L’Aventure de Marty – Chapitre 1

Aventures de Jouets – Chapitre 1 de L’Aventure de Marty.

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Aventures de Jouets :

 

L’Aventure de Marty :

Chapitre 1 :

Dans l’imagination de nombreux enfants, les jouets sont vivants, et même capables de parler librement et d’agir d’eux-mêmes ; et même quand ils ne jouent pas avec eux, ils continuent à imaginer toutes sortes de folles aventures dans lesquelles se lanceraient leurs précieux jouets sans forcément nécessiter la présence de leur maître de jeu habituel. Un jour, un jeune adulte assoiffé d’écriture décida de se replonger dans ces mêmes aventures qu’il imaginait autrefois avec son meilleur ami autant en jouant qu’en ne jouant pas ; il s’agit de ses histoires minimalistes, mais tout de même ambitieuses quand on considère qu’elles concernent des jouets dans lesquelles vous allez vous plonger à présent, si tel est votre désir.

Cette fois-ci, vous allez connaitre l’aventure de Marty McQuinn, un Playmobil qui était un grand héros de son monde et qui avait triomphé par le passé d’un puissant dictateur dans son pays en menant une révolution. Au cours de sa carrière héroïque, il a également vaincu diverses sortes de monstres qui avaient menacé son monde. En explorant une caverne de son propre pays qui est l’équivalent Playmobil des États-Unis, Marty s’est soudainement retrouvé dans un monde parallèle rempli de jouets inconnus.

Avant de commencer, il est bon d’en savoir plus sur le héros assez particulier qu’est Marty. Marty dispose de l’apparence classique d’un Playmobil de première génération à mains pivotantes et au modèle d’un soldat de la guerre de Sécession aux cheveux bruns assez courts. Ses yeux parfaitement ronds et intégralement bruns, sa bouche est toujours en perpétuel sourire et prend la forme d’un croissant de lune horizontal de couleur brune, et sa peau est blanche. Marty porte constamment un uniforme de major général américain de la guerre de Sécession. Ce statut de major général est indiqué par les deux étoiles jaunes et encadrées par un rectangle de la même couleur qui sont peintes sur chacune de ses épaules. Il porte une courte redingote bleue munie d’un grand col jaune d’officier. Elle est un peu plus courte sur sa face avant. Celle-ci est parsemée de cinq grands boutons jaunes sur chaque moitié de son torse et positionnée légèrement en diagonale. La face avant de son torse comporte une peinture en forme de ceinture gris clair avec une boucle jaune sur laquelle se trouve les initiales « US » peintes en noir. Marty est décoré d’une médaille étoilée sur la gauche de son torse à hauteur de ses pectoraux. Cette médaille est attachée à un ruban blanc au centre et rouge sur les côtés, et comporte au-dessus une bande bleue horizontale ainsi qu’une bande jaune horizontale encore plus haut. Une ligne blanche partant de la droite de sa ceinture et longeant parfaitement les boutons à droite remonte jusqu’au bas de son épaule et repart à l’horizontale jusque sous le col. Son pantalon est bleu roi, avec de larges rayures jaune moutarde verticales sur les côtés extérieurs. Pour finir, il porte des gants blancs, et des bottes noires. On peut également remarquer des plaques blanches sur ses hanches et son postérieur. Ces plaques s’étendent jusque sous son torse.

Marty est surtout connu pour son caractère pour le moins atypique. Bien que brave et hardi, il se comporte de manière très étrange. Il semble assez fantasque, insolent, vulgaire, sans-gêne, moqueur, téméraire, et très narcissique. Ces défauts ne sont en réalité pas aussi poussés qu’ils le paraissent. En effet, Marty aime se comporter de manière effrontée pour volontairement embêter ses prochains. Bien qu’il apprécie de venir en aide à ceux dans le besoin, il n’y a rien de plus satisfaisant pour lui que de voir d’autres personnes frustrées par son attitude. Ainsi, il tient souvent des propos stupides et parfois même décalés avec la situation. Il répond bien souvent négativement, et peut s’amuser à faire le contraire de ce qu’on aurait pu attendre de lui. Il n’a pas peur de se ridiculiser, mais il réagira presque toujours hostilement aux insultes et n’hésitera pas à se vanter en retour afin d’irriter davantage ses interlocuteurs. Son attitude n’est pas sans rappeler celle des trolls sur Internet, mais dans la réalité et en plus radical et plus imprévisible. De plus, il est téméraire à l’extrême et fonce tête baissée dans tout conflit. À cause de tout ça, peu d’individus prennent Marty au sérieux, et pensent qu’il n’est qu’un imbécile. Il est en réalité assez intelligent, et même plutôt rusé. Son imprévisibilité combinée à ses ruses assez impressionnantes peut lui donner aisément l’avantage sur ses adversaires qui sont souvent pris par surprise. Ses ennemis pris ainsi au dépourvu finissent bien souvent par se retrouver en situation critique après être tombés dans le piège. Au fond, Marty est plutôt sympathique. Malgré sa discrète bienveillance, Marty est souvent bien mal perçu par ses connaissances, et est parfois capable de commettre une mauvaise action dans l’unique but de contredire et d’ennuyer une autre personne. Maintenant que vous en savez plus sur le jeune héros, vous allez enfin pouvoir découvrir sa nouvelle aventure dans un autre monde.

Marty au début
Marty McQuinn.

Marty se retrouva dans une grotte. Le portail bleu magique derrière lui en forme de spirale qui l’avait amené de force dans ce lieu disparut avant même qu’il n’eût le temps de lever le petit doigt. Marty se retrouva donc seul dans cet endroit sombre et humide, et vaguement éclairé par des orbes bleus lumineux apparemment magiques.

Marty : « Bon sang ! Je suis où là ? J’étais juste venu piquer quelques gemmes pour être encore plus riche ! Et ce fils de politicien de portail m’emmène là alors que je lui ai rien demandé à cet enfant de carabistouilles !… Une seconde… pourquoi je dis tout ça à voix haute moi ? »

Il s’arrêta de parler tout seul et décida d’explorer les lieux comme il n’avait rien de mieux à faire à ce stade. En avançant dans ce drôle d’endroit, Marty trouva une immense salle circulaire avec une ouverture de l’autre côté et un trou gigantesque au centre dont le fond émettait une lumière bleue. Marty regarda dans le trou sans trop se pencher, haussa les épaules avec un air faussement ébahi, puis continua sur son chemin. Il fut soudainement stoppé à mi-parcours quand une immense colonne d’énergie bleue qui ressemblait à des flammes jaillit brutalement du trou dans un puissant grondement. La colonne continua à recouvrir tout le diamètre du trou en s’agitant comme une violente tornade.

Marty : « Bordel d’excréments ! »

Marty recula rapidement contre le mur sous la surprise. L’éruption s’arrêta après un petit instant et laissa une grande quantité de brûlures brillantes de couleur bleue au plafond qui était très élevé comme il fondait lentement à chaque éruption. Une fois le choc passé et un geste provocant du bras vers le trou, Marty franchit l’ouverture de l’autre côté puis le couloir rocailleux dont le chemin était arrondi et semblait presque continuer comme un rond-point. En arrivant à la fin, Marty suivit un nouveau couloir en y voyant une puissante lumière tout au bout qui provenait apparemment du soleil.

Marty qui était tout ébloui, franchit la sortie et arriva dans une grande prairie aux hautes herbes et teintée d’un vert éclatant.

Marty : « C’est beau comme tout !… Cette expression est stupide d’ailleurs quand on y pense, car ça veut dire que tout est beau ! Alors que bon y a trop de trucs moches ! Comme ma mère ! Enfin, faut que je retourne dans mon monde et surtout que j’arrête de parler tout seul comme si quelqu’un m’écoutait ! »

Il avança dans la prairie au bel éclat vert et remarqua en jetant un œil au ciel qu’il y avait trois soleils, dont deux qui apparaissaient assez petits. En progressant, il aperçut une bête semblable à un fennec avec une adorable grosse tête aux yeux perpétuellement fermés et à l’expression constamment heureuse. Comme à l’animal auquel elle ressemble, ses oreilles sont courbées et leur intérieur est velu. Sa queue est assez épaisse vers son début, et est velue sur le dessous. Elle était intégralement colorée de vert clair, sauf pour le dessous de ses oreilles et de sa queue qui sont colorées en jaune. La zone qui entourait son nez et sa bouche est également jaune et est séparée du reste par un tracé noir qui continue dans ses paupières fermées. Son nez vert est séparé lui aussi du reste par un tracé noir, et le tracé de sa bouche est encore une fois de la même couleur. Elle se trouvait sur un gros amas d’herbe avec un creux au milieu, le tout formant une sorte de nid. Notre cher héros s’en approcha.

Marty rencontre Vert
L’animal et son nid.

Marty : « Salut ! Tu peux parler ? »

La bête émit quelques sons adorables et aigus qui ressemblaient à des couinements et des aboiements.

Marty : « Je crois que ça veut dire non. Je suis pas sûr. En tout cas, c’est certain que ça ne nous empêchera pas d’avoir quand même des échanges passionnants et pleins de richesse avec toi ! »

La bête couina de nouveau.

Marty : « C’est trop profond ce que tu dis mon pote, j’aime les gens comme toi. Ça te dit de venir avec moi ? On sera associés ! »

L’animal couina joyeusement.

Marty : « Cool maboul ! En tout cas, t’as l’air super sympa ! »

La bête mâchouilla la queue saignante d’un lézard qu’elle avait apparemment chassé.

Marty : « Je suis sûr qu’on va bien s’entendre tous les deux ! Je vais t’appeler Vert ! Et je propose qu’on utilise ton nid comme camp ! »

L’animal sautillait dans tous les sens tout en couinant de joie.

Marty : « Dis, il y a un endroit que tu connais et où tu voudrais m’emmener ? Car on va pas rester là à rien faire, et rien faire c’est nul, car on fait rien ! »

Vert émit un couinement affirmatif.

Marty : « Cool ! »

Il se déplaça joyeusement et rapidement vers une petite forêt au nord et Marty le suivit à la même allure ; ils traversèrent les bois remplis d’arbres semblables à des chênes, et en progressant, Marty aperçut une grande étendue d’eau et entendit le bruit de vagues de plus en plus fort au fil de son avancée. Ils sortirent des bois, ils étaient à présent sur une peu haute falaise devant la mer. Vert émit un long couinement joyeux.

Marty : « C’est beau comme tout !… Attends, j’ai déjà dit ça il y a quinze minutes !… Bref, c’est beau… mais ennuyeux… »

Vert répondit d’un couinement assez déçu.

Marty : « Allez ! Allons quelque part où il se passe des choses ! »

Deux voix étranges, et aussi ridicules que vilaines se firent entendre derrière eux.

Inconnu : « Mais tu es au bon endroit ! »

Second inconnu : « Tiens donc… mais c’est qu’une nouvelle tête s’est ramenée ! »

Marty se retourna.

Marty : « Vous êtes qui ? Ou plutôt vous êtes quoi ? »

Rencontre avec Blobor et Scarab
Les deux inconnus hostiles.

