TimeSplitters – Critique

Review du premier TimeSplitters

Attention, si vous préférez découvrir l’intégralité du contenu du jeu par vous-même il vous est fortement recommandé de jouer au jeu en question en entier avant de lire cette critique. Si vous souhaitez tout de même connaître les notes attribuées au jeu, vous pouvez les voir ici : Notes des critiques.

Lien vers l’article du lancement des critiques de jeux vidéos


Salut à tous ! Aujourd’hui, on va parler d’un jeu d’une excellente saga un peu trop oubliée : j’ai nommé TimeSplitters ! Une très bonne saga de FPS (First Person Shooter, soit Jeu de tir à la Première Personne) sur consoles qui a presque sombré dans l’oubli ! Et c’est là que les PCistes se disent : « Quoi !? Un bon FPS sur consoles !? Mais c’est impossible ! » Et pourtant si ! Bien que le combo clavier + souris soit le mieux possible pour du FPS, ça n’empêche pas toujours aux FPS sur consoles d’être très bon ! Allez, « It’s time to split ! »

Le début d’une excellente saga.*

TimeSplitters :

TimeSplitters ! Développé par Free Radical Design (actuellement connu sous le nom de Crytek UK) et édité par Eidos Interactive, sorti en 2000 exclusivement sur PlayStation 2. Le jeu est donc un des jeux du lancement de la console.

En parlant de la PS2, TimeSplitters fait parti de ces jeux qui ont été sur un Compact Disc et non pas sur DVD ROM comme la majorité des jeux PS2. C’était à l’époque où l’on n’avait pas encore assez confiance dans les DVD qui coûtaient également bien plus cher. Du coup, c’est nous qui subissons, car les Disques Compacts sont moins performants, et la PS2 produit un bruit de fou quand un de ces disques tourne dedans. Le pire est sur la PS2 Slim qui se met à vibrer comme un moteur quand un de ces maudits disques bleus se retrouve dedans. Ceux qui ont grandi avec la PS2 ont aussi dû constater que ces disques avaient tendance à ne plus fonctionner bien plus souvent que les disques habituels. En effet, ils sont généralement plus durs à lire pour la console.

Le jeu commence avec quelques rapides écrans de chargement qui comprennent les logos de Free Radical et d’Eidos, puis arrive très vite sur l’écran titre. Rapidement prêt à jouer ! Voilà ce qu’on aimerait voir plus souvent sur les consoles et jeux modernes avec les centaines d’animations de logos au démarrage des jeux, et les fichues installations et mises à jour qu’on se tape non-stop depuis l’ère PS3…


Au début, le joueur peut créer son profil et choisir entre trois modes : le mode histoire, le mode arcade, et le mapmaker (permettant de créer des niveaux multijoueurs). Le mode histoire n’est pas exactement un mode histoire puisque le jeu ne contient presque aucun scénario. Il faut se contenter de ce qui est écrit sur la boîte et dans le manuel du jeu. Pour résumer, les TimeSplitters (une race maléfique d’extraterrestres) voyagent à travers le temps et l’espace pour perturber l’histoire de l’humanité. Toutes sortes de héros prennent donc les armes et auront à stopper les plans des TimeSplitters.

Le jeu contient 9 missions pour le mode histoire, toutes séparées en trois séries de 3. Pour débloquer les 3 suivantes, le joueur doit compléter au préalable les 3 missions précédentes dans n’importe quelle difficulté. Avant de commencer chaque mission, le joueur peut choisir entre deux personnages qui sont toujours un homme et une femme.

Marty : « Connerie de parité ! Toujours à ramener ça là où il faut pas ! »

Mortamon Y. : « Un peu comme un certain jouet qui voit des SJWs partout, et surtout là il où il faut pas, et qui a besoin de faire des remarques sur le sujet à des moments inappropriés… N’est-ce pas ? »

Marty : « Je me demande bien quel est ce jouet dont tu parles ! Sûrement un gros tocard ! »

Mortamon Y. : « … »

Le but de chaque mission est d’atteindre un objet particulier puis de le ramener à un point spécial marqué par un cercle rouge tout en évitant et/ou éliminant les TimeSplitters sur le chemin qui viendront attaquer le joueur. Il est aussi possible de jouer en coopération. Les deux joueurs incarnent ainsi les deux personnages et doivent s’entraider pour terminer le niveau. En ce cas, les niveaux s’adapteront en conséquence en augmentant le nombre d’ennemis.

Le premier niveau est un tombeau égyptien, en l’an 1935. Le joueur doit choisir entre le Capitaine Ash ou son assistante Lady Jayne. En choisissant un personnage, il y a toujours une assez courte animation et le personnage a bien souvent une petite réplique. Ces animations et voix sont parfois les mêmes entre certains personnages. Le niveau commence ensuite en réappuyant sur le même bouton. Le jeu laisse aussi la possibilité d’annuler la sélection, ce qui permet d’également regarder les différentes animations de chaque perso. Un autre inconvénient sûrement dû au Disque Compact est que les temps de chargements sont assez longs. Si le jeu se lance rapidement, ce n’est clairement pas le cas des chargements des niveaux qui eux demandent beaucoup de patience.

Le niveau commence à l’extérieur du tombeau et le joueur rencontrera rapidement des abbés égyptiens qui sont armés de pistolets et devront vite être vaincus en utilisant sa propre arme qui est elle aussi un pistolet. Une chose à retenir est qu’absolument tous les ennemis sont armés quoiqu’il advienne (sauf pour les zombies et les TimeSplitters) ! Vous pourriez affronter des hommes préhistoriques, et ils auraient des fusils à pompe et des lance-missiles à têtes chercheuses ! Ce premier TimeSplitters se veut axé sur la rapidité et il faut donc réagir rapidement en trouvant un nouvel ennemi pour vite le tuer avant de prendre des dégâts. Que ce soit sur les ennemis ou le joueur lui-même, les dégâts arrivent bien vite et une mort peut vite survenir si le joueur n’est pas assez prudent. Les ennemis eux-mêmes résistent rarement à plus de quelques tirs et une bonne balle dans la tête suffit à immédiatement les envoyer au tapis. Le joueur rencontrera d’autres ennemis dans le niveau comme des prêtresses, des morts-vivants, ou des momies. Ces deux derniers ne sont pas présents immédiatement et apparaissent quand le joueur atteint certains lieux du niveau. L’effet d’apparition peut varier visuellement selon les niveaux, et en multi les effets changent de couleur selon l’équipe du joueur ou du bot. En voilà un détail sympathique !

Une fois que l’objet de la mission est récupéré (une ankh dans ce niveau), les TimeSplitters commenceront à apparaître pendant que le joueur fait le chemin retour. Il ne faut pas attendre et leur tirer immédiatement dessus dès l’instant où ils apparaissent, car ils sont capables d’infliger de puissants dégâts et leurs projectiles tirés par leur bras peuvent bien faire mal. Ils se déclinent en deux variations qui dépendent du contexte temporel du niveau (passé ou futur). Ils sont capables de se déplacer à quatre pattes, et leur équivalent futuriste peut se rendre partiellement invisible.

Le joueur revenant au début du niveau avec l’objet.*
Note : Je tiens encore à préciser que par manque de moyen de capture, les images utilisées ne viennent pas de moi, mais ont été prélevées sur le web, et ce principalement du TimeSplitters Wiki. J’utilise aussi un peu les wikis de temps en temps pour être sûr de ne pas me tromper dans le cas où ma mémoire aurait oublié certains détails d’un jeu ou pour vérifier certaines choses comme des bugs.

