l’énergie qu’elle eut à encaisser. Zombos s’approcha d’elle, impressionné.

Zombos : « Incroyable, gamin… ce n’est pas un maigre exploit. Soyez fiers, amis de Marty. Il a survécu avec brio à l’enfer… »

Marty franchit les restes du mur. Il se présenta devant la rambarde avec sa casquette de policier sur la tête. Il tapa le sol du bout non pointu de sa lance tout en tenant fièrement son sabre contre son épaule.

Blobor : « Mais… ce n’est pas possible ! »

Scarab : « Il est invincible ou quoi ? »

Blobor : « Face à Gargantia… »

Scarab : « Il est inarrêtable ! »

Zombos : « Vous me décevez tous… Bien joué, Marty. Tu as mon admiration et ma haine. Je compte bien te préparer un affrontement encore plus digne de ce nom. À la fois pour le plaisir de te combattre, et à la fois pour obtenir la circonstance opportune de t’infliger un châtiment pour avoir perturbé mes plans. »

Marty : « C’est ça, “blabla, blabla, j’ai perdu, blabla, blabla je vais m’enfuir comme un lâche de Français qui capitule” ! »

Le Général grinça des dents en entendant cette petite pique.

Zombos : « Tu gardes bien ton sens de l’humour des plus déplaisants malgré ce que tu viens de traverser. Toi et tes valeureux amis feriez mieux de bien vous préparer, car je suis loin d’en avoir fini avec vous. À très bientôt… »

Il claqua des doigts et le Gemax se mit à briller d’une vive lumière blanche, Zombos et tous ses sbires brillèrent de manière identique et ils disparurent avec le Gemax. Marty descendit rejoindre ses amis, Vert l’accueillit chaleureusement et Verht paru lui aussi heureux en voyant son jumeau content de retrouver son meilleur ami.

Marty : « Bon… On a gagné ! Et vous savez c’est quoi le mieux ? J’ai trouvé de l’or ! »

Marty leur montra une magnifique pièce d’or. Un grand « deux » était gravé sur son côté face, et un symbole en forme d’un grand bouclier sur le côté pile.

Bleu : « C’est sûr que c’est le mieux pour toi ! Bravo, encore une fois, tu nous as épatés. Vu le gabarit de la bête que tu as fait tomber ici ça n’a pas dû être facile ! Je me demande d’ailleurs comment tu as provoqué ce rayon… »

Marty : « Un petit tour de magie, comme d’habitude ! »

Bleuh : « Marty… c’est bien comme ça que tu veux qu’on t’appelle ? »

Marty : « Non ! Le colossal défonceur cosmique de grands-mères, aux gros et beaux muscles saillants qui brillent de mille feux… »

Bleuh : « Je vais me contenter de Marty… je veux te remercier, pour avoir aidé nos frères et pour nous avoir libérés du joug de Zombos… »

Marty : « Et merci de nous avoir autant fait chier auparavant, bande de faux-culs ! »

Bleu : « Marty ! »

Marty : « “Enculé !” Désolé, j’avais oublié le mot magique ! »

Bleu : « Tais-toi un peu ! »

Bleuh : « Désolé… nous ne savions pas ce que nous faisions… mais si vous voulez bien nous pardonner, nous vous aiderons à traverser toutes les épreuves possibles ! »

Marty : « Mon cul ! »

Bleu : « Il accepte ! Il fait juste le pitre, n’y prêtez pas attention ! »

Marty : « Mon cul sur la commode ! »

Bleu : « Il est très sympa en vrai, vous verrez ! »

Marty : « Mon cul sur la commode qui est sur votre face de fiente ! Bon, allez, on se barre ! »

Bleu : « Partons ! J’en peux absolument plus de cette journée… j’ai tout donné aujourd’hui. »

Marty regarda derrière lui.

Marty : « Nous les reverrons… Rentrons… nous avons beaucoup à préparer ! »

Ils sortirent tous les sept. Le temps était très nuageux, et l’ambiance très calme.

Marty : « Quel temps de chiasse ! Ça me donne envie de gerber sur des ragondins ! »

Bleuh chuchota à son frère.

Bleuh : « Il est toujours comme ça ? »

Bleu : « T’en fais pas… tu t’y habitueras… »

Marty : « “Vive les péquenauds ! Vive les péquenauds !” »

Bleu : « Plus ou moins… »

Ils partirent, mais étant tous trop épuisés pour se déplacer en skate « supersonique », Marty prit les rollers pour permettre au groupe un déplacement rapide. Champis et Champhis se transformèrent en roues tous les deux pour faire vite avancer le skate sur lequel se trouvaient Bleu et Bleuh, et Vert et Verht couraient aux côtés de Marty. De nombreux corbeaux volaient et croassaient dans les airs.