Le premier des mystérieux vilains était un scarabée géant de la taille d’une table basse au corps mou et élastique teinté de jaune, de vert sur son dos, et de violet sur le bout de ses pattes. Le gros coléoptère était doté de deux yeux ronds et entièrement noirs, ainsi que de petites antennes. Le second était une créature plus haute, mais nettement moins large. Ce dernier était de forme relativement cubique, et était constitué d’une sorte de gélatine jaune avec un grand visage qui couvrait presque toute sa face avant et dotée d’une expression bête et mollassonne. Le haut de son corps avait sur chaque côté des sortes de petites cornes doubles cubiques, et le reste du corps formait quelques petits plis sur ses côtés et son dos. Sa voix était plus grave que son camarade à la voix incroyablement aiguë.

Second inconnu : « Qui nous sommes ? Mais nous sommes les célèbres et puissants assistants de maître Zombos, l’encore plus célèbre grand seigneur ! Nous sommes Scarab et Blobor ! »

Scarab : « Oui, il a tout dit ! Mais au fait Blobor… comment une tête peut se ramener ? Ça a pas de jambes du tout pourtant ! »

Blobor : « Tais-toi Scarab ! Et puis tu m’as regardé, je suis une tête sans une seule jambe et pourtant je bouge imbécile ! Quelle question stupide ! »

Marty : « Et… qui est Zombos ? »

Blobor : « Mais tu as vécu dans une grotte ou quoi ? »

Marty : « C’est marrant parce que j’en sors d’une ! »

Blobor : « Comment ne peux-tu pas savoir qui est Zombos ? Le grand nouveau maître de ce monde, cette planète lui revient de droit ! Et tout nous appartiendra par la force s’il le faut ! »

Scarab : « Oui ! La force ! »

Marty : « Non, mais on s’en fiche de vos vies en fait. »

Blobor : « Peu importe ! Tu ne diras pas ça quand tu seras son esclave ! Regarde comme nous sommes forts ! Alors vaurien, impressionné ? »

Marty : « Vous êtes moches. »

Blobor : « Mais… Insolent ! »

Scarab : « Et puis c’est faux ! Ma maman disait toujours que je suis un beau scarabée ! Et ma maman a toujours raison ! »

Blobor : « Tais-toi, Scarab… »

Marty : « Et puis vous êtes cons. Très cons. Et vous puez aussi. »

Scarab : « Méchant ! Oh, attends… c’est nous les méchants… »

Blobor : « C’en est trop ! Tu seras le premier à connaitre la torture ! Nous conquerrons ce monde ! Pas un seul morceau de terre ne nous échappera ! »

Scarab : « Oui ! Pas un seul ! Même pas un millimètre ! »

Marty : « Dans ce cas, je vais devoir vous arrêter. »

Blobor : « Mais pour qui tu te prends le rat en plastique ? Nous allons t’écraser, peu importe qui tu es et peu importe d’où tu viens ! »

Scarab : « Bien dit ! »

Le compagnon de Marty couina d’une voix plus grave.

Marty : « Vert ! Je sais que tu es parfaitement pacifique… »

Vert mâchouilla un petit lézard qu’il avait trouvé au sol.

Marty : « Mais nous devons nous battre contre eux ! »

Vert fit un couinement affirmatif tout en semblant prêt à attaquer.

Blobor : « Ha ! Vous pensez peut-être pouvoir nous arrêter ? »

Scarab : « C’est impossible ! Vous n’avez même pas une seule arme ! »

Marty : « Osef des armes ! Pas besoin ! »

Blobor : « Vous comptez nous battre en faisant quoi ? En nous tripotant avec tes mains en forme de clé à molette ? Ou en laissant ton petit animal nous chatouiller avec sa langue ? »

Scarab : « Évitez ça, je suis très chatouilleux ! »

Blobor : « Boucle-la, Scarab… »

Marty : « Non ! On va vous tabasser ! »

Blobor : « Ha ! Tu es drôle ! Nous tabasser ! Tu entends ça Scarab ? »

Scarab : « Oui, mais je vois pas pourquoi c’est drôle… Ah ! Car ils sont trop faibles pour nous ! J’ai compris ! C’est marrant ! »

Blobor : « Qu’est-ce que tu peux être lent ! Revenons à nos moutons à fouetter… Hum ! Tu t’es regardé, toi le morveux en plastoc ? Sans oublier ton petit ami vert et velu ? Vous ne valez rien ! »

Scarab : « Et nous nous le valons bien ! »

Marty : « Dis le tas de morve parlant accompagné d’un gros scarabée attardé. »

Blobor : « Qu’est-ce qu’il peut être énervant, celui-là ! »

Scarab : « Mais je suis pas attardé ! J’arrive toujours à l’heure au boulot ! »

Blobor : « Assez discuté ! Place à l’action ! »

Marty : « C’est pas trop tôt… »

Vert exprima un couinement ennuyé.

Blobor : « Dis-moi, le morveux… qu’est-ce qu’un nigaud comme toi et ton petit chaton des prairies verdoyantes peuvent-ils faire ? »

Marty : « Ça ! »

Marty frappa à une vitesse surhumaine et une incroyable force Blobor au visage de sa main transformée en poing ce qui poussa violemment le petit monstre gélatineux vers l’arrière.

Scarab : « Waouh, quelle vitesse ! »

Blobor : « Et quelle force !… Mais ce n’est pas suffisant contre nous ! Scarab ! Au travail ! »

Blobor et Scarab chargèrent vers Marty et Vert qui eux-mêmes se tenaient en position de combat prêts à contre-attaquer. La tête de Blobor s’allongea vers le haut et tenta de frapper Marty comme un marteau. Marty ne put que bloquer de ses mains la tête coriace du monstre qui continuait à forcer difficilement sur les mains de Marty pour le frapper. Les pattes de Scarab s’allongèrent comme des élastiques pour frapper Vert de coups faibles, mais rapides et répétitifs. Vert ne put éviter les premiers coups, mais il attrapa de ses crocs la patte droite avant de Scarab avant qu’elle ne pût l’atteindre à la tête. Scarab gémit de douleur, et Vert le traîna par la patte pendant qu’il tentait vainement de placer des coups de ses autres membres pour se libérer. Marty avait bien du mal à stopper son adversaire sans pour autant donner son maximum ; il mit finalement toute sa force dans sa jambe droite et frappa le bas du corps de Blobor qui perdit une partie de son équilibre et de sa concentration. Ceci permit à Marty de l’envoyer manger le sable en le déviant sur la gauche et en le faisant rapidement tomber ; il lui donna un grand coup de botte pour l’éjecter dans l’eau, Vert traîna Scarab vers l’eau et dans un grand effort balança le gros scarabée et l’envoya rejoindre son ami gélatineux sous les flots.

Marty : « C’est tout ? Quels nuls ! »

Scarab remonta à l’aide d’une patte allongée et portait avec lui son camarade tout aussi mouillé.

Marty : « Du coup, tant que vous y êtes, vous allez pouvoir répondre à cette question qui m’a toujours taraudé l’esprit : quel goût ça a l’eau ? J’ai bu que des sodas et du jus de prune toute ma vie, vous voyez, car l’eau c’est trop commercial. »

Blobor cracha une giclée d’eau par terre.

Blobor : « C’est dégueulasse… »

Scarab : « Et c’est très salé… »

Marty : « C’est le sel de la défaite, ça, mes amis pas si amis. »

Scarab : « Et pourquoi j’ai encore un arrière-goût chaud et étrange ? »

Blobor : « Vaut mieux pas que tu saches, Scarab… »

Marty : « Et moi je savoure le doux nectar de la victoire… avec un petit peu d’arrière-goût de sel de rageux dedans ! »

Blobor : « Tu me donnes envie de vomir, gamin ! Tu nous as peut-être fait ravaler notre fierté, mais crois-moi que la prochaine fois, c’est toi qui boiras la tasse ! »

Scarab : « De café ? »

Blobor : « Je vais t’égorger Scarab ! Pour la peine, pas de dessert pour toi, ce soir ! »

Scarab : « Oh, non ! Je voulais des baies ce soir ! »

Marty : « Bizarre, je croyais qu’il était un bousier. »

Blobor : « Et toi, le morveux, je peux te dire que tu passeras un sale quart d’heure ! Tu seras réduit en casse-croûte pour l’animal de compagnie de Zombos qui te dévorera tout cru quand on en aura fini avec toi ! »

Marty : « Oui, bon, on a compris, vous faites que des jeux de mots minables sur la nutrition depuis cinq minutes, abrégez, les insectes. »

Scarab : « D’autres insectes ? Où ça ? »

Blobor : « En bref, on vous épargne pour l’instant. »

Marty : « Mort de rire. »

Blobor : « Mais la prochaine fois, vous serez soumis violemment ! »

Marty : « Pété de rire, comme disent les jeunes ! »

Blobor : « Ou pire, vous finirez dans un estomac comme mentionné précédemment… »

Marty : « Exquis. »

Blobor : « On vous aura la prochaine fois les morveux ! »

Marty : « Certainement ! »

Scarab : « Ouais ! On vous aura la prochaine fois ! Enfin… je pense… »

Blobor : « Chut, Scarab ! Allons faire notre rapport à maître Zombos ! »

Marty : « Surtout, passez le bonjour ! »

Blobor : « Tu le paieras, insolent ! »

Marty : « Pas de problème, garde la monnaie ! »

Blobor grogna puis se retourna.

Blobor : « Allez, bon vent ! »

Scarab : « Ouste ! »

Les deux vauriens s’en allèrent, frustrés de leur échec, avec une démarche aussi bancale que pathétique, mais malgré leur rage l’on put tout de même vaguement les entendre parler de leur repas du soir.

Marty : « Bon débarras ! »

Vert couina de manière soulagée.

Marty : « Ils sont faibles ! Mais je vais devoir m’entrainer et me trouver quand même du bon équipement. Car même si je suis le plus beau et le plus fort, et que les armes c’est pour les tapettes, c’est quand même chiant de me salir mes jolies mains sur des vauriens ! Du coup, va falloir que je me la joue fragile en besoin de compenser son quelque chose pour pas trop galérer dans ce monde ! T’en penses quoi Vert ? »

Vert répondit affirmativement d’un couinement.

Marty : « T’as toujours le bon mot dans toutes les situations, mon pote ! T’es vraiment le meilleur ! Bon, après moi bien sûr ! Allons-y, Vert ! »

La bête le suivit en couinant.

Marty : « Euh… On va où par contre ? »

Vert sembla couiner de manière interrogative.

Marty : « Essayons par là ! »

Marty pointa de la main vers la côte à l’ouest. Vert émit un de ses habituels couinements joyeux aigus, et les deux longèrent la falaise et aperçurent plus loin au nord de la falaise une plage vers laquelle ils décidèrent bien évidemment de se rendre. Les deux héros trouvèrent une pelle argentée plantée dans le sable, ils s’en approchèrent. Marty la déterra, et la brandit de sa main droite avec joie.

Découverte de la pelle
Des trouvailles « à la pelle. »

Marty : « La prochaine fois, je les écraserai à coups de pelle ! »

Vert exprima sa bonne humeur en couinant comme à son habitude.

Marty : « Oh ! Je suis trop tenté de faire des jeux de mots pas drôles sur les pelles maintenant ! On va les enterrer ! Leur tombe est déjà creusée ! On va leur creuser un nouveau trou, l’autre bousier va se sentir chez lui ! »

Vert couina avec enthousiasme.