Le jeu se contrôle plutôt bien. Ce n’est certes pas le FPS du siècle, mais les contrôles répondent bien et la visée n’obéit pas trop mal en plus d’avoir un très léger effet de visée automatique. Cet effet se déclenche en approchant le curseur des ennemis afin que le joueur ne souffre pas trop des limitations des joysticks et des contrôles primitifs des FPS consoles de l’époque. Même là, il faut toujours être bien précis pour possiblement caser des tirs dans la tête et tuer les ennemis en temps record. Le jeu offre une bonne variété d’armes (et contrairement à beaucoup de FPS modernes, le jeu laisse le joueur garder en même temps toutes les armes disponibles dans le niveau, il est donc possible d’avoir 6 armes). Rien qu’au début, en plus de plusieurs types de pistolets, il est possible d’obtenir de la TNT à lancer telle des grenades pour nettoyer les petites salles des ennemis sans se faire mitrailler. Ce qui est très pratique dans le niveau de difficulté le plus élevé du niveau. Il est même possible de se battre à mains nues en frappant les adversaires directement, mais c’est très peu efficace en plus d’être risqué. Et en plus, on ne peut pas taper rapidement, car il faut pour cela changer d’arme pour sélectionner les poings. Les poings sont donc à la limite de l’inutilité, ce qui est assez dommage pour ce premier jeu. TimeSplitters est assez similaire à des jeux comme Goldeneye (notamment pour le mode arcade) ou à Perfect Dark, ça se ressent assez dans les contrôles et le level design. C’est en fait car le jeu a plus ou moins été conçu par les mêmes développeurs.

L’équilibrage des armes est un peu raté dans ce jeu… c’est surtout visible entre les armes de type fusil à pompe et les snipers. Ces derniers sont absolument inefficaces en solo même à longue portée, car le jeu n’a pas un rythme convenable à leur lente utilisation. Les fusils à pompe sont quant à eux un cauchemar en solo ! Les ennemis qui utilisent ces fusils infligent beaucoup trop de dégâts (parfois, un seul tir peut suffire pour retirer trois quarts de la barre de vie), et ce même à distance ! Vous allez donc devoir apprendre par cœur le placement de ces ennemis pour pouvoir compléter à 100 % le niveau, car croyez bien qu’ils peuvent ruiner même la plus parfaite des tentatives en un seul tir. Les ennemis au fusil sont les pires, mais il y en a d’autres qui sont bien plus… chiants… C’est le mot !… Je parle bien sûr des morts-vivants… s’ils n’ont aucune arme (la majorité du temps), ils peuvent infliger des quantités très aléatoires de dégâts en frappant le joueur. Et le pire reste la façon de les tuer ! Car ces ennemis ne meurent pas comme les autres… il faut obligatoirement les décapiter pour les vaincre, sinon ils se relèveront en boucle après avoir été vaincus, et ce même s’ils se prenaient une explosion nucléaire ! Je trouve que c’est vraiment un horrible choix de game design surtout pour ce jeu où c’est absolument inapproprié, et cela casse ainsi tout le rythme du jeu ! Cela rend certains niveaux aberrants par moments, et le niveau du Manoir est lui rempli à moitié de ces mangeurs de cerveaux ! Je vous laisse donc imaginer l’ennui que c’est dans ce niveau quand vous visez leurs têtes et que pourtant elles ne tombent pas et les ennemis continuent à se relever à l’infini jusqu’à ce qu’une balle sur leur crâne soit finalement acceptée — au hasard — par le jeu ! Mais nous viendrons à ce niveau plus tard.

 

Parlons un peu plus des modes de difficulté. Les niveaux changent considérablement selon le mode choisi. En facile, les ennemis sont assez rares, et l’objet à récupérer est bien moins éloigné. Les parties les plus profondes du niveau sont donc fermées. En normal, tout est en quantité et longueur moyenne. Et en difficile, les ennemis sont légion, et l’objet est bien difficile et long à atteindre. Je pense que c’est une idée intéressante de changer ainsi la taille des niveaux et le nombre d’ennemis ! Mais il aurait été mieux à mon goût de modifier également davantage les dégâts infligés par les ennemis ainsi que leur résistance, car les joueurs novices vont quand même prendre cher en mode facile et normal ! En effet, même s’il faut être assez rapide, il ne faut pas foncer tête baissée pour autant, car les ennemis peuvent infliger de lourds dégâts même en difficulté facile. Il faut garder un bon rythme tout en avançant prudemment. Connaître l’emplacement des ennemis et des objets ainsi que la structure du niveau est nécessaire pour pouvoir battre chaque niveau à la perfection. Maintenant que nous mentionnons les objets, en dehors des objets-clés et des munitions, l’objet le plus important est le pack de santé. Se soigner est indispensable pour survivre aux niveaux de TimeSplitters tant ils peuvent être dangereux, et le joueur doit apprendre à choisir le bon moment pour aller faire le plein de santé en allant ramasser un des packs. Les packs de santé régénèrent la moitié de la barre de santé. Le joueur peut également trouver des armures qui créent une sorte de seconde barre de vie, ce qui est tout autant utile surtout dans les niveaux où les ennemis ne font pas de cadeaux.

Pour terminer le jeu à 100 %, le joueur doit jouer à chaque mode de difficulté de chaque niveau et les terminer avant un temps précis. Terminer directement le niveau en mode difficile ou normal ne compte pas comme une complétion des modes inférieurs, et il faut donc faire chaque mode de difficulté individuellement et il en va de même pour les temps exclusifs à chaque mode. Un truc ennuyeux est qu’il n’est indiqué nulle part le temps nécessaire pour débloquer chaque contenu. Voici donc une liste des temps nécessaires extraits et traduits du TimeSplitters Wiki (http://timesplitters.wikia.com/wiki/Timed_Unlocks) :

 

Facile :

Tombeau : 1 min.

Chinois : 1 min 15 sec.

Cyberden : 50 sec.

Village : 30 sec.

Usine Chimique : 30 sec.

Planète X : 1 min.

Manoir : 3 min.

Docks : 1 min 15 sec.

Spaceways : 1 min 5 sec.

Normal :

Tombeau : 4 min 30 sec.

Chinois : 3 min 25 sec.

Cyberden : 4 min 30 sec.

Village : 3 min.

Usine Chimique : 1 min 30 sec.

Planète X : 4 min 20 sec.

Manoir : 5 min 30 sec.

Docks : 3 min.

Spaceways : 1 min 20 sec.

 

Difficile :

Tombeau : 8 min.

Chinois : 6 min 20 sec.

Cyberden : 7 min.

Village : 4 min 45 sec.

Usine Chimique : 5 min 30 sec.

Planète X : 5 min 15 sec.

Manoir : 15 min.

Docks : 7 min.

Spaceways : 6 min 30 sec.