Bleuh : « Le monde est si magnifique… et à la fois, si inquiétant par moments… »

Bleu : « C’est là toute la magie de la nature, à être en même temps si apaisante, et en même temps si stressante. Tu découvriras bien des beautés en la découvrant, et également bien des horreurs… »

Ils s’arrêtèrent dans la base militaire.

Marty : « On va quand même pas faire tout le chemin jusqu’à la maison d’une seule traite ? J’ai les jambes en compote ! »

Bleu : « Et tu n’es pas le seul… La cabane serait un mauvais choix de toute évidence. Déjà, car on est trop nombreux, et ensuite parce que je sens que le temps ne va pas être bon, et cette pauvre cabane ne nous aiderait pas beaucoup. Heureusement, la base doit être bien fournie ! Trouvons de quoi nous reposer ici ! »

Marty : « Bon, bah, cherchons. »

Bleuh : « J’approuve l’idée. »

Après quelques recherches dans les différentes structures, ils trouvèrent des dortoirs, ils n’étaient pas en très bonne condition, mais ça leur suffirait amplement dans leur situation actuelle.

Marty : « Alors, on va vous appeler comment ? Verht, Bleuh, Champhis ça craint quand même… »

Bleuh : « Je ne sais pas… je vous laisse décider… »

Bleu : « Te connaissant, tu penses à “Vert 2”, “Bleu 2”, “Champis 2”, c’est bien ça ? »

Marty : « Mais tu es devin ! »

Bleu : « C’est exact… »

Bleuh : « Ça me va… »

Marty : « Bonne sieste à tous… mais maintenant que j’y pense on va quand même pas dormir toute la journée et toute la nuit ? Si ? »

Bleu : « La nuit serait trop sombre pour se repérer… à moins que Champis et Champis 2 ne nous servent de lanternes ! Ils brillent si fort quand ils sont sur le point d’exploser ! Dites, vous pouvez briller sans exploser et sans vous fatiguer ? »

Ils bougèrent de sorte à exprimer une affirmation.

Bleu : « Alors, parfait ! On dort tout l’après-midi, et on rentre chez nous le soir ! »

Marty : « Ça, c’est un plan ! »

Bleu : « Bonne sieste tout le monde ! »

Bleuh : « Bonne sieste mes frères, et bonne sieste Marty. »

Marty : « À toi aussi, la dorade. »

Ils se reposèrent puis partirent de nouveau au soir, comme prévu leurs amis champignons les éclairèrent, et ils rentrèrent chez eux tranquillement dans le calme de la nuit après un long déplacement. Ils montèrent à l’étage de la maison pour aller dormir.

Marty : « On est bien chez soi ! »

Bleu : « C’est dommage, on n’a aucun lit pour eux, va falloir qu’on improvise. Je peux dormir sur le canapé en bas pour laisser ma place à mon frère ; Champis et Champis 2 peuvent dormir dehors, ils ont l’habitude ; Vert 2 pourra prendre le bac de Champis. »

Bleuh : « Ça nous va ! Merci, mon frère ! »

Bleu : « De rien ! Bonne nuit tout le monde ! »

Vert et son frère couinèrent en réponse, et les champignons firent leurs sifflements avec enthousiasme.

Marty : « Bonne nuit, les gars. Dormez bien, car on a beaucoup à faire bientôt ! »

Bleu : « Effectivement… »

Marty : « Comme cirer mes pompes, et me masser les pieds ! »

Bleu : « Marty ! Tu vas l’avoir bien profond l’ardillon ! »

Marty : « Mon cul sur le hérisson ! »

Bleuh : « Eh, bah… On n’a pas fini de s’amuser, ici… »


Anecdotes 151 à 200 – L’Aventure de Marty

Auteur : Mortamon Y.

Écrivain à l’imagination débordante, passionné de jeux vidéos, et prêtre de la Sainte Prune. Quand je ne suis pas occupé par mes romans, je crée principalement des fictions, des critiques, des anecdotes et des articles wikis autour de mes créations, des annonces concernant mon actualité, et divers autres contenus. Si vous le voulez bien, passez donc un agréable séjour dans mes multiples mondes imaginaires...

17 réflexions sur « L’Aventure de Marty – Chapitre 2 (Version sans images) »

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.