Marty : « Et si on allait chercher plus de matos dans le reste de la forêt ? Il doit y en avoir à la pelle ! »

Marty trébucha sur un caillou caché dans les sables et tomba par terre, il se releva.

Marty : « Ouille ! Je me suis ramassé une pelle ! »

Ils traversèrent l’ouest de la plage et pénétrèrent dans la forêt pleine d’arbres dotés de sombres feuillages et dont la forme évoquait des champignons. Ils marchèrent quelques minutes et trouvèrent un grand champignon jaune légèrement plus grand que Vert au chapeau rouge tacheté de motifs de cœurs jaunes devant un arbre dans une zone assez exposée au soleil ; ce champignon n’était pas un simple champignon puisqu’il avait un visage sans nez avec une grimace hideuse, et des yeux noirs qui reflétaient en blanc la lumière du soleil de manière très visible. Il avait aussi des membres tels que des petits bras en forme de boules sans aucune main, et des pieds tout ronds dont le diamètre des deux pieds surpassait celui de son corps.

Rencontre avec Champis.jpg
Un dangereux champignon.

Marty : « Qu’est-ce que c’est que ce truc ? »

Vert couina, puis prononça un mot ressemblant à « champi » et « hisse ».

Vert : « Champis ! Champis ! »

Marty : « Champis ? Tu connais ce machin ? Il est hyper moche en tout cas ! Alors… euh… Champis ? Tu veux nous accompagner ? C’est dommage que t’aies déjà un nom sinon je t’aurais appelé Jaune, ça aurait été mieux… »

Le champignon surnaturel émit un sifflement proche de celui d’un serpent.

Il s’approcha lentement de Marty et Vert avec une expression légèrement sadique en sifflant et son corps se mit à briller intensément. Marty comprit ce qu’il manigançait, et se plaça rapidement devant Vert. Il donna un coup d’estoc avec sa pelle pour faire reculer autant que possible le champignon, et se couvrit le visage de ses bras et de la pelle. Champis siffla beaucoup plus fort, et explosa violemment ce qui fit reculer Marty et Vert avec lui et lui infligea quelques douleurs. Vert couina une fois, étonné.

Marty : « C’est comme les Kreeper dans Mein Kraft ce truc ! »

Marty aperçut des sortes d’étranges grosses spores jaunes flotter dans les airs ; et un chapeau jaune en plastique similaire à celui d’un paysan était apparu au sol pile à l’emplacement de l’explosion du champignon, qui avait d’ailleurs laissé un minuscule cratère. Marty récupéra en vitesse l’étrange chapeau et le regarda attentivement avant de le mettre sur sa tête après s’être éloigné des spores. Les spores s’agitèrent soudainement et se rassemblèrent sur le cratère ce qui reconstitua peu à peu Champis. Marty prit rapidement sa pelle entre ses deux mains, et courut vite vers son adversaire avant qu’il ne puisse réagir. Il reprit la pelle à une main pour lui infliger un gros coup sur la tête, ce qui le fit tomber et rouler par terre.

Chapeau et défaite de Champis.jpg
Trop de blagues sur la pelle tuent la pelle.

Marty : « C’est donc ça que ça veut dire de se rouler une pelle ! »

Vert émit un couinement plein de déception. Champis se releva en tordant le bas de son corps et, effrayé, il s’enfuit à toutes jambes et si vite qu’il percuta un arbre par accident le ramenant de nouveau au sol ; à moitié assommé, il se releva encore une fois et partit rapidement à travers la forêt.

Marty : « C’est quoi son problème à celui-là ? Encore un fragile… mais maintenant avec ce chapeau de gosse, j’ai encore plus l’air d’en être un moi-même ! Ça craint ! On va où maintenant ? »

Vert flaira quelque chose au sol, puis sautilla pour faire comprendre à Marty qu’il voulait qu’il le suive.

Marty : « T’as flairé un McQuinnDo ? Je me ferais bien un burger au bacon moi ! »

Vert lui fit non de la tête.

Marty : « Bon, bah, vaut mieux que je te suive pour savoir ce que t’as trouvé ! J’espère que c’est un truc à bouffer ! »

Vert couina, et Marty le suivit de nouveau. Ils prirent tous deux un chemin forestier près de celui qu’ils avaient emprunté précédemment, et arrivèrent sur une partie plus lointaine de la plage en longeant le bord. Vert se dirigea vers les eaux avec Marty derrière lui. Une sorte de masse bleue bougeait sous l’eau, Vert plongea sa tête pour l’atteindre et elle bondit hors de l’eau vers l’avant et atterrit près de Marty. Il s’agissait d’une créature à mi-chemin entre un poisson et un morse au dos bleu, sa zone ventrale ressemblait au ventre d’une baleine et était colorée de jaune de la queue jusqu’à la bouche. Ses yeux blancs et à la pupille bleue étaient assez gros et parfaitement ronds et deux grandes dents triangulaires bleues dépassaient de sa gueule. Son dos avait une ligne de pointes blanches assez espacées qui allaient du sommet de la tête jusqu’à la queue dont une pointe plus grosse sur la tête qui faisait office de corne ; malgré tout ceci, la créature avait une expression assez sympathique.

Découverte de Bleu.jpg
La créature.

Marty : « Quoi ?! Du poisson ? Mais ça a un goût dégueulasse ! Avec tous les trucs qu’il y a sous la mer t’aurais pu trouver genre, je sais pas… du jambon ou du fromage ! Il y en a plein des comme ça d’ailleurs, je crois que ça s’appelle Bourre-sain ou je sais plus quoi… »

Créature : « Je ne suis pas à manger ! Pas touche ! Ou ma corne dans ton endroit qui ne voit jamais la lueur du soleil ! »

Marty : « Tu vas m’attaquer la sardine ? Car je peux vite te transformer en tranches de jambon de saumon, si tu m’écoutes pas ! »

Créature : « Ah… euh… Gloire à Zombos ! »

Marty : « T’es de son côté ? »

Créature : « Euh… Vous êtes avec ou contre lui ? »

Marty : « Contre ! Manquerait plus qu’on travaille pour cette face de… de… euh… À quoi est-ce qu’il ressemble d’ailleurs ce trou de bouse ? »

Créature : « Oh, c’est simple ! C’est un mort-vivant bleu très moche avec des protubérances partout sur son crâne d’œuf moisi et avec de bonnes grosses plaies saignantes à la place du pif et du front ! Vous pouvez pas le manquer ! »

Marty : « Voilà ! En gros en va lui refaire sa face ! »

Créature : « Si j’avais su ! En fait, je faisais semblant d’être son serviteur pour éviter de m’attirer des ennuis, vous savez qu’il s’est emparé d’une bonne partie de ces terres ? Et si ça continue, le monde tout entier sera sien ! »

Marty : « Il crèvera avant même d’avoir eu le temps de dire ouf ! Dans ce cas, tu veux bien m’aider, la truite ?… D’ailleurs, c’est quoi ton nom, la poiscaille ? »

Créature : « La réponse est oui !… Et je n’ai aucun nom à proprement parler… Je n’ai jamais pensé à m’en donner un… »

Marty : « Alors je vais t’appeler… Bleu ! »

Bleu : « Euh… Tu n’y as pas beaucoup réfléchi n’est-ce pas ? À ce point-là, je suis presque sûr que tu as dû appeler ta petite créature Vert ! »

Vert répondit d’un couinement surpris, comme si on l’avait appelé.

Marty : « Mais ? Comment t’as deviné ? »

Bleu : « Attends… Quoi ? Sérieusement ? Tu l’as vraiment appelé comme ça ? »

Marty : « Ben oui pourquoi ?… C’est quoi le problème ? »

Bleu : « Euh… laisse tomber… À ce stade, je suis prêt à prendre n’importe quelle aide… À présent, que diriez-vous de venir dans mon antre ? Il faudrait vous préparer et peut-être même vous reposer ! En plus, j’ai quelque chose qui sera utile à un gaillard comme toi ! »

Marty : « OK, et elle est où ta planque ? »

Bleu : « Sous l’océan ! »

Marty : « Pourquoi j’ai une soudaine envie de chanter ?… Euh, par contre, gros malin, on y va comment ? Je respire pas sous l’eau, et mon chien-écureuil de compagnie certainement pas non plus ! »

Bleu : « Pas de soucis ! »

Marty : « Sushi ? »

Bleu : « Souci ! J’ai exactement de quoi vous y emmener sans le moindre risque ! »

Bleu ouvrit la bouche et souffla deux énormes bulles qui enveloppèrent Marty et Vert.

Bleu : « Ces bulles magiques vous permettront de continuer à respirer comme à l’air libre ! Suivez-moi ! J’espère que vous savez nager ! »

Marty : « T’inquiètes ! Je gère, je suis un bonhomme, un vrai, un qui sait tout faire ! »

Bleu : « Sauf utiliser sa cervelle… »

Marty : « Pardon ? »

Bleu : « Non, rien, je parlais de poissons rouges ! »

Marty : « Ah, c’est bien ce que je me disais ! »

Ils se jetèrent à l’eau, et Bleu mena la nage pendant que nos deux amis le suivaient du mieux qu’ils pouvaient. Après une belle phase de nage à travers les petits récifs de corail, ils trouvèrent une formation rocheuse arrondie sur le dessus et grosse comme une maison ; ils la contournèrent, et Bleu les amena derrière où se trouvait une ouverture avec dedans une sorte de puits qui menait vers le haut. Ils montèrent, et sortirent de l’eau pour se retrouver dans la maison rocailleuse et évidemment assez humide de Bleu. Sa demeure était suffisamment éclairée par des sortes de lucioles aux fortes lumières dans des bouteilles disposées un peu partout à l’intérieur. Les bulles éclatèrent et Marty se posa sur-le-champ sur le canapé vert moelleux qui appartenait à Bleu.

Marty : « C’est génial Bleu ! T’es vraiment comme un poisson dans l’eau ! »

Bleu : « C’est peut-être aussi parce que je suis littéralement un poisson… crétin… Bref, bienvenue chez moi ! Et avant que tu poses la question, mon ami impoli, sache que si j’ai un canapé, c’est déjà car c’est confortable pour mon ventre et mes nageoires ; mais c’est surtout pour quelques invités que je reçois des fois, tel que mon ami Champis qu’il m’arrive de souvent amener là comme il aime bien l’humidité ! »

Marty : « Champis ? Tu connais ce malotru ? »

Bleu : « Oui, tu l’as rencontré de ce que je peux comprendre ! »

Marty : « Il m’a attaqué ce con… Moi je voulais juste cueillir des champignons et des armes de destruction massive tranquille ! »

Bleu : « Il est assez perturbé des fois ! C’est bien lui ! Même si son comportement est plus étrange que d’habitude en ce moment… Bref, même s’il n’est pas bavard et bizarre, il est sympathique et je le vois assez souvent quand je vais dehors. D’ailleurs, il m’arrivait aussi de voir des fois ton camarade tout vert avec lui, mais je n’ai jamais pu avoir la chance d’entrer en contact avec ce petit ! Il est très rapide, tu vois ! C’est fait maintenant ! Et en parlant d’armes, j’ai ce qu’il te faut ! Je vais te donner quelque chose pour t’aider ! »

Bleu partit dans une salle à gauche près du canapé et revint avec une lance noire qui ressemblait à un mât de drapeau dans sa nageoire et la tendit vers Marty.