 

Comme vous pouvez le voir, les temps sont très courts en facile et il faut donc presque speedrunner les niveaux pour atteindre l’objectif. Pour l’info, il faut battre les temps pour débloquer leurs bonus. Faire un score égal ou inférieur ne débloquera rien. Le joueur peut débloquer des personnages, des cheat codes, des bots d’arcades et des niveaux pour le multijoueur. Tous les persos apparaissant dans le jeu sont jouables. Il est en revanche impossible d’utiliser leurs facultés spéciales comme les attaques énergétiques des TimeSplitters. C’est d’ailleurs assez dommage, car on perçoit à peine des différences entre les personnages quand on les joue comme plus de 99 % du jeu va se faire en vue à la première personne. Les cheat codes permettent quant à eux de rendre le jeu bien plus délirant en remplaçant par exemple les impacts de balles par du paintball. Le joueur débloque également un mode défi en terminant le mode histoire. Ce mode est composé de 9 séries de 3 niveaux. En terminant une série, une suivante sera débloquée. Chaque série n’a qu’un niveau disponible au départ, les suivants se débloquent en complétant le niveau précédent. Les défis eux-mêmes débloquent davantage de récompenses, mais nous y viendrons plus tard. En tout cas, je dois saluer la quantité incroyable d’éléments à débloquer dans le jeu ! Il y a vraiment beaucoup de contenu ! Que ce soit par ce qui est disponible dès le début du jeu, ou par ses contenus à débloquer, TimeSplitters a vraiment beaucoup de choses à offrir ! Aah… la bonne vieille époque où l’on débloquait les personnages en jouant plutôt que de devoir les acheter en DLC comme dans de nombreux jeux récents… c’était le bon temps !

Le niveau suivant est un restaurant chinois en 1970. Le joueur peut choisir d’incarner le détective Harry Tipper (ou plus connu chez nous sous le nom de Harry les Bons Tuyaux) ou la lieutenante Christine Malone. Il est dur de battre les records dans ce niveau du fait du nombre et du positionnement des ennemis dans ce level. Le but est de se faufiler dans le restaurant tout en éliminant les Chinois qui servent d’ennemis, afin de récupérer un objet dans le sous-sol avant de la ramener au tout début en se faisant poursuivre par les TimeSplitters. C’est le premier niveau où on commence à constater une mécanique de jeu assez embêtante : dès que le personnage ramasse une arme ou des munitions, il change automatiquement son arme pour prendre celle que le jeu considère comme meilleure. Et c’est vraiment ennuyeux quand vous êtes dans le milieu d’une fusillade et que le jeu décide de remplacer votre mitrailleuse par un fusil à pompe pas du tout adapté à la situation. Alors, certes, on peut désactiver l’option dans les paramètres du menu pause, mais étant donné que ça reste bien pratique dans certains moments vu qu’il est lent de changer d’arme, il est bien dommage d’en arriver là. Néanmoins, ce problème sera corrigé dans toutes les suites du jeu avec le personnage ne changeant qu’en trouvant une nouvelle meilleure arme… ouf.

Une autre légère nuisance concerne le bouton recommencer. Déjà, en mourant (ce qui arrive assez fréquemment dans les plus hautes difficultés), on ne voit aucune animation de mort, et l’écran pour recommencer apparaît en moins d’une seconde. Ce qui fait qu’on peut presser le bouton quitter dans le feu de l’action sans le vouloir, et on doit donc se retaper les temps de chargements. Une chose étrange est que le bouton recommencer n’est pas visible dans le menu pause. Pour y accéder, il faut aller dans la partie « Quitter » du menu, quitter, et le jeu affiche l’écran pour recommencer. Il faut bien admettre que c’est assez confus et peu pratique à y accéder.

Manger chinois n’aura jamais été si intense.

Ce niveau est suivi par Cyberden, une base souterraine labyrinthique peuplée de cyborgs et existant en 2005. Étant donné qu’à l’heure de 2018 nous sommes loin d’avoir atteint le niveau de technologie de ces cyborgs et des divers matériaux visibles dans ce niveau, il semblerait que ce jeu ait été un peu trop optimiste en ce qui concerne la vitesse de notre évolution technologique. Même si l’univers de TimeSplitters ne suit pas forcément le nôtre. Mais ce choix est surtout dû aux espaces de 5 ou 15 ans entre chaque niveau du jeu. Et au vu du changement — bien plus réaliste — des années dans les TimeSplitters suivants, il serait plus logique de s’attendre à ce que ce niveau se déroule en 2050. La difficulté primaire du niveau — en dehors des dizaines de cyborgs surgissant de partout pour mitrailler le joueur — vient surtout de la structure du niveau faisant presque penser à un labyrinthe. C’est surtout une complication pour le record de temps à battre puisqu’il faut absolument retenir la structure du niveau pour avoir une chance d’être dans les temps. C’est l’un des seuls niveaux où il est possible d’interagir avec l’environnement. Si jusque là on ne trouvait que des caisses en bois étrangement explosives (les développeurs de Goldeneye 007 sur 64… tout ça…), on peut à présent activer une machine dans une salle permettant d’ouvrir une porte bloquant un passage (ce qui aura pour effet d’en fermer une autre). De même, il était possible d’ouvrir certaines portes dans le restaurant chinois selon le mode de difficulté.

Cyberden ? More like Cyberhell !

Quelque chose à constater à propos de ce jeu est que les graphismes sont vraiment beaux pour l’époque. Les textures ne sont certes pas au mieux de ce que peut faire une PS2, mais sont tout de même très bien faites pour un des premiers jeux de la console. Les personnages sont vraiment la plus grande réussite visuelle du jeu ! Ils sont bien détaillés et ont une bonne direction artistique à mi-chemin entre le réaliste et le cartoonesque. Les personnages ont vraiment l’air attractifs pour une bonne partie d’entre eux, et c’est encore une fois pour un jeu sorti en 2000 sur PS2 ! Et dus à tous les lieux et époques visités dans le jeu, les graphismes offrent une grande diversité visuelle que ce soit en termes de personnages ou de décors ! TimeSplitters 1 est vraiment une prouesse technique pour ce temps-là ! Réellement impressionnant pour le début de la sixième génération de consoles. Je pense que la chose à améliorer serait surtout l’interface de santé, qui est vraiment assez cheap dans ce jeu. Certes, la barre de vie change de couleur en fonction des dégâts reçus, mais elle n’est globalement pas très belle à regarder.

Tant qu’on est sur les visuels, je vous recommande fortement cet excellent artbook non officiel (français et anglais) créé par un passionné de la saga ! : https://www.docdroid.net/Z58GY6Q/book-timesplitters-by-victor-reynart.pdf#page=9. Votre humble serviteur a pu d’ailleurs y apporter une petite contribution, notamment sur le premier jeu ! Cet artbook est consacré à toute la saga, y compris au TimeSplitters 4 annulé, et au projet amateur TimeSplitters Rewind ! C’est pour ma part une vraie pépite qui est à mon avis absolument à découvrir pour tous les fans de la saga, ainsi que pour les néophytes qui pourraient bien apprendre des choses sur celle-ci ! Donc même si vous ne connaissez pas les jeux TimeSplitters, c’est un très bon artbook à regarder, et une très bonne façon de s’initier à la saga ! Bien sûr, tout comme pour mes critiques, c’est à éviter si vous comptez éviter le moindre spoiler sur les contenus du jeu !