Bleu : « Voilà pour toi ! »

Bleu offre la lance.jpg
#TeamLance ou #TeamPelle ? À vous de choisir !

Marty : « Super ! Une lance ! C’est parfait, mais j’en ai jamais utilisé avant, du coup va falloir que je m’entraine et peut-être que j’arrive même à l’utiliser en même temps que la pelle ! Ce sera mon arme de choix désormais ! Merci la perche ! »

Bleu : « Perche ? T’as plus de culture que ce que je pensais ! »

Marty : « Cultures ? Mais je cultive rien moi ! »

Bleu soupira.

Bleu : « Oublie ça… »

Marty se retourna et chuchota.

Marty : « Mince ! Il se doute de quelque chose ! Il ne doit surtout rien savoir de ma culture top secrète de cannabis et de champis hallucinogènes ! »

Bleu : « Pourquoi tu parles tout seul ? »

Marty : « Garde le secret ou je te coupe les nageoires ! Ne le répète pas OK ! Tu en sais trop ! »

Bleu : « Mais de quoi tu parles ? »

Marty : « Les poulets m’emmerdent déjà assez comme ça ! N’en parle à personne d’accord ? »

Bleu : « OK… je ne suis pas sûr de comprendre cette affaire de poulets, vu comme ils sont de paisibles animaux, mais bon… d’accord, si c’est ce que tu veux entendre… Tu es vraiment un gars louche, tu le sais, ça ? »

Marty : « J’ai rien de louche ! Je suis un type honnête, moi ! J’ai jamais consommé de substances illégales que j’aurais cultivées ! Et j’ai sûrement pas vendu des bébés morts congelés dans mon frigo ou des reins de vieux messieurs trempés dans du vinaigre après les avoir mouillés avec du lait ! »

Bleu : « Étrangement spécifique… »

Marty : « Je suis innocent monsieur l’agent ! »

Bleu : « Bon… ton délire est terminé ? On peut revenir à nos poulets ? Euh… nos moutons. »

Marty : « Et pourquoi je devrais te faire confiance ? Et puis je suis sûr que t’es de mèche avec les flics, t’as les mêmes couleurs ! »

Bleu : « Et tu es habillé des mêmes couleurs que moi pourtant ! Si ça peut te rassurer, n’oublie pas qu’un de mes amis est un champignon probablement hallucinogène sur pattes qui peut presque parler et peut exploser comme une bombe… »

Marty : « C’est vrai… Du coup est-ce que je serais dénoncé pour complicité avec des terroristes ? »

Bleu : « Non, pour trafic de champignons… terroristes. Bon pour revenir aux choses sérieuses, il va falloir mettre Zombos hors d’état de nuire, nous allons devoir l’attaquer directement chez lui ! Et vu que personne d’autre ne va nous aider, à moins que Champis ne nous vienne en aide, c’est que nous trois ! »

Marty : « Oh ! Tout seul, je peux déjà le battre lui et ses deux gredins ! »

Bleu: « Du coup, il nous faut un plan ! »

Marty : « Foncer dans le tas ! »

Bleu: « Je me demande bien comment tu as survécu jusque-là… »

Marty : « Grâce à mes muscles ! »

Bleu: « Je me doutais bien que ce n’était pas grâce au cerveau, mais quels muscles ? Ton corps n’a aucune forme qui évoque des muscles ! »

Marty : « C’est juste que tes yeux sont trop éblouis par mon corps de rêve ! »

Bleu soupira à nouveau.

Bleu : « Seigneur… on ne va pas aller loin… Au moins, nous pouvons choisir où frapper ; Zombos a établi assez récemment un repaire dans le coin. Et étant tout juste bâti, cet endroit n’est pas très bien gardé surtout que les sbires de Zombos recherchent maintenant des lieux et des ressources à conquérir pour progresser dans la région et perfectionner leur nouvelle bâtisse. Mais avant tout ça, il va falloir reprendre des forces ! Je ne suis pas au top de ma forme, et je suppose que vous encore moins ! »

Marty : « J’ai passé une sacrée journée de merde ! Mais même fatigué, je pourrais défoncer ce Zombos et les deux petites crottes sans les mains ! »

Bleu : « C’est sûr que si tu continues à avoir autant une confiance aveugle en toi-même tu vas vite vraiment finir sans aucune main… »

Marty : « Mais je veux bien piquer un roupillon et bouffer un truc ! Dans l’ordre inverse de préférence ! Qu’est-ce que t’en dis Vert ? »

Vert sembla bailler.

Marty : « T’en as vraiment besoin, copain ! T’inquiètes, un bon repas, et au dodo ! »

Vert émit un couinement joyeux, mais fatigué.

Bleu : « Puisque tu as des bras tu vas pouvoir aider, viens, on va chercher la nourriture ! »

Marty : « T’as intérêt à avoir des steaks hachés et des frites ! »

Bleu : « N’y compte pas. J’ai bien des viandes, mais rien de bien délicieux, et rien pour les cuire à par un simple feu de bois. Quant aux frites, tu vas devoir t’en contenter sous forme de patates. »

Marty : « Tu me déçois. »

Bleu : « C’est simplement toi qui as des attentes trop grandes sur ce monde à la technologie primitive ! Du moins à présent. Néanmoins, Zombos parvient à faire fabriquer des choses impressionnantes, on pourrait en profiter pour se servir chez lui ! »

Marty : « Là, ça me donne envie ! »

Bleu : « Mais pour l’instant, on se contente de ce qu’on a ! C’est parti pour se rassasier ! »

Les deux allèrent dans la cuisine à droite. Celle-ci contenait une table en pierre et un tas de bois avec des bâtons pointus et avec des pierres pour allumer un feu. Elle avait également une longue armoire qui contenait des pavés de viande, du poisson, et toutes sortes de fruits et légumes. Il y avait aussi une commode avec deux tiroirs et une gamelle en pierre dessus.

Marty : « Par contre, comment t’as fait pour ramener le bois et les autres trucs sans les mouiller ? »

Bleu : « Mes bulles magiques protègent tout de l’eau ! J’admets tout de même que ça a été minutieux de tout amener ici en plus de devoir les transformer en mobilier ! Mais il le fallait bien pour mes amis et pour moi-même avoir une meilleure vie ! »

Marty : « Frimes pas trop ! Moi, à mon temps, j’ai soulevé des tonnes de meubles et j’ai traversé un volcan actif et des montagnes avec ! C’était deux montagnes… euh non, trois… quatre ! »

Bleu : « Mais bien sûr. Et la marmotte elle met le chocolat dans le papier d’alu. Tiens, mets la gamelle par terre près de la table, comme ça Vert pourra manger ! J’ai bien fait de garder de quoi correctement nourrir mes plus petits invités quadrupèdes ! Je vais choisir la nourriture en attendant, tu n’auras plus qu’à me passer mes assiettes en pierre qui sont dans les tiroirs de la commode et comme ça je pourrais servir tout le monde ! »

Marty et Bleu s’exécutèrent.

Marty : « Par contre, on a quoi pour les boissons ? »

Bleu : « J’ai du jus de pomme, mais il ne me reste rien d’autre en stock. C’est pas facile, car tu imagines bien que ramener de l’eau non salée est fort compliqué, du coup je presse simplement des fruits pour obtenir mes boissons. Si Vert n’aime pas il pourra toujours se contenter de l’eau de mer à l’entrée, ça devrait aller comme peu de créatures en ce monde ont des problèmes avec l’eau salée. »

Marty : « T’es vraiment un clochard ! »

Bleu : « Au moins à l’heure actuelle, je suis le seul ici à ne pas être sans aucun domicile fixe ! »

Les deux mirent tout en place et remplirent les assiettes à moitié avec des pommes de terre et une pomme dans chaque assiette, la gamelle fut remplie d’un pavé de viande et de carottes ; Bleu sortit ses seaux de jus de pomme et une autre gamelle dans laquelle il versa une partie d’un seau pour la remplir pour Vert. Bleu frotta les pierres pour allumer un feu, et Marty qui avait l’air un peu déçu apporta un pavé de viande et deux gros poissons que Bleu lui avait demandé. Bleu planta les bâtons dans les aliments, et il fit cuire ses poissons, pendant que Marty qui s’était assis à côté de lui faisait cuire le morceau de viande. Une fois la nourriture prête, ils la placèrent dans leurs assiettes respectives. Bleu leva sa nageoire droite, et y mit beaucoup de force pendant un certain temps. Il coupa en plusieurs morceaux ses poissons avant de faire de même pour la viande de Marty, celui-ci était surpris de voir les nageoires tranchantes de Bleu.

Marty : « Tes nageoires sont des couteaux maintenant ? »

Bleu : « En quelque sorte ! Mais comme tu l’as vu, c’est long à concentrer l’énergie nécessaire, et ça fait mal aux nageoires, du coup, ne t’attends pas à ce que je m’en serve particulièrement au combat ! Maintenant à table ! »

Marty appela Vert qui vint joyeusement dévorer ce qui l’attendait dans ses gamelles. Marty mangea avec un partiel dégoût, mais était quand même heureux que le goût fût loin d’être aussi mauvais que ce à quoi il s’attendait, Bleu lui était tout content. Ils burent dans leurs seaux et furent finalement pleins.

Marty : « C’était pas terrible, mais au moins suffisant ! »

Vert couina tout content.

Marty : « Et Vert a aimé, au moins ! »

Bleu : « Bon, j’espère que ça ne t’a pas trop déplu non plus. Vous devriez aller vous reposer maintenant ; moi je vais tout nettoyer avec mon bassin d’entrée et tout ranger, c’est la moindre des choses après ce que tu as dû avaler ! N’ayant rien à ta taille, j’ai bien peur que tu doives te contenter du canapé ; mais Vert à au moins un des nids dans la chambre à l’autre bout où se trouve aussi ma bassine de repos, car oui j’aime dormir avec de l’eau. »

Marty : « Avec un lit comme le tient, on doit être sûr de faire des rêves mouillés ! »

Bleu : « Ton sens de l’humour m’irrite les nageoires… Sur ce, bonne sieste, jeunes voyageurs ! »

Marty : « Merci le bleu ! »

Marty amena Vert sur son nid et lui fit une petite tape affective sur le crâne.

Marty : « Bonne nuit Vert !… Ah oui, merde, c’est le jour ! »

Vert couina encore de joie.

Marty revint sur le canapé, et s’y allongea pendant que Bleu finissait ses dernières tâches et alla ensuite rejoindre Vert pendant que Marty s’endormait. Le lendemain près de minuit, Marty se réveilla dans le calme de la maison-caverne de Bleu.

Marty : « Quelle longue mauvaise sieste ! »

Bleu arriva de la salle entre le salon et la chambre en baillant.