Au niveau sonore, TimeSplitters se débrouille aussi très bien ! Les bruitages et les voix font très bien le travail, et les musiques sont toutes très bonnes. Ces dernières sont bien dans l’ambiance et sont relativement mémorables. Et du coup, pour bien suivre les thématiques variées du jeu les musiques elles-mêmes ont des thèmes très divers. Pour ma part, je dirais que la musique du thème Virtuel est clairement la meilleure ! Absolument magnifique ! Écoutez, ça vaut vraiment le détour : https://www.youtube.com/watch?v=7hyijfmxX10. D’ailleurs, Graeme Norgate (le compositeur) a même une chaîne YouTube sur laquelle il a publié des versions haute qualité de ses musiques ! Voici celle du thème Virtuel : https://www.youtube.com/watch?v=kQPg557rBPM.

Le jeu sait vraiment réussir son ambiance par moments, cela se voit dans le niveau du Village (se déroulant en 1950) qui est le meilleur pour ma part. Celui-ci mélange à la perfection le côté à la fois nerveux et dynamique du jeu, avec des ennemis se cachant dans les coins de rue et derrière des fenêtres. Le niveau joue parfaitement avec les réflexes et la précision du joueur sans pour autant le frustrer avec une difficulté aberrante. Mais le mieux concerne la thématique du niveau. De ce que l’on peut comprendre, ce village a subi une malédiction causée par un artefact maudit laissé là par les TimeSplitters, ce qui a eu pour effet de transformer les habitants en des mutants effroyables et dévoués à la protection de l’artefact. Les mutants en eux-mêmes ont un si bon design ! Je pense surtout aux prêtres zombies qui ont l’air tout autant classes que terrifiants, les femmes-poissons dont le design est plus que réussi, et les Hick Hyde (traduits en « Mutant Beauf » en français. En dehors du « Hyde » qui passe à la trappe [même si le mutant devait être nommé « Hick Mutant » à l’origine], je pense que « Mutant Péquenaud » aurait été plus correct, mais peu importe) dont l’apparence et le nom sont une référence à Dr. Jekyll et Mr. Hyde. Tout est bon dans ce niveau. Même la musique et les décors sont bons ! Cette côte vue de nuit, cette ambiance relativement lovecraftienne, il s’agit vraiment d’un niveau réussi ! C’est juste un peu dommage d’avoir limité ce concept à TimeSplitters 1, ils auraient dû le garder pour un autre jeu plus ambitieux pour plus tard, car il y a vraiment de quoi faire d’énormes choses avec !

Un village pas comme les autres.
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Mr. Hyde a bien changé…
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L’injure « morue » prend désormais un tout autre sens…
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Je ne sais pas pourquoi, mais ce prêtre ne m’a plus l’air d’avoir gardé la foi… peut-être le pistolet…

Le premier niveau à introduire le joueur aux fusils de sniper est l’Usine Chimique qui se passe en 1985. Dès les premières secondes, on constatera leur inutilité vu que la discrétion est totalement inefficace dans ce jeu. Autant directement y aller aux armes rapides et aux fusils à pompe ! C’est l’un des niveaux les plus difficiles, et c’est surtout la faute aux spawns (apparitions) des ennemis assez bugués dans ce niveau. En gros, il faut perpétuellement surveiller tous les côtés si des ennemis arrivent. C’est un des niveaux du jeu où l’on constate un problème au niveau de l’éclairage, car les ennemis se tenant dans des endroits sombres sont à la limite de l’invisible. Ce qui fait que l’on se prend gratuitement des coups, car on n’a pas vu l’ennemi qui était obscurci.

Vous aimez vous prendre des balles de fusil et recommencer 100 fois ? Ce niveau est fait pour vous !

Un autre niveau ayant essayé en vain les fusils de sniper est la Planète X en l’an 2020 (donc 2200). C’est le niveau du jeu avec la plus grande taille, et le plus souvent considéré comme la map la plus grande du mode multijoueur de toute la série. C’est bien d’ailleurs le seul niveau où ces fusils peuvent se montrer un minimum utile. Mais ils auraient pu être plus utiles si des ennemis avaient été ajoutés devant les trous des murs rocailleux visibles partout dans le niveau ! En voilà une opportunité ratée d’exploiter le level design ! C’est bien dommage. Ce niveau n’a vraiment de la difficulté qu’en difficile. En facile, on peut se contenter de fuir les ennemis sans trop de risques, et en normal ils résistent peu aux armes du joueur.

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Dans l’espace, tout le monde vous entendra tirer.

Le niveau des Docks de l’an 2000 est l’un des plus fun et les moins difficiles, mais aussi — bien malheureusement — l’un des plus inintéressants à cause d’un level design peu riche comparé aux autres. Ce niveau se débrouille bien mieux dans son équivalent multijoueur. C’est dommage qu’ils n’aient pas réussi à trouver plus de choses à faire avec celui-là. Une autre critique que j’aurais à formuler sur ce level est que beaucoup d’ennemis placés en hauteur sont presque impossibles à voir à cause du contexte nocturne. Il faut donc tirer à l’aveuglette sur les positions élevées pour éliminer les ennemis qui s’y cachent. Pour l’anecdote, quand n’importe quel personnage meurt au bord d’un point élevé il tombera par terre avec un cri et un bruitage bien marrant. Étrangement, la voix du cri est toujours la même, peu importe le personnage ! Même les femmes ont la voix masculine de ce cri !

Marty : « En même temps, avec tous les transgenres, les binaires non binaires, et la théorie du genre du sexe, on ne sait plus qui est qui ! On n’y comprend plus rien ! “N’est-ce pas” ? »

Mortamon Y. : « On va tellement se faire traiter de fachos à cause de tes conneries… »

On se demande bien parfois pourquoi les personnages de certains niveaux sont des ennemis.

Le Manoir à présent… que je déteste ce niveau… Ce n’est pas un mauvais niveau, il est bien designé, et l’ambiance est plus que réussie. Mais il y a deux choses, juste deux choses qui le rendent insupportable… Vous vous souvenez quand je vous disais que les zombies et les ennemis dotés de fusil sont les pires difficultés du jeu ?… Devinez quoi… ILS SONT TOUS LES ENNEMIS DE CE NIVEAU ! Oui ! Et les seules armes disponibles sont les fusils ! Ça fait que vous devez TOUT connaître dans ce niveau pour passer le record de temps ! Rien que pour bien annoncer la couleur, le niveau débute immédiatement avec deux zombies qui vous agressent direct ! Même pas le temps de prendre vos repères ! Et comme ils avaient la flemme (ou un manque de temps ou de budget) de designer des ennemis inédits, les mutants ouvriers et les prêtres mutants reviennent du niveau du Village… comme ça, sans explication (même si ça reste visuellement cohérent et que les 15 ans d’écart sont acceptables) ! Le bon côté est qu’au moins ça signifie qu’il n’est pas nécessaire de les décapiter pour les vaincre. Mais leur fusil à pompes et leurs cachettes aux détours de tous les foutus couloirs du niveau restent bien douloureux… Il y a également des TimeSplitters à la fin du niveau, mais ce sont clairement les moins dangereux du jeu, ils ne devraient pas trop vous poser de problèmes. Et comme si ça ne suffisait pas, les développeurs ont eu une idée encore meilleure : combiner les zombies ET les ennemis à fusils à pompe en un seul ennemi ! Eh, oui ! Certains zombies (surtout les zombies flics… ennemis les plus flippants du jeu au passage… Ces visages…) sont armés de fusils maintenant ! À ceux qui ont eu cette idée, je vous dédie un bon gros doigt !… La meilleure chose à faire avec ces zombies est de les désarmer en les mettant KO. Ce n’est pas grave s’ils survivent, le plus important est vraiment de leur faire lâcher ces fusils et d’ensuite abattre les survivants. Pour en rajouter encore, dans le hall du niveau se trouvent… attention, surprise… des têtes de cerfs accrochées au mur… avec des tourelles dans la bouche ! Bah, oui, les tourelles classiques, c’est surfait ! Mais des tourelles en têtes de cerfs décoratives là c’est du serious business !