Bleu : « T’es debout, il doit être tard, tu ne veux pas qu’on attaque Zombos quand le jour se lèvera ? »

Marty : « Et redormir encore ? Pas question ! »

Bleu : « Bon, si tu veux, on peut faire un tout petit peu de récolte pour ma maison, ou pour plus tard commencer à en créer une nouvelle pour toi et Vert. Ça nous fera passer le temps jusqu’à ce qu’on ait un peu plus de lumière dehors sans vraiment nous fatiguer ! »

Marty : « Pourquoi pas… »

Bleu : « De plus, j’ai remarqué que les sbires de Zombos semblaient plus actifs l’après-midi et le soir. Même s’ils ont plus de chances d’être présents, ils seront sûrement en train de se reposer et on pourra les prendre au dépourvu ! »

Marty : « Pas bête. »

Marty et Bleu rejoignirent Vert et Marty le tapota doucement pour le réveiller, il bailla puis couina affectueusement. Marty lui caressa la tête puis ils repartirent vers l’extérieur de la même façon qu’ils étaient venus. Bleu, qui s’était cette fois donné une bulle à lui-même, les guida et avait pris une de ses lampes à lucioles ; il en avait donné une autre à Marty qui tenait Vert par la patte et partageait donc sa bulle avec lui. Ils récoltèrent dans le calme de la nuit quelques fruits et les amenèrent au nid de Vert après s’être mis d’accord sur ce qu’ils en feraient.

La bande au Nid de Vert.jpg
« Ces photos sont de très mauvaise qualité ! »  -Jean Michel Chipotage, de la section commentaire. Et il a raison !

Marty : « Je me ferais bien une baraque ici ! »

Bleu : « Et comme ça, vous n’aurez plus à subir les aller-retour compliqués de chez moi ! À moins que vous ne souhaitiez vous poser un moment ici, je propose de faire une petite visite de la région en attendant le lever des soleils ! »

Marty : « Va pour la visite ! »

Les trois partenaires firent une découverte des environs sous la guidance de Bleu, ils virent de nouveau la forêt, la plage, la falaise, et le reste de la prairie. Ils apprirent aussi les noms respectifs de ces lieux. Respectivement, la Forêt Clichia, la Forêt Champinogène dans laquelle Marty avait rencontré Champis, la Plage Picograin, la Baie Oursson dans laquelle ils avaient plongés, la Falaise Forêtstierce, et la Prairie Verte. Bleu les emmena au pied de la montagne qui contenait la Grotte Azurano par laquelle Marty était arrivé.

Bleu : « Ceci est la Montagne Azurano ! Avant, c’était une surface plus ou moins plane comme la prairie dans laquelle nous nous trouvons. Puis les jets volcaniques bleus qui viennent du noyau de la planète ont fini par lui donner cette forme à force de souffler sous terre ! Et si ça continue, elle finira par devenir un petit volcan ! »

Marty : « Ça explique donc pourquoi j’ai presque failli me griller le cul ! Et c’est par l’intérieur de ton “volcan” que je suis arrivé sur l’ennuyeux endroit qu’est ce monde ! »

Bleu : « Oh, tu viens donc d’un autre monde ! Cela explique donc pourquoi tu es si… “insolite”, si je puis dire. En ce cas, bienvenue sur Bluemoonia ! »

Marty : « Ce que j’aimerais qu’on me dise c’est de me casser de là, pas de rester ! »

Bleu : « Tu veux rentrer chez toi évidemment… Je vais devoir réfléchir à un moyen de te ramener dans ton monde… Pour l’instant, peux-tu me dire comment tu es arrivé là ? Il y a bien quelque chose qui t’a amené ici, si l’on sait ce que c’est peut-être qu’on pourrait le retrouver et s’en servir. »

Marty : « Je sais pas ! Je m’occupais de mon propre business en volant… euh, je veux dire en arrêtant des bandits volants des trésors d’une grande valeur ! Et puis de nulle part, il y a cette singerie de portail magique de mon cul-de-sac qui se pointe ! Et cette connerie m’amène de force dans ce trou à rat et bousiers qu’est cette bouse géante de planète ! »

Bleu : « Et ? Qu’est-ce qui est arrivé avec ensuite ? »

Marty : « Il s’est barré comme un lâche de bâtard et m’a laissé coincer ici ! »

Bleu : « Je vois… Pour l’instant, je n’ai aucune idée de comment t’aider, mais il est assez sûr qu’en s’entraidant on finira par trouver une solution ! Aide-nous à vaincre Zombos, et nous t’aiderons à revenir chez toi ! »

Marty : « Marché conclut le dauphin ! T’as pas intérêt à me laisser tomber ! »

Bleu : « Soit confiant ! Je tiens toujours mes promesses ! »

Marty : « Si tu le dis… »

Bleu : « Bien, et si nous poursuivions la visite ? »

Le groupe visita les petites zones qui entouraient la prairie en commençant par les Bois Azurano au sud-est rempli d’arbres semblables à des pins aux feuillages entre le vert et le bleu ; ils continuèrent par la Prairie Cousine qui se trouvait à l’est de la Prairie Verte, elle contenait des buissons et quelques arbres qui ressemblaient à des chênes et de nombreuses herbes identiques à celle de la Prairie Verte. Le groupe marcha vers le sud-ouest où se trouvait le Mini-Bois juste à côté de la Montagne Azurano, il était très comparable au bois précédent, mais bien plus petit et avec des feuillages ordinaires verts. Ils se rendirent juste après un peu plus au nord de leur position pour atteindre la Prairie Dacôtéa très semblable à ses prairies voisines, mais en conservant les arbres du Mini-Bois. Ils passèrent plus au nord dans la Forêt Voisina dont les arbres s’approchaient des bouleaux ; encore plus au nord se trouvait la Prairie Extendia encore analogue à ses voisines, mais se différenciant par ses petits arbres aux feuillages peu garnis. Après avoir visité ce dernier lieu, ils revinrent finalement s’asseoir auprès du nid de Vert dans la Prairie Verte, le jour semblait près de se lever.

Marty : « C’était bien sympa tout ça, mais c’est l’heure d’aller botter des culs ! »

Bleu : « Tu as raison ! Mais je dois bien admettre que je suis un peu nerveux… »

Marty : « Oh, fais pas ta poule mouillée ! »

Bleu : « Pourquoi est-ce que je sens un autre mauvais jeu de mots dans ta phrase ? Voire même deux jeux de mots… Trêve de plaisanteries ! »

Marty : « Trêve de carabistouilles donc ! »

Bleu : « À présent, hâtons-nous chez Zombos ! Je vais nous guider ! »

Marty : « On te suit l’otarie ! »

Ils marchèrent jusqu’à la Forêt Champinogène, et franchirent sa partie nord-ouest jusqu’à arriver dans une zone un peu plus sombre et dans laquelle se situait un grand bâtiment gris, obscur, et délabré. La lumière solaire éclairait à présent suffisamment pour qu’ils puissent y voir clairement.

Bleu : « Voilà le fameux endroit. Ça fout les jetons, pas vrai ? »

Marty : « Quels jetons ? On va au casino ? »

Bleu poussa un de ses habituels soupirs.

Bleu : « Oublie ça… n’oublie pas de rebrancher ton cerveau en entrant, car on va en avoir besoin… »

Marty : « Le brancher à quoi ? Pour faire quoi ? Je veux pas qu’on me trifouille mon cerveau moi ! »

Bleu : « Autant me contenter de fermer ma bouche… »

Marty : « Sûrement encore un de ces sales coups de ces réseaux sociaux cancérigènes comme Fistbook et Googole ou je sais plus quoi qui veulent utiliser nos cerveaux pour en fait tout savoir sur nous ! Ils auront jamais le mien vivant ! »

Bleu : « Il faudrait déjà qu’il soit vivant en premier lieu pour qu’ils lui piquent… »

Ils franchirent l’entrée qui ne disposait d’aucune porte, et passèrent une grande salle qui ne contenait que quelques caisses et des petites flaques d’eau. Ils arrivèrent dans un couloir qui partait à gauche et à droite et décidèrent d’aller d’abord à droite.

Marty : « Ah, moi je prends tout de suite à droite ! Je suis pas un gauchiste ! »

Bleu : « Tu veux dire gaucher ? »

Marty : « Ah non, pas ces bolchéviques mangeurs d’enfants qui font que chouiner toute la journée pour avoir plus de pognon, comme ces branleurs travaillent pas assez contrairement à de vrais hommes comme moi ! Moi, je parle bien des gauchistes, tu sais, ceux qui nous font chier à écrire avec leur main gauche plutôt que de faire comme tout le monde ? »

Bleu : « Tu vas aller loin dans la vie toi… »

Marty : « Loin à droite ! »

Bleu : « Très loin… »

Marty : « Je dirais même dans l’extrême lointain à droite ! »

Bleu : « Je ne veux pas jouer à ce jeu-là… »

Marty : « Dommage, car il parait qu’il est archi marrant ce jeu ! C’est même des gens de l’ultra-extrême-super-lointaine-droite de l’est qui l’ont inventé il parait ! Mais bizarrement, ils n’y jouent jamais vraiment eux-mêmes… En plus, je crois qu’il est sorti sur la Plaie Station ! »

Bleu : « Elle ne doit pas vraiment être à gauche cette console ! »

Marty : « C’est vrai, on la croyait pas comme ça quand elle est sortie il y a six ans, même si elle est un peu revenue à l’ouest depuis qu’elle tente de trop ressembler au PC… »

Bleu : « C’est quoi le PC ? »

Marty : « Une machine utopique que des ouvriers montent eux-mêmes, je crois. Et j’ai aucune idée de pourquoi, mais ils le personnalisent souvent avec de la couleur rouge ! Et plein de noir surtout ! Bref, tout ce que les types d’extrême-éloignée-droite-pas-très-proche n’aiment pas, eux ils préfèrent le blanc et le bleu marine ! Ils sont un peu comme toi et moi, quoi ! »

Bleu : « Je ne sais pas, ils m’ont pas l’air très gentils… »

Marty : « Mais puisqu’ils disent qu’ils sont gentils, c’est qu’ils le sont forcément ! En plus, leur représentante essaie d’éviter les keufs, comme moi ! On est fait pour s’entendre ! Pas comme avec ces drogués punks à loups de méchants bobos gauchers féministes et leur mariage d’homo sapiens à deux balles de tennis ! »

Bleu : « Le monde d’où tu viens semble inutilement compliqué… et très étrange surtout… »

Marty : « Mais bon… ces choses-là ne sont que des points de détails de l’Histoire, n’est-ce pas ? Comme l’écriture inclusive… Et si on continuait ce qu’on foutait ici ? »

Bleu : « Il serait temps… »

Ils passèrent l’entrée gauche à l’autre bout du couloir. En entrant dans une nouvelle grande salle, ils remarquèrent la présence de Champis, Scarab et Blobor. Ceux-ci montaient la garde près de l’entrée au nord-ouest de la pièce, soit à l’exact opposé de la position de nos « héros » ; les vauriens parlaient doucement entre eux et n’avaient encore rien remarqué.

Bleu : « Champis travaille pour Zombos ? Mince alors ! »

Vert couina encore.

Marty : « Ton pote est pas si pote que ça, on dirait. Dis-moi, vous connaissez bien Champis vous deux ? »

Bleu : « Oui, il est fou, c’est un pur kamikaze, il ne se joindra à nous que de son propre chef, il est inutile de chercher à le convaincre avec des mots. En parlant de ça, je me demande bien comment Zombos l’a convaincu… »

Marty : « Oh ! Sûrement avec des champignons hallucinogènes ! »

Bleu : « C’est un mystère… On attaque ? Ou bien mieux… on pourrait si possible tenter une infiltration… »

Marty : « Comme dans Métal Gire Solide ? »

Bleu : « Je n’ai absolument aucune idée de ce que c’est… »

Marty : « Tu sais, le jeu avec Gems Bande ! »

Bleu ne répondit rien.