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Eh, beh, il y a de quoi faire un bon film d’horreur avec une gueule pareille !

Le pire doit être les points de spawn de certains ennemis qui sont placés exprès pour faire souffrir le joueur de la manière la plus sadique possible ! Du genre vous êtes en galère et vous voyez un médikit (pack de santé) au sol, du coup vous vous approchez pour le prendre pour ne pas crever, et là BAM ! Deux zombies à deux centimètres de votre face qui apparaissent ! Donc soit vous avez des réflexes de ninja et des gènes de super saiyan et vous parvenez à les éviter ou à les décapiter, soit retour à la case départ ! Encore ! Vous êtes à la fin du niveau après 50 tentatives de 10 minutes chacune et vous êtes en rab de vie en plus d’être réellement épuisés et du coup vous tentez un pack de santé ? Bim ! Deux policiers zombies avec des fusils qui vous one shot (tue d’un seul coup) si vous saviez pas avant qu’ils allaient apparaître là et vous tuer en un dixième de secondes ! Et même en le sachant, c’est ultra difficile de réagir de sorte à les tuer/désarmer assez vite… On peut m’expliquer pourquoi les créateurs de ce niveau ne sont pas internés dans un asile psychiatrique à l’heure actuelle ? Ils veulent vraiment la mort des joueurs !… Bref, 40 % du niveau consiste à stresser à chaque croisement ou nouvelle entrée dans les couloirs, et 60 % à tirer en boucle sur les zombies jusqu’à ce qu’ils perdent la tête… Je n’ai aucune idée de comment j’ai pu réussir les records de temps, mais je promets qu’il faudra me payer plusieurs centaines d’euros avant que je remette les pieds dans cet enfer !… Tiens, parlons des défis de temps dans ce niveau ! Finalement, celui du mode difficile est le plus simple, puisqu’à ce moment on passe sans trop de problèmes le niveau en moins de 8 minutes. 15 minutes sont bien plus que suffisantes ! Autant ça aurait montré qu’ils avaient compris que leur niveau était une purge, mais le challenge incroyable et le timing de demi-dieu nécessaire pour compléter les records de temps en facile (et surtout en normal) poussent à croire bien le contraire… À présent, je n’ai plus qu’une chose à dire : bon débarras !

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Mesdames et messieurs, voici officiellement à quoi ressemble l’Enfer.
Jamais passer au détour d’une porte dans un couloir ne vous fera autant stresser.

Et vient la dernière mission, Spaceways, une sorte de station de voyage interplanétaire de l’an 2035. On peut donc raisonnablement penser encore une fois que ce niveau a plus de chances de se passer en 2350. Ce n’est pas le niveau le plus dur, loin de là, et c’est un niveau de fin convenable. En revanche, les défis de temps se jouent presque à la seconde près ! Vous ne pouvez pas vous permettre de perdre une seule seconde si vous voulez débloquer tout ce que les défis de temps ont à offrir. Une fois fini, les crédits de fin se jouent… à l’infini jusqu’à ce que vous pressiez un bouton… et le jeu nous dit que « Les TimeSplitters reviendront… »… Joli cliffhanger !…

Il est temps d’en finir !

Voilà le jeu est fini, et si vous vous êtes contentés d’une seule difficulté il est hautement probable que vous avez passé moins d’une heure sur le jeu ! En effet, c’est bien court. Mais se limiter à ça serait criminel vu tout ce que TimeSplitters a à offrir ! Que ce soit dans son mode histoire, défi, ou arcade, il y en a pour au moins une quinzaine d’heures le temps de vivre l’intégralité de l’expérience proposée par le jeu ! Et avec le créateur de cartes, il est aisé d’allonger considérablement la durée du jeu selon la créativité de chaque joueur. En tout cas, je dois dire que ce mode campagne était assez intéressant ! Le concept de trouver des objets et de les ramener est assez original pour des FPS ! Le principal défaut du concept vient surtout de sa répétitivité et du fait que tous les niveaux deviennent prévisibles à cause de celui-ci puisque le but est toujours le même. C’est également une façon assez artificielle d’augmenter la durée des niveaux en les faisant presque tous marcher comme des allers-retours. Certains niveaux comme le Tombeau sont un bon exemple de ce souci, alors que des niveaux comme les Docks, le Manoir, ou l’Usine Chimique se terminent très vite après avoir récupéré l’objet.

 

Parlons du mode défi désormais. Contrairement au mode histoire, les objectifs sont variés et mourir n’est pas grave puisqu’on peut réapparaître à l’infini. Chaque défi est très différent (et à son propre personnage imposé)… pour le meilleur comme pour le pire, et j’oserais dire « surtout le pire » ! Une bonne partie d’entre eux ne sont même pas amusants et se ressentent plus comme une tâche ingrate qu’un divertissement ! Le défi des barils radioactifs par exemple ! Il faut détruire peu à peu chaque baril au fusil. Et en plus de leur lente destruction, il y en a près d’une soixantaine (dont un à moitié caché derrière un mur dans une zone inatteignable et qui est ultra dur à détruire). Ce n’est vraiment pas un niveau amusant ! Il faut se mettre devant chaque baril, tirer, tirer, encore tirer, passer au baril suivant, puis répéter le procédé jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus. Et vous n’avez pas intérêt à rater le moindre d’entre eux, car sinon c’est retour à la case départ ! Sachant que le niveau dure 6 minutes, c’est bien frustrant de devoir tout se retaper… Si au moins les barils explosaient plus vite et dans de plus grosses explosions plus satisfaisantes, et nécessitaient davantage de se placer à distance pour ne pas prendre de dégâts, là ce serait au moins fun un minimum ! Et oui, être trop près des barils inflige des dégâts, mais c’est loin d’être un grand risque. La seule chose intéressante que peut faire le joueur est de viser en priorité les barils qui en entourent d’autres pour les détruire plus vite en exploitant les dégâts qu’ils s’infligent entre eux ! Mais c’est tout ! Ce niveau n’est vraiment pas divertissant, et n’est pas non plus enrichissant ! On dirait juste une corvée !

On veut jouer ! Pas faire des travaux ingrats !

Les premiers défis consistent à décapiter des morts-vivants, encore une fois au fusil dans le cas du premier. Il faut donc être précis, et encore une fois ne pas hésiter dans les situations désespérées à tirer dans le tas pour assommer les zombies étant donné qu’ils peuvent inonder la salle sous leur présence. Le défi suivant est simplement mauvais, il consiste à faire la même chose, mais en utilisant uniquement les poings. Bien viser ne suffit pas et il faut être chanceux pour vraiment arriver à quelque chose dans ce défi. Le dernier de la série reprend le premier, mais avec un système de vagues et de score à atteindre. Compléter une série rapidement et avec le moins de dégâts possible permet de gagner plus de points ; terminer une vague sans prendre de dégâts cause un perfect et donne une très grande quantité de points. Au moins, ce dernier challenge est assez intéressant !

Le second défi où il faut détruire 30 têtes à mains nues.

Les défis qui suivent ceux-ci sont assez classiques et consistent à éliminer un certain nombre de canards anthropomorphes… Car oui, c’est aussi ça l’esprit TimeSplitters ! Vous pouvez passer en un instant d’une mission d’infiltration dans une usine chimique surveillée par des soldats du SWAT, à une chasse aux calamars humanoïdes et aux bonshommes en pains d’épices géants dans un restaurant chinois des années 70 tout en étant armé de briques comme seule arme ! Voire même encore mieux, combiner les deux en affrontant à la fois le SWAT et ces créatures délirantes ! C’est ça la magie de TimeSplitters ! Bref, ces défis sont assez inintéressants. Ils sont funs au début, mais ils deviennent vite ennuyeux vu la durée des défis et le nombre bien souvent abusif d’ennemis à éliminer. Le dernier est une mission d’escorte (c’est donc un des défis basés sur un vrai mode multijoueur du jeu). Il faut protéger un canard — qui va marcher bien lentement — d’ennemis qui vont venir constamment l’assaillir. C’est sûrement l’une des seules missions d’escorte du jeu à être divertissantes, car certaines peuvent être une purge… mais gardons ça pour plus tard.

Cette fois-ci, le canard laqué, c’est vous.
Où est Canardman quand on a besoin de lui ?

Je crois que le type de défi que je hais le plus est celui des sacs (lui aussi basé sur un mode du multi)… enfin… ce ne sont pas forcément toujours des sacs qui apparaissent dedans. Rien que le premier défi de ce genre implique d’incarner un petit robot avec un bocal contenant un poisson en guise de tête (seulement dans TimeSplitters, mes amis !) et de ramasser des homards et de les ramener au camp de l’équipe du joueur. Mais ces défis sont souvent ratés à cause du peu d’espace pour naviguer, et de la haute quantité d’ennemis qui mitraillent le joueur en permanence avec des armes bien puissantes ! Le pire (et sûrement le deuxième pire défi du jeu) est celui du supermarché ! Ce n’est que du hasard, et les ennemis tuent le joueur toutes les 3 secondes tant ils sont nombreux et puissants ! Le mieux est donc de squatter les bases comme elles sont toutes juste à côté du point de départ, et de récupérer les sacs des ennemis ou alliés morts tout près pour les ramener dans votre propre base. Il ne manque plus qu’à en profiter pour mitrailler aussi vite que possible les ennemis les plus proches afin de dérober leurs sacs et de protéger les alliés ramenant les leurs. Mais bon, il faudra réessayer des dizaines de fois, et prier non-stop pour qu’un miracle se produise pour que le défi soit complété tant il est abusivement difficile… Ne venez plus jamais vous plaindre d’aller faire vos courses après ce niveau…

3-B
Je n’aurais jamais imaginé voir un jour une femme-poisson tenant un homard tout en mitraillant d’un fusil d’assaut un robot à tête de bocal à poissons. La vie est pleine de surprises…
Aussi ironique que ce soit, faire ses courses en vrai est moins chiant que ce défi.

Un défi de type deathmatch qui suit celui de la collecte des homards est assez raté puisqu’il faut décapiter les ennemis pour marquer des points. Vu la vitesse des ennemis et la puissance de leurs tirs, il est extrêmement compliqué d’arriver à atteindre le score exigé. Ma petite astuce était de se mettre dans le couloir situé en haut de l’escalier de la salle des machines du château, et d’attendre que les ennemis montent à hauteur de l’entrée ou arrivent par l’autre côté pour les débarrasser de leurs têtes. Je recommande que vous fassiez de même, car ce défi est peu facile à faire autrement.

À force de retenter ce niveau, ce sera vous qui allez perdre la tête.

Des défis assez amusants consistent à détruire les vitres et le marbre d’un bâtiment (les derniers défis de cette série impliquent eux de briser les vitres et les assiettes du Restaurant Chinois). Leur seul défaut est que certaines vitres sont assez difficiles à trouver. Dans le premier, il faut aussi détruire les vitres des petites structures devant le bâtiment en construction. Les plus difficiles à trouver sont clairement celles situées derrière le joueur et qui sont en dehors des limites accessibles de la map. Il faut donc se placer de sorte à pouvoir tirer sur ces vitres-là dont l’emplacement était bien difficile à deviner. Si le premier défi du genre qui prend place dans le restaurant est assez simple, ce n’est pas le cas du dernier qui est le même à l’exception que les armes sont remplacées par des briques. Certaines vitres demandent vraiment beaucoup d’essais pour arriver à atteindre la précision nécessaire et la bonne force de lancer pour pouvoir les toucher avec les briques ! Pour les fenêtres des côtés du bâtiment, je conseille surtout d’aller à l’extérieur, car l’intérieur du restaurant est moins pratique pour bien se placer en plus d’avoir des couloirs peu rapides à naviguer en comparaison dans ce contexte. La distance de lancer des briques est aussi affectée par la touche utilisée, car certaines armes disposent d’un tir secondaire utilisable en appuyant sur R1. Par exemple, le fusil d’assaut futuriste que vous utiliserez dans de nombreux niveaux du futur peut tirer des projectiles explosifs, ce qui est très efficace sur les tourelles. Dans le cas des briques, cela correspond à un lancer plus fort. Le joueur doit tout de même faire attention à ne pas se prendre ses propres briques sur la figure, car elles peuvent rebondir, et se les prendre peut causer pas mal de dégâts. Et vu le peu de temps disponible, il vaut mieux éviter de perdre du temps en mourant !

Vous reprendriez bien un verre ?
Brick TS1
On peut dire que ce niveau… casse pas des briques ! *ba-dum-tsss*

Une série de défis implique de coopérer avec Elvis Presley (l’ex-King de la pop en personne) dans le but de vaincre un certain nombre d’ennemis. Le premier défi avec lui est l’un des plus rapides et un des plus facile tant le nombre d’ennemis à éliminer est faible. Le dernier est lui la chose la plus stupide que j’ai pu voir dans ce jeu ! C’est la même chose, sauf qu’il faut marquer 25 points et il est interdit de tuer plus de 3 ennemis ! Et si le King meurt, c’est perdu ! En gros, vous devez laisser le jeu jouer à votre place, et juste intervenir de temps en temps jusqu’à ce qu’il finisse par gagner par miracle ! C’est stupide ! Si c’est pour faire ça, autant remplacer tout le jeu par une vidéo de démo, et le jeu est fini au moment où le jeu parvient à se terminer lui-même ! Les seules choses à faire en dehors de se tourner les pouces sont de tenter de ramasser autant d’armes que possible pour empêcher les ennemis de les avoir, et d’essayer autant que possible de se prendre les balles ennemies pour protéger votre allié… Ridicule… Next !