Marty : « Qui était aussi dans le film Mission Pas Très Possible 0007 ! »

Bleu resta silencieux.

Marty : « Le plus célèbre agent-soldat secret qui à même un clone maléfique qui s’appelle Liquide Serpent et qui dit en caressant son chat à chaque défaite : “tu me le paieras, Gems Bonde !” »

Bleu ne savait toujours pas ce dont Marty parlait.

Marty : « Alors ? »

Bleu : « Ça ne me dit rien… »

Marty : « Quel putain d’inculte ! »

Bleu : « Ce n’est pas ma faute si je ne connais pas ton monde ! »

Marty : « T’es juste pas assez curieux… Fermé d’esprit va… »

Bleu : « Vu que tu es aussi discret et attentif qu’un chien des prairies atteint de la rage, je pense qu’une infiltration serait impossible et de toute façon peu utile. L’idée ne m’emballe pas, mais autant attaquer directement… »

Marty : « Super ! De toute façon, ça m’avait l’air trop compliqué ces histoires d’infiltration d’eau… »

Bleu : « Vivement que cette histoire se termine… Ce qu’on ne fait pas pour sauver le monde… Allons-y… »

Les trois se dirigèrent vers leurs adversaires, les trois affreux finirent par remarquer leur présence. Champis émit un sifflement étonné.

3 VS 3.jpg
-Insérer ici bruitage d’alerte de Metal Gear

Scarab : « Mais… mais c’est… »

Blobor : « Les morveux ! »

Scarab : « Qui se sent morveux se mouche ! Ah une mouche ! Et moi je suis un scarabée ! Quel jeu de mots ! »

Blobor : « Ferme-la, Scarab ! Ceci explique donc tous ces bruits louches qui nous ont réveillés ! »

Marty : « Les morveux, comme tu les appelles, vont te mettre une raclée ! »

Blobor : « Tu es trop confiant ! Cette fois-ci, nous ne te laisserons pas les mêmes chances ! Et je vois que l’on nous a trahis en plus ! »

Bleu : « Traître toi-même ! Si vous vous imaginez qu’on va vous laisser conquérir ce monde ! »

Blobor : « Oh, j’imagine bien ! C’est sûrement pourquoi tu étais trop une mauviette pour oser lever la petite nageoire avant de collaborer avec ces margoulins ! »

Marty : « Oh ! Comme le jeu du flanc-nation-mal ! Il est archi fun le mode collaboratif ! »

Bleu : « Je ne sais pas ce qui est le plus insupportable entre tes blagues de mauvais goût et ces crapules… »

Scarab : « Mais on est pas des crapules ! On est des gens super sympas et honnêtes nous ! On joue à chat tous les jours, on chatouille des araignées et de la gélatine noire avec des cure-dents… »

Blobor passa son regard de Scarab à Bleu.

Blobor : « Amusant, car je me pose presque la même question concernant un certain scarabée… »

Scarab : « Quel scarabée ? Où ça ? »

Blobor : « N’est-ce pas évident Sherlock ? »

Scarab : « Qu’est-ce que tu veux dire ? Et c’est qui Sherlock ? »

Blobor : « Toi, crétin ! »

Scarab se gratta les antennes pendant quelques instants.

Scarab : « Mais je m’appelle pas Sherlock… »

Blobor devint silencieux et glacial pendant une seconde.

Blobor : « Je jure que si tu ne meurs pas lors de l’affrontement suivant je m’en occuperais moi-même… »

Scarab : « De Sherlock ? »

Blobor haussa la voix aux plus hauts tons possible.

Blobor : « Oh, tu es tellement mort ! »

Scarab : « Mais je suis vivant ! »

Blobor : « Scarab ! »

Bleu simula de la toux.

Bleu : « Navré d’interrompre vos belles conversations de ménage, mais pendant ce temps, nous on reste plantés là à attendre… On pourrait… vous savez… passer à la baston. »

Blobor : « Si tu savais à quel point j’en avais aussi envie… Je dois vous avertir néanmoins, avortons, cette fois-ci je vais me transformer pour utiliser mes vrais pouvoirs ! »

Marty : « Et en quoi tu vas te transformer ? Un marshmallow géant moisi ? Un pot de confiture périmée géant ? Tu vas évoluer en Grotadmerd comme dans Pokérmon ? »

Blobor : « Vois donc par toi-même, moucheron ! »

Il roula sur lui-même jusqu’à être à l’envers, dévoilant un autre visage dans cette position inversée, et il avait une expression colérique et ses cornes lui servaient de pattes. Marty prit un ton moqueur.

Marty : « C’est ça ta transformation ? Te mettre à l’envers ? »

Forme inversée de Blobor.jpg
« This isn’t even my final form ! »

La voix de Blobor était à présent beaucoup plus grave et colérique.

Blobor : « Ne me sous-estime pas ! Je vais t’écraser et ce sera sans difficulté, peu importe qui tu es ! »

Scarab : « Ouais ! Même si on sait pas ce qu’il est… »

Marty ne dit rien, puis il prit une expression sérieuse et avança lentement vers ses ennemis.

Marty : « Mon nom est Marty McQuinn, je ne suis pas de ce monde, je ne suis pas un être magique… ni un héros de légendes… »

Il fit un pas et brandit son poing devant lui.

Marty : « Et je n’ai pas besoin de quoi que ce soit d’autre que moi pour vous vaincre ! »

Il dressa la lance et se mit en position pour le combat ; Scarab et Champis avaient l’air impressionnés et quelque peu intimidés par la détermination du guerrier, tandis que Vert et Bleu le regardaient avec un air fier et confiant, ce qui était une première fois pour ce dernier.

Scarab : « Mais… mais comment est-ce possible ? »

Blobor : « Arrête de trembler, Scarab ! Il ne fait pas le poids ! »

Marty prit un air concentré. Après un bref moment, il chargea à toute vitesse avec sa lance et la planta dans le menton gélatineux de Blobor qui allongea sa tête vers le haut par réflexe. Marty monta sur l’arme et sauta depuis la lance tout en en profitant pour prendre la tête de Blobor comme appui. Il passa ainsi derrière lui, et prit sa pelle ; il asséna avec une volée de coups à Champis et Scarab qui étaient trop surpris pour réagir. Marty se retourna vite vers ses camarades.

Marty : « Maintenant ! »

Bleu : « Compris ! »

Vert émit deux couinements affirmatifs. Bleu et Vert foncèrent sur Blobor qui était coincé dans sa forme allongée. Vert mordit la lance et la secoua dans Blobor pour amplifier la douleur pendant que Bleu se concentra pour tirer des pointes magiques depuis les pointes de son corps sur le haut de la tête de Blobor. Scarab s’éloigna après s’être redressé ; Champis se releva et s’approcha de Marty dans le but d’exploser sur lui, mais il le repoussa d’un bon coup de pelle au visage qui le fit exploser sur Scarab. Pendant que Champis se reconstituait et que Scarab reprenait ses esprits, Blobor usa de toute sa force pour agiter sa tête de tous les côtés de sorte à marteler le sol avec. Ceci poussa Vert à abandonner la lance, et incita Bleu à s’éloigner. Blobor créa de minuscules bras de gélatines pour retirer non sans douleur la lance et la jeter à sa droite contre le mur. Il forma des épines de gélatine sur la partie supérieure de sa tête, et tenta de frapper Vert avec. Bleu s’interposa en créant des piques magiques partout sur son corps ce qui résulta en un duel de piques. Marty planta la pelle horizontalement dans le dos de Blobor qui n’était plus très stable, et récupéra la lance, Scarab le poursuivit, mais Vert contourna Blobor à toute vitesse et le cogna de sa tête.

Marty : « Bien joué, mon vieux ! »

Marty se présenta devant Blobor, et piqua de sa lance toutes les zones dépourvues de pointes sur sa tête, ce qui permit à Bleu de gagner suffisamment l’avantage pour le renverser sur le côté ; Marty reprit vite la pelle et fit tomber d’un coup sur le chapeau Champis qui venait de se reformer.

Marty : « On peut dire… qu’il s’est pris une pelle ! »

Blobor et les autres se redressèrent grimaçant tout autant à la douleur physique qu’à celle du jeu de mots de Marty.

Blobor : « Tu es encore pire que Scarab !… Et pour faire ça… il faut être sacrément fort ! »

Scarab : « Ouais ! C’est moi le meilleur des pires ! Quoi que ça veuille dire… »

Blobor : « Tuez ce scarabée… il ne manquera à personne. »

Scarab : « Et ma maman alors ? »

Blobor : « J’ai dit “personne”. »

Champis siffla deux fois d’une voix furieuse.

Marty : « Vous voulez un autre round, les mochetés ? »

Scarab : « Je ne suis pas sûr… »

Blobor : « On en a pas fini avec vous ! Jamais vous n’atteindrez Zombos ! »

Marty : « Au contraire, vous pouvez être sûr qu’à votre boss je vais lui faire des bosses ! »

Bleu : « Il en a déjà… »

Marty : « Dans ce cas, ça lui fera trois fois plus de bosses au Zombos ! »

Blobor : « Je jure qu’il n’y a personne que je déteste plus que toi morveux… sauf quelques autres… »

Marty : « Frappe au lieu de parler ! »

Blobor : « Tes désirs sont des ordres ! »

Blobor se recouvrit de pointes et s’allongea la tête et se mit cette fois-ci à l’horizontale, il roula à toute vitesse vers Marty et ses amis pour les embrocher ; Marty courut vers lui et sauta derrière Blobor tout en plantant la lance et la pelle sur lui ce qui le déstabilisa dans sa course et le déforma en arc de cercle tout en faisant tomber les deux armes. Vert se mit à mordre Blobor au milieu du corps, et Bleu couvrit Marty en tirant des pointes magiques vers Scarab et Champis pendant qu’il récupérait ses armes ; Marty vint ensuite les ramener au sol en assénant à chacun un puissant coup de lance. Blobor se libéra en cognant Vert de sa tête, et se redressa tout en revenant à son état normal, épuisé.

Marty : « Ils sont impuissants, ils n’ont plus aucune chance, maintenant qu’ils sont presque morts d’épuisement. Bleu, retiens-les pendant que nous allons vaincre Zombos. »

Bleu : « D’accord… »

Blobor grogna de rage pendant que Marty se dirigeait vers l’entrée.

Blobor : « Je n’ai pas dit mon dernier mot ! »

Blobor fonça de toute sa force vers Marty, il se retourna à peine et lança le chapeau qu’il avait au-dessus de Blobor et disparut mystérieusement, ce qui surprit tout le monde dans la salle.

Blobor : « Mais que… De la magie ? »

Marty réapparu au-dessus du chapeau juste derrière Blobor et lui infligea un coup dévastateur avec sa lance. Il reprit le chapeau.

Bleu : « Mais… comment ? »

Marty : « Je m’attendais même pas à ce que ça marche ! »

Bleu : « Vraiment, comment as-tu fait ? »

Marty : « Aucune idée. C’est le talent ça ! »

Bleu : « Autant me répondre directement “ta gueule c’est magique…” »

Marty : « Comment tu fais pour lire si bien dans mes pensées à chaque fois ? »

Bleu : « “Ta gueule, c’est magique !” »

Marty : « Bonne réponse ! Et bonne chance, l’éléphant de mer ! Je t’envoie Vert si tu as un problème ! »

Bleu surveille les ennemis.jpg
MauvaiseQualitéD’Image/20

Marty fit signe à Vert de le suivre, et ils s’aventurèrent plus loin dans la base, tandis que Bleu s’occupait de garder les méchants dans l’incapacité d’agir. Dans le couloir se trouvait juste avant la prochaine entrée une table avec un haut-de-forme rouge dessus à l’aspect très semblable au chapeau de Marty.

Marty : « Voilà qui sera parfait pour ma magie ! »

Chapeau !.jpg
Chapeau l’artiste !

Marty s’empara du chapeau, Marty le mit et sembla ranger le chapeau jaune en lui, comme s’il disposait d’une sorte de stock d’objets invisible tel un personnage de jeu vidéo. Le couloir continuait au-delà de l’entrée, et menait à une autre salle qui était reliée au couloir dans lequel Marty et ses alliés avaient choisi le chemin de droite. Ils l’ignorèrent, et prirent l’entrée toute proche qui donnait accès à une salle bien plus sombre que les autres. Marty et Vert avancèrent doucement à l’intérieur, des bruits de pas lents et intimidants résonnaient dans la pièce, une voix grave et charismatique, mais quelque peu rauque se fit entendre.

Inconnu : « Un visiteur… ici… Comme c’est surprenant… »

Vert poussa trois couinements assez terrifiés.

Marty : « Zombos, c’est bien ça ? »

Zombos : « En personne. »

L'ennemi dans l'ombre

Une silhouette cachée dans l’ombre avança et sembla presser du pied un bouton au sol, une lumière assez faible s’alluma en haut de la pièce, révélant l’ennemi tant attendu : Zombos. Marty vit enfin son corps à la peau bleu pâle et endommagée de mort-vivant. Des protubérances de chair de forme osseuses et d’une couleur turquoise se trouvaient partout sur son crâne chauve ; ses coudes, son épaule droite, ses avant-bras, et son menton étaient couverts de pointes osseuses similaires, les premières étaient de la même couleur que la peau, et les dernières blanches comme des dents. Une assez grande plaie sanglante en diagonale était sur son front en plus de deux autres verticales sur son nez. Plusieurs de ses dents assez monstrueuses dépassaient de sa bouche. Son œil gauche était blanc et aveugle et l’autre avait un iris noir. La tête du mort-vivant avait une peau bien plus sombre que sur le reste de son corps. La forme de son torse et la position un peu basse de sa tête qui n’était pas beaucoup plus haute que son dos grand et large lui donnaient une très légère ressemblance avec un bossu. Sa cuirasse grise et apparemment métallique couvrait tout son torse et laissait ses bras intégralement à l’air libre. Celle-ci cachait peu les formes de son torse musclé et assez ridé malgré son apparente épaisseur et son aspect assez solide. Trois fines stries horizontales assez ondulées se trouvaient à hauteur de ses grands pectoraux et ajoutaient du détail à son armure. Son accoutrement incluait aussi un pantalon beige aux traces noires horizontales. Celui-ci était maintenu par une ceinture grise aux très nombreuses fines stries verticales noires avec une boucle triangulaire noire décorée de trois points rouges qui formait un triangle à l’envers. Il portait également des bottes dont la couleur était entre le beige et le gris, et aux bords rouge sang sur leur haut et aux pointes également rouge sang qui se trouvaient vers l’avant de ces bottes. Il croisa les bras et regarda Marty avec une expression pleine de confiance en soi.

Zombos se présente.jpg

Zombos : « Mon instinct me dit que tu n’as pas l’air d’ici gamin… aurait-il tort ? »

Marty : « Non, tu as une bonne intuition. »

Zombos : « Ça nous fait donc quelque chose en commun, je ne peux pas vraiment dire non plus que je suis du coin. Dis-moi… si tu es là, c’est que tu as surpassé mes fidèles, non ? »

Marty : « Oh, que oui ! Et c’était simple comme bonjour ! Tes larbins sont des mauviettes ! Mon ami le phoque est en train de leur refaire le portrait en ce moment même ! »

Zombos : « Pas mal. Mais ne sous-estime pas non plus mes associés, ils cachent un grand potentiel… »

Marty : « Un potentiel ? Quel potentiel ? C’est la meilleure ! Ils ne peuvent même pas blesser une mouche ! Tu m’as pas l’air tant que ça d’être un fragile, alors pourquoi t’associer à des minables pareils ? »

Zombos : « Ces deux canailles m’ont donné un sacré coup de main une fois, et je les ai également sorties du pétrin à leur tour, je ne serais pas là aujourd’hui sans ces deux petits vauriens. Ils sont peut-être faibles, et loin d’être des lumières, mais un jour ils accéderont pour sûr à la grandeur, tout comme je le fis il y a longtemps… »

Marty : « La grandeur des bouses oui ! Ces nullos n’accompliront rien ! Moi j’ai gagné une révolution bonhomme ! Même si c’était des dinosaures géants armés de lance-roquettes et de rayons lasers, ils me feraient pas peur ! Je leur pisse dessus ! »

Zombos : « Tu as un caractère encore plus pourri que mes actuels semblables ! Mais j’aime ton cran, que dirais-tu de travailler pour moi ? Un fort gaillard comme toi ferait un excellent haut placé pour mon armée… »

Marty : « Plutôt crever ! Je bosse déjà pour personne, alors pour un moche ?! Hors de question ! Et puis j’ai pas fait tout le taf dans cette foutue révolte pour me trouver sous les ordres d’un jean-foutre ! »

Zombos : « Regrettable. Vraiment regrettable… Tu rates une grande opportunité, mais ce n’est pas une réponse qui me déplait totalement, le franc-parler est une qualité rare de nos jours… et tu as des raisons très justes. »

Marty : « Et en plus, t’as eu le culot de me demander de rejoindre une armée de trois pauvres tocards ! Trois ! Qu’est-ce que tu vas foutre avec trois tarlouzes ? Le but est de conquérir le monde, je rappelle ! »

Zombos : « Oh ! Tu te trompes lourdement l’ami ! Tout ce que tu as vu là n’est que la surface ! Surtout qu’il y a plus de trois travailleurs dans ce bâtiment en ce moment même ! Tu as dû les rater en t’introduisant ici ! Il est vrai que je suis en manque de recrues depuis un certain événement, mais je dispose déjà d’un groupe assez conséquent pour gouverner ce petit monde paisible ! »

Marty : « Mais ouais… Et si je te coupais la tête maintenant, le zombie ? Je vais abréger ta faim de cerveaux ! »

Zombos : « Contrairement à mes semblables, je ne suis guère obsédé par la consommation de chair, bien que cela soit toujours un appréciable supplément après un effort. Mais assez parlé, tu n’es pas venu tailler une bavette après tout, comme tu viens bien de me le faire entendre, et aucun autre visiteur que je reçois ne vient pour cette raison non plus. C’est dommage de devoir récompenser tes efforts de cette façon, mais je vais devoir te tailler en pièces. »

Marty : « Tu as perdu d’avance. Je suis Marty, et je vais te mettre hors d’état de nuire. »

Zombos : « Tu penses vraiment pouvoir me vaincre, petit ? Je suis le futur souverain incontestable de ce monde ! »

Marty : « Tant que c’est pas au présent, il y a pas de quoi frimer ! Surtout que t’es face à un vrai boss ! Prépare-toi à aller en enfer ! »

Zombos : « J’ai déjà une bonne idée de ce que sont les enfers… mais puisque tu n’as pas l’air d’y être familiarisé, en ce cas je vais te les faire découvrir ! »

Marty : « Pas si je t’y renvoie d’abord, face d’infirme ! »

Zombos serra les poings et les tint devant lui, tel un boxeur. Marty courut dans sa direction et tenta de l’embrocher avec sa lance, mais le zombie esquiva et saisit la lance et la tira pour approcher Marty et le frapper au ventre. Marty qui était assez endolori, prit la pelle de son autre bras et tenta un coup, mais Zombos l’attrapa aussi. Les deux se mirent face à face alors qu’ils tiraient les armes et s’échangèrent un coup de tête. Leur tête et leurs bras poursuivirent le duel, pendant que Vert arriva par derrière pour sauter sur le dos de Zombos et le griffer à la tête ; Zombos se libéra du duel en frappant Marty au ventre avec sa botte droite, puis attrapa Vert pour le lancer sur Marty qui attrapa son compagnon et le déposa par terre. Zombos fonça à son tour, Marty prit la pelle et para avec difficulté chaque coup de poing du mort-vivant ; Vert bondit et mordit la jambe gauche de Zombos, il le fit tomber en le secouant violemment de sa jambe, et le jeta en le frappant de son pied droit. Marty en profita pour asséner le plus puissant coup de pelle possible à la tête de Zombos, le choc fut si fort que la tête de Zombos se retrouva à l’envers en produisant un fort craquement.

Retournement de tête
C’est le monde à l’envers ici…

Zombos : « Hmm… pas mal… »

Marty : « Mais… que ? »

Zombos attrapa sa tête de ses mains et la remit à l’endroit comme si de rien n’était.

Zombos : « Ah… c’est mieux. »

Marty : « Tu ne vaux vraiment rien. »

Zombos : « N’espère pas pouvoir me vaincre, petit ! »

Marty : « Je n’ai pas besoin de l’espérer, car ça va vraiment arriver ! »

Zombos : « Tu es bien naïf, mais aussi brave pour encore me tenir tête, et c’est bien honorable malgré ton manque de tact et de modestie. J’en suis navré, mais je vais devoir te remettre face à la réalité, car un être comme toi ne peut me surpasser. »

Marty : « Ah oui ? »

Marty prit la lance et se tint en position, Zombos lui fit signe avec son bras de manière provocante de venir à lui ; Marty fonça, et au dernier moment, Zombos attrapa vivement la lance par la pointe et tenta de frapper Marty au visage ce qu’il bloqua de son propre poing. Les deux tentèrent de se frapper par les jambes ; Vert tenta encore d’interférer, mais Zombos s’y attendit et le frappa de dos avec sa jambe gauche, Vert finit allongé au sol. Marty profita rapidement de l’occasion pour lui faire un balayage ce qui le mit au sol. Marty tenta de le frapper au ventre, mais Zombos bloqua, ce qui permit à Marty de lui planter la lance dans l’une des plaies du nez. Zombos gémit, et repoussa Marty de toutes ses forces qui se retrouva bien poussé en arrière. Zombos sortit la lance et la lança aux pieds de Marty.

Marty : « J’ai plus trop envie de la toucher après qu’elle soit rentrée dans ta tête de furoncle… »

Zombos : « Et pourtant tu en aurais bien besoin… Je t’imaginais plus fort que ça, finalement, en plus d’être un inintelligent arrogant, ta force est ici celle d’un faiblard. Je ne suis pas toujours gagnant, mais au moins je perds toujours face à des adversaires dignes de ce nom. Tu me déçois après la première impression que tu m’as offerte, petit… »

Marty : « On verra si tu diras ça quand j’aurai empalé ta tête de cul ! Comme ça, tu pourras aussi voir à quel point elle ressemble elle-même à ton fion quand je les foutrai côte à côte devant un miroir ! Comme le disait un grand homme : “Ta face, ton cul, quelle est la différence ?”, et comme disait ce même homme : “Je ne vais pas te combattre, je vais te botter le cul !”. »

Zombos : « Je promets que ta langue fera un fin repas pour mes serviteurs… Approche et bats-toi ! »

Marty : « J’ai un petit tour de magie pour toi ! »

Chapeaux au sol
« Abra Kadabra Alakazam ! »

Marty prit ses deux chapeaux et les lança au sol avant de disparaître. Zombos fut brièvement surpris, il se gratta la tête, puis frappa après un bref moment d’hésitation le chapeau rouge de sa botte.