Bon, le jeu, si tu veux jouer à ma place, dis-le tout de suite… Non, mais…

Un défi assez intéressant consiste à empêcher des voleurs de braquer une banque. On se tient sur une plateforme impossible à quitter (sous peine de mourir en la quittant) et l’on doit tirer à distance sur les voleurs pour les empêcher d’entrer dans la banque et de ramener les sacs d’argent à leur base. La méthode la plus efficace que j’ai trouvée est d’avoir la chance qu’un ennemi vienne directement sur la plateforme pour vous attaquer et de le tuer. Il lâchera une paire de mitraillettes, ce qui vous permettra de manier deux mitraillettes à la fois au lieu d’une (car oui, ce jeu fait parti des FPS permettant d’utiliser certaines armes en duo) ce qui augmentera nettement votre efficacité. Vous n’avez plus qu’à avancer de temps en temps pour refaire le plein de munitions et à faire pareil en reculant pour refaire le plein de santé en marchant sur le médikit. Je dois néanmoins vous prévenir que si vous voulez obtenir le personnage débloqué par ce niveau, vous ne devez ABSOLUMENT PAS obtenir un score parfait ! Vous devez laisser les ennemis obtenir au moins un point, car un bug empêche de débloquer le personnage si l’ennemi fini avec 0 point ! Vous ne devez au grand JAMAIS obtenir un score parfait sur ce niveau, même en le recommençant, et même si vous avez déjà débloqué le personnage, car vous le perdrez ensuite pour toujours. En voilà une mauvaise programmation…

Le braquage de banque le plus intense de tous les temps.

Parlons encore de quelques autres défis. Une des dernières séries est dédiée aux filles. Autant l’idée de se focaliser sur un sexe en particulier n’est pas très plaisante (certes, c’est ici plus pour la rigolade, car TimeSplitters ne cherche pas à être sérieux), autant je dois admettre que ça aide dans le jeu côté indications ! Car dans le niveau assez difficile où il faut porter des os pendant un certain temps pour faire gagner son équipe, il est assez dur de savoir quelle équipe s’est emparée des os quand le jeu indique que tel personnage porte les os ! Voir un nom féminin ou masculin permet de rapidement identifier à quelle équipe appartient l’objet à ce moment, plutôt qu’à s’embêter à regarder quel temps de possession de l’objet continue à s’écouler dans le menu du tableau des scores. Ce qui était une simple blagounette filles-garçons devient finalement un bon système d’indication ! Mais il aurait été plus simple d’indiquer directement en permanence et de manière précise quelle équipe détient l’objet.

Marty : « Encore un sale coup de ces féminazis ! Toujours à vouloir réduire l’importance des hommes, ces sales râleuses bobo-gauchères ! »

Bleu : « Attention, Marty ! On m’alerte que cinq-cents threads Twitter sont en cours de création, et que l’auteur serait en train de préparer un lance-roquette thermonucléaire dans le but “d’annihiler un certain jouet stupide” ! »

Ce défi peut finir par être aussi ennuyeux qu’un enterrement… Faut vraiment que j’arrête ces jeux de mots…

La dernière série est la plus difficile (ce qui est parfaitement logique). Elle commence directement avec une mission dans un vaisseau spatial. Vous êtes seul, et vous devez vaincre 60 TimeSplitters dans le vaisseau dans un temps limité. Déjà que les tuer n’est pas la tâche la plus facile du monde, les lents déplacements dans le vaisseau et leurs positions éparpillées rend l’accomplissement du but de la mission bien difficile ! Une minute de plus n’aurait pas été de refus pour y arriver, ou mieux, de couper une bonne dizaine ou vingtaine de ces ennemis ! L’unique solution est donc d’observer sur la mini-carte les emplacements les plus riches en Splitters, et de constamment alterner entre eux pour éliminer suffisamment d’entre eux et de l’emporter.

Seul contre tous.

Le dernier défi d’escorte est chiant… mais vraiment chiant… mais tellement chiant ! Le but est d’escorter l’hôtesse de Spaceways jusqu’à la fusée à la fin… DEPUIS LE TOUT DÉBUT DU NIVEAU !AVEC DES TIMESPLITTERS PARTOUT QUI RÉAPPARAISSENT SANS FIN !ET EN MOURANT, VOUS REPRENEZ AU TOUT DÉBUT ! Ce qui veut dire que si vous crevez ne serait-ce qu’à la moitié du niveau, priez les cieux pour que les TimeSplitters ne réduisent pas en bouillie votre escorte le temps que vous la rejoigniez ! En gros, il ne faut laisser aucune ouverture aux TimeSplitters. Heureusement, ils sont assez lents comme ils ont une sorte d’animation avant d’attaquer l’hôtesse et il y a peu de chances qu’ils vous touchent. Mais tout de même, c’est un des défis les plus embêtants du jeu !

PlusJamaisÇa/20

Le dernier défi est clairement un des pires. Vous devez protéger des cristaux des Splitters avec une tourelle, et c’est bien trop aléatoire… Étrangement, les TimeSplitters ont décidé d’attaquer pour une fois avec des armes, toutes plus faibles que leurs propres attaques habituelles, ce qui est… assez stupide ! C’est comme si j’avais un bras qui tire des Kamehameha, et que je décidais d’utiliser un petit pistolet à la place… Mais bon, vu la difficulté déjà abusive de ce défi, on peut les remercier pour cette pauvre décision. Bref, si les premières vagues sont faciles et la troisième abusivement brève, l’enfer commence à partir de la quatrième… Il y a bien trop d’ennemis ! Et le décor ne vous aide pas puisque des rochers protègent les TimeSplitters de la tourelle ce qui vous force ainsi à quitter votre tourelle pour aller les abattre directement vous-même avant que le temps hors limites ne vous tue. Parfois, un TimeSplitter peut se retrouver coincé derrière un petit tunnel de roche au nord et vous devez donc forcément mourir et perdre un max de temps pour aller l’abattre. La tourelle elle-même n’est pas très précise malgré son auto-aim (visée automatique) partiel, et peut aussi endommager les cristaux très rapidement. Soyez donc précis. Certains Splitters apparaissent haut et loin, et jouent le rôle de snipers. Le mieux est de ne pas perdre du temps à zoomer pour les tuer. Il suffit de les viser normalement, et de laisser l’auto-aim faire son travail. Vous n’avez plus qu’à utiliser le tir secondaire plus précis pour les tuer. Ce même tir est d’ailleurs bien pratique quand vous voulez éviter de tirer par accident sur des cristaux. Le mieux pour gagner est d’arriver à gagner suffisamment de points avant le sixième assaut. Il est théoriquement impossible de faire survivre les cristaux après la cinquième phase. Pour gagner assez de points, il faudra donc être rapide et éviter autant que possible que les cristaux prennent des dégâts. Finalement, c’est plus une question de chance que de talent, même si une bonne maîtrise aide à passer ce défi infernal. Une chose à retenir est qu’à cause d’un bug, la tourelle perd son autoaim quand on l’utilise tout en portant une arme. Et vu l’utilité absolument indispensable de cette visée, prenez bien soin de toujours utiliser la tourelle en étant à mains nues.

Avec toutes les épreuves de difficultés du jeu, j’ai moi-même du mal à croire que j’ai réussi à atteindre le 100 % ! Et je tire tout autant mon chapeau à celles et ceux qui auront la patience d’y arriver ! Bonne chance !… Vous en aurez besoin…

F*CK. CE. DÉFI !

Bref, bien qu’ajoutant beaucoup au jeu, ces défis ne volent pas très haut pour une bonne partie d’entre eux… Il y a de l’idée, mais rien de très bien exploité… Si seulement il pouvait y avoir une suite pour corriger tous ces défauts tout en étant encore meilleur… Oh, attendez, c’est déjà arrivé ! Mais ça, c’est un sujet pour une autre critique ! Passons au multi, à présent !

 

Je pense honnêtement que le mode multijoueur (jusqu’à 4 joueurs) de ce TimeSplitters est sa plus grande réussite. Ce n’est toujours pas encore non plus le sommet du fun et du divertissement, mais ça reste très bon. TimeSplitters fait parti de ces FPS à proposer des bots, et il est donc possible de jouer seul au mode arcade contre ceux-ci. Il y a beaucoup de maps exclusives à ce mode en plus de toutes celles apparaissant dans les modes histoire et défi. Et il y a surtout plusieurs modes de jeux dont certains ne reviendront jamais par la suite (et ce pour de bonnes raisons). Le premier est le mode Deathmatch. Bon, c’est du classique, c’est chacun pour soi et il faut obtenir le plus de points en éliminant autant d’adversaires que possible. Il y a en suite le Team Deathmatch. La même chose… mais en équipe… « Merci Capitaine Évidence ».

Il y a ensuite le mode Capture the bag. C’est comme la capture de drapeaux dans d’autres jeux, mais avec un sac à la place. Il est à noter que tout personnage qui porte un sac ou n’importe quel autre objet-clé ne peut plus manier d’armes en duo comme il a une main prise, ce qui est assez réaliste, et ajoute du challenge au jeu. Contrairement aux suites du jeu, il est possible de jouer avec plus de deux équipes (jusqu’à quatre équipes). Bien que ce soit sympa d’en avoir la possibilité, il est vrai que jouer à plus de deux équipes est assez chaotique dans un tel mode tant il y a de choses à gérer ! Bref, il faut capturer le sac adverse et le ramener à sa base tout en s’assurant de protéger son propre sac. Vient ensuite le BagTag. Cela concerne encore un sac, mais cette fois il n’y en a qu’un seul et il faut le garder le plus de temps possible. Le gagnant est bien entendu l’équipe qui a fait le temps le plus long avant la fin du temps imparti.

Viennent ensuite les modes exclusifs à ce premier épisode. Le mode escorte dont nous avons déjà parlé est également présent dans ce mode arcade… Et à moins de se battre contre des bots ou des joueurs aussi efficaces qu’une huître attachée à un bloc de ciment, il est limite impossible à gagner pour les joueurs jouant en mode défense tant le personnage à protéger prend de dégâts à cause de sa lenteur ! Il y a ensuite le Last Stand. Ce mode jouable dans assez peu de niveaux met — dans la majorité d’entre eux — le joueur aux commandes d’une tourelle, et il doit protéger des objets particuliers avant qu’ils soient détruits par les ennemis de la même façon que le dernier défi. Un autre niveau pousse le joueur à protéger un baril à l’aide d’un fusil de sniper et encore un autre reprend la même idée que les défis de décapitation de zombies. Le dernier mode s’appelle Knockout. C’est la même idée que les défis des homards et des courses, le but étant de ramener à la base autant d’objets que possible.

Il ne nous reste plus qu’à parler de l’éditeur de cartes. Ce mode permet de créer toutes sortes de niveaux pour le mode arcade. Pour cela, le joueur peut choisir entre cinq thèmes (Industriel, Gothique, Alien, Base Spatiale, et Virtuel) et peut placer différentes sortes de cases qui deviendront de véritables morceaux de niveaux une fois dans le jeu. Il est également possible de placer des armes et d’autres objets (y compris les soins et les armures), de définir les points d’apparitions, et de créer plusieurs étages. À la différence des suites du jeu, les cases ont des apparences très différentes et il est possible de placer plusieurs objets sur une seule case. Il est également fourni par défaut des cartes exemples auxquelles vous pouvez déjà jouer. Cela pourrait vous aider à imaginer comment créer un niveau correct. Si vous comptez vous y essayer, sachez qu’il faudra une sauvegarde séparée d’environs 1 000 KB dans votre carte mémoire pour l’éditeur de carte ! Et vu que les jeux de cette saga ne vous laissent pas déplacer vos fichiers de sauvegardes, soyez sûrs de les mettre au bon endroit !

Un exemple avec le style Industriel.
Un autre exemple avec le thème Gothique.

Accessibilité :

Bon, bah, je n’ai rien de spécial à vous proposer comme choix de version puisqu’il n’y en a qu’une seule, et elle est sur PS2. Vous pouvez sûrement y jouer sur PS3 si vous avez un des premiers modèles rétrocompatibles avec les jeux PS2. Le jeu est tout de même assez rare à l’heure actuelle et se trouve le plus souvent en import. Mais il coûte rarement cher (aussi étrange que ce soit) et vous pouvez sans trop de problèmes vous procurer le jeu en état fonctionnel à moins de 15 € sur n’importe quel site de commandes comme Amazon. Faites attention à ce que le jeu soit importé de la même région que votre console (Europe, Amérique du Nord, Japon, etc.), car la PS2 fait partie des consoles zonées et ne pourra donc pas lire de jeux qui n’appartiennent pas à sa zone. Je vous conseille de commander un jeu importé du Royaume-Uni. N’ayez pas de craintes en ce qui concerne la langue, car tant que votre console est configurée en français, ce jeu passera automatiquement en langage français. Le plus simple est sinon de l’émuler sur PC…


Verdict :

TimeSplitters est un très bon FPS ! Ce n’est pas une révolution non plus, ni un jeu d’excellence, mais un jeu proposant une expérience très solide pour commencer la PlayStation 2. Il est clairement une réussite sur le plan technique par ses graphismes, et n’oublie pas pour autant d’avoir sa propre identité visuelle et sonore ! C’est d’ailleurs une véritable petite perle auditive ! C’est aussi un jeu brillant par un gameplay tout autant dynamique que nerveux tout en offrant une très bonne durée de jeu notamment en multijoueur ! On peut surtout regretter des bugs et des idées encore peu maîtrisées. Le jeu manque quelque peu de soin et n’est pas suffisamment bien équilibré et rythmé. Mais malgré tous ces défauts, TimeSplitters demeure un très bon jeu et est loin d’être un faux départ pour sa saga ! L’heure du lancement de la PS2 étant passée depuis fort longtemps, le jeu n’est plus un indispensable. Mais ça reste un FPS très intéressant à découvrir et à jouer qui peut facilement occuper un bon nombre d’heures que ce soit seul ou à plusieurs ! TimeSplitters est donc globalement une bonne première réussite !

 

TimeSplitters :

Graphismes : 16,5 / 20

Bande sonore : 16,75 / 20

Scénario : /

Durée de vie : 15,25 / 20

Gameplay : 16,5 / 20

Total : 16,25 / 20

 

Cette critique est à présent terminée, à bientôt pour une autre review, et à bientôt pour une découverte des suites bien meilleures de ce premier TimeSplitters !

 

Auteur : Mortamon Y.

Écrivain à l’imagination débordante, passionné de jeux vidéos, et prêtre de la Sainte Prune. Quand je ne suis pas occupé par mes romans, je crée principalement des fictions, des critiques, des anecdotes et des articles wikis autour de mes créations, des annonces concernant mon actualité, et divers autres contenus. Si vous le voulez bien, passez donc un agréable séjour dans mes multiples mondes imaginaires...

9 réflexions sur « TimeSplitters – Critique »

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