Énigme de Marty
Quel est le bon chapeau ? Réponse À : celui de gauche. Réponse B : Celui de droite. Réponse C : Celui de droite fait le jeu du FN. Réponse D : C’est la Mer Noire.

Pendant ce temps, Vert reprit ses esprits et se redressa ; Marty réapparut à travers le chapeau jaune et assomma Zombos d’un coup de pelle bien placé à la tête. Vert mordit le bras gauche du chef ennemi, et Marty le frappa de nouveau dans sa plaie avec la lance en y mettant toutes ses forces, Zombos s’effondra par terre sur le dos.

Marty : « Ton compte est bon. »

Zombos : « Ça ne peut pas être possible… comment un simple avorton pareil peut être capable de pareilles techniques ? On dirait bien que j’ai eu tort de le sous-estimer… »

Marty : « Alors, tu en as eu assez ? Fais tes prières, j’imagine que c’est au moins la deuxième fois pour toi. »

Coup de grâce...

Vert s’approcha de son partenaire. Marty tenta de planter la lance dans la plaie du front de Zombos, mais pile au moment où la pointe frôla son visage Zombos s’évapora dans les airs et disparut, à la grande surprise de Vert et Marty. Sa voix retentit dans la pièce alors qu’il n’était plus là.

Zombos : « Je reviendrais, gamin ! Et cette fois avec plus de moyens ! Il est inacceptable que je finisse humilié par un moins que rien ! Mais je dois quand même reconnaître que tu n’es pas vraiment non plus un si mauvais adversaire, puisse nos chemins bientôt se recroiser pour un autre affrontement ; pour l’heure, j’ai à faire. Marty ! Tu n’as pas fini d’entendre parler de moi, le grand Zombos ! »

Marty : « Bon sang, il va finir par se taire ? »

Vert couina fièrement et émit un son qui ressemblait au mot « victoire ».

Bleu : « Marty ! »

Marty : « Bleu ? Tout s’est bien passé ? »

Bleu : « Oui, ils ont tous étrangement disparu. Tu as eu Zombos ? »

Marty : « J’ai mis en PLS cette enflure, mais cette tête de nœud a disparu et il a dit qu’il reviendra nous emmerder. »

Bleu : « Malheur… on est loin d’en avoir fini avec lui alors… Moi je voulais que cette sale histoire se finisse le plus vite possible… mais bon ça ne pouvait pas être aussi facile, au moins ça nous fera un peu de répit… Ah, et j’ai trouvé cette pièce d’argent ! »

Marty : « Du pognon ! Enfin ! Ça fera un bon souvenir ça ! Je la garderais bien au chaud ! Dans mon pantalon… Bien, et à présent, je pense être suffisamment un pro de la lance et de la pelle pour véritablement les utiliser en même temps ! Les armes doubles c’est mon dada dès maintenant ! Zombos reviendra, et je l’attendrais, lourdement armé. »

Bleu : « Si tu peux vaincre encore plus facilement des criminels comme eux, alors c’est une très bonne chose ! A par ça, on rentre ? Enfin, à moins que tu préfères cet endroit pour te reposer… »

Marty : « Cette vieille baraque moisie fera l’affaire, s’il y a des lits. Après ça, on pourra construire vers le nid de Vert, et comme vous avez pas de bras, c’est moi qui vais devoir me taper tout le boulot alors que j’ai la grosse flemme… Allons voir ce qu’on a là. »

Les trois vainqueurs jetèrent un œil aux lieux, et se rendirent finalement après inspection du bâtiment dans la salle qu’ils n’avaient pas visitée. Il y avait deux lits dans un état relativement acceptable et trois coussins de repos ; il y avait aussi un très grand tapis avec plusieurs os rongés juste devant, dont un avec encore un peu de viande collée dessus, une grande bête semblait avoir croquée dedans. Il y avait aussi une machine comparable à une cafetière remplie de liquide orange qui devait justement être du jus d’orange.

Marty : « Ah ! Bah, c’est sympa ! “C’est pas si mal” comme dirait un certain monsieur très compétent du nom de David Goodenough ! “Au moins, le lit, il tient le coup !” “C’est que des os rongé par visiblement une énorme bête ! Qu’est-ce qu’on risque ?” »

Bleu : « Et encore une fois, je n’ai aucune idée de ce à quoi tu fais référence… Ce n’est pas si mal comme tu dis ! Tiens… à quoi elle sert cette machine ? »

Marty se mit devant la machine et appuya sur le gros bouton rouge sur le côté, un compartiment s’ouvrit en bas, et un verre en plastique à l’intérieur fut rempli du jus d’orange.

Bleu : « Des boissons faciles ! Dommage que la machine soit incrustée dans le mur, je l’aurais bien prise pour ma maison ou la nouvelle… »

Marty tirait vainement sur la machine comme un imbécile pour essayer de la sortir du mur.

Marty : « Il me faut… plus… de jus… d’orange ! À l’infini ! »

Bleu : « Tu vois bien que ça sert à rien… sers-nous donc un autre verre et bois un coup avec nous, ce sera mieux… d’ailleurs comment on fait pour avoir d’autres verres ? »

Marty réappuya sur le bouton, aucun jus ne sortit, mais une petite plateforme dans la machine où se tenait le verre descendit et remonta avec un autre verre, qui fut de nouveau rempli une fois arrivé.

Bleu : « Oh, parfait ! Pour une fois, je suis content de ton manque de prudence ! »

Marty apporta un verre à Vert et lui servit directement dans la bouche pour l’aider.

Marty : « Un peu de verre pour toi Vert, mon pote vert ! »

Bleu : « Ton humour te perdra un jour… Oh non, je me mets aussi à faire des jeux de mots maintenant ! »

Ils burent joyeusement. Marty se servit plusieurs verres à la suite, et aussi étrange que ce fût, Marty semblait ivre comme s’il avait consommé de l’alcool en grande quantité. Il parlait à présent lentement, et avec la voix clichée de tout homme bourré.

Marty : « Oh ! L’autre bousier… Je vais lui défoncer sa mère le coléoptère ! Hic ! Oh ! Putain, je suis foncedé aussi ! »

Bleu : « Mais ?… Tu es sou ? Tu n’as bu que du jus d’orange ! Comment peux-tu être ivre ? »

Marty : « N’oubliez pas les enfants ! L’abus d’alcool est à consommer avec modération… Hic ! »

Bleu : « Tu es définitivement un homme très étrange… »

Marty : « Hic ! Moi je suis un gars chelou ? Hic ! Vas-y, c’est toi le type bizarre avec tes deux têtes d’oursins jumeaux siamois ! Hic ! Arrêtez de bouger, tous les trois, vous me donnez mal au crâne ! Hic ! Oh, bordel ! »

Bleu : « Euh… est-ce que tu te sens bien ? »

Marty : « Ah non ! J’ai la rage ! Vous me courrez sur les haricots, vous quatre ! Et pis y a l’autre type là… la face moche en gélatine jaune pisse là… je l’aime pas celui-là ! Ah, je te jure, si je le recroise, je vais… hic ! Je vais tellement lui faire bouffer son… hic ! Oh, je suis rébou ! »

Bleu : « Qu’est-ce qu’on va faire avec ce type… »

Après un jour de repos, ils repartirent au bon matin dans la Prairie Verte pour commencer la construction de leur prochaine demeure. Ceci était bien préférable au repaire de Zombos qui était dur à entretenir et déjà très sale ; sans oublier que la Prairie Verte est située dans un secteur qui donnait accès à de bien meilleures ressources. Nos héros se préparaient avec attention pour leur prochain périple et leur prochain combat contre Zombos.

Paix temporaire
« La paix, par la force ! »

Marty : « On se reverra, Zombos ! »

Bleu : « Euh… à qui tu parles ? »

Marty : « Oh, je sais pas, j’ai juste eu envie de crier ça sans aucune raison… »

Bleu : « Très bien… sinon… »

Marty : « Au boulot, fainéant de gaucher ! »

Bleu : « Mais je suis droitier ! »

Marty : « On dirait pas ! »

Bleu : « Finalement plutôt que de te plaindre, tu ne préfères pas gueuler tout seul sur Zombos comme s’il était là ? »

Marty : « Ah oui, c’est mieux… “Le sang de tes morts tu mangeras, Zombos ! La calotte de vos morts vous allez manger ! Lopez de vos morts !” »

Bleu : « Achevez-moi… »

Marty : « “Le sang de vos morts !” »

 


Ce premier chapitre est à présent terminé. J’espère que vous l’avez apprécié, n’hésitez pas si c’est le cas à le partager. Et plus que tout, faites part de vos critiques en commentaires si vous le désirez.

Voici en supplément quelques images des jouets utilisés :

Bande de Marty
La bande de Marty.
Marty
Marty.
Vert
Vert.
Vert vu de côté
Vert, vu de côté.
Bleu
Bleu.
Ventre de Bleu
Bleu, vu de dessous.
Bande de Zombos
La bande de Zombos.
Zombos
Zombos.
Scarab
Scarab.
Bousier écrasé
Un bousier écrasé.
Blobor
Blobor.
Blobor, forme inversée
Blobor, forme inversée.
Les sbires de Zombos
Blobor et Scarab.
Sbires
Scarab, et Blobor inversé.
Champis
Champis.
Arrière de Champis.jpg
Champis vu de dos.
Blobor, Scarab, et Champis.jpg
Les trois sbires.
Les premiers sbires.jpg
Les sbires, prêts au combat.
Nid de Vert
Le nid de Vert.
Pelle
La pelle.
Chapeau jaune
Le chapeau jaune.
Lance
La lance.
Chapeau rouge
Le chapeau rouge.

La pièce d’argent ayant été perdue, nous vous proposons à la place cette image inédite d’un œuf décoratif exotique quelconque.

Un oeuf quelconque. Pas du tout une pièce d'argent
« Ceci n’est pas un œuf.« 
Premiers objets
Les objets.
Les deux bandes
Les deux bandes.

Merci de votre lecture ! Et à bientôt pour un prochain chapitre de L’Aventure de Marty !

L'aventure de Marty
Ils reviendront…

Anecdotes 1 à 50 – L’Aventure de Marty

L’Aventure de Marty – Chapitre 2

Auteur : Mortamon Y.

Écrivain à l’imagination débordante, passionné de jeux vidéos, et prêtre de la Sainte Prune. Quand je ne suis pas occupé par mes romans, je crée principalement des fictions, des critiques, des anecdotes et des articles wikis autour de mes créations, des annonces concernant mon actualité, et divers autres contenus. Si vous le voulez bien, passez donc un agréable séjour dans mes multiples mondes imaginaires...

24 réflexions sur « L’Aventure de Marty – Chapitre 1 »

  1. Bravo! On s’y plonge facilement dedans. Une fois commencé on ne s’arrête plus de lire. Quelle imagination ! Je suis curieuse et languis de lire les prochains chapitres. Encore bravo !